Janvier 2008

No266 - Popo carnaval : Cap sur l’international à l’édition 2008

29 Janvier 2008

Le 8 février, au Sofitel-Plateau, aura lieu le lancement officiel de la manifestation socio-culturelle des Abouré, le Popo carnaval. Le Popo carnaval voit grand. Ou, ce qui revient au même, les organisateurs de cette fête socio-culturelle, éducative et touristique qui rassemble dans une même communion, chaque année, le peuple Abouré surtout, ont décidé de donner une dimension internationale à leur manifestation du 22 avril. Date du début véritable de l’évènement. Qui se veut, cette année, plus professionnel, plus ouvert sur l’international.

Afin de le mettre sur orbite, ils ont confié l’organisation de ce grand rassemblement, «après appel à candidatures», tiennent-ils à préciser, à Sixième sens, une agence conseil en communication et relations publiques, dirigée par M. Yao Ida. «C’est notre premier marché, ce sera l’occasion de positionner notre agence dans la sou- région, dira ce dernier. Le slogan de cette 30e édition est tout trouvé: «Cap sur l’international». Une rupture pour prendre un nouvel élan, avec comme thème majeur: «Approprions-nous notre culture pour un développement autonome».

Jean Hoba, commissaire général, l’explique: «Il y a deux ans, nous avons créé une cellule de communication. Et nous avons compris que nous n’avions pas de réseau pour capter le maximum de sponsors». Car, l’aide apportée aux tutelles (la mairie, l’Association régionale d’expansion économique de Bonoua, AREBO, et le Conseil général) reste insuffisante, pour une telle rencontre qui, d’année en année, ne cesse de prendre de l’envergure.

Or, il faut pallier l’insuffisance de cette subvention en ayant recours à des sponsors, à des partenaires. En novembre dernier, déjà, dans ce même souci, des membres de l’organisation ont été invités à Paris par des personnes que l’on pourrait appeler les «Amis du Popo carnaval»: des Français, des Britanniques et des Russes. L’objectif ? «Vendre», au sens positif du terme, le Popo carnaval.

«Ces amis ne sont pas uniquement que des touristes. On y compte des hommes d’affaires, des investisseurs…Dans leur majorité, ce sont des chefs d’entreprise», disent les responsables de la manifestation. En décembre 2007, ces amis ont envoyé un éclaireur pour constater l’avancée de ce Popo qui entend être différent des autres. Le Carnaval entend donc dépasser l’aspect purement festif, pour capitaliser ces retrouvailles, en tirer des dividendes qui lui permettent au besoin de s’autofinancer.

«C’est, entre autres, cette responsabilité qui incombe à cette régie que nous avons choisie, après appel à candidatures; faire en sorte que ce Popo de la maturité mérite son qualificatif». Innovation donc, et rupture pour un nouveau départ, d’une journée, à l’origine, elle va s’étendre sur douze jours, avec des activités annexes au défilé. Ce grand rassemblement va s’articuler autour de deux activités essentielles.

D’abord, le défilé qui constitue l’évènement phare du Popo carnaval. «Il fait déferler sur Bonoua des centaines de milliers de festivaliers et transforme la ville en capitale culturelle d’un jour de tout le pays. Il clôture, avec le bal masqué, les festivités». C’est, précise-t-on encore, «l’occasion non seulement de la recréation comme défoulement où tout y passe (humour, dérision, représentation stylisée des scènes de la vie quotidienne, présentation des potentialités économiques de sous-préfecture.

C’est également la recréation du renouvellement, de la refondation. Il consiste en une procession de tous les groupes constitués (danseurs traditionnels, festivaliers déguisés), des chars des opérateurs de tout bord, accompagnés par des fanfares et des majorettes sur une distance d’au moins 8km». L’incinération du Roi carnaval au stade municipal, suivi d’un grand feu d’artifice y met fin.

Puis, les activités annexes : la foire commerciale, agricole, gastronomique et industrielle. S’étanedant sur douze journées, elle consiste en une exposition vente des produits des opérateurs économiques de tout bord. Lieu : Le village Popo.

«Qui accueillira, précise- t-on, plus de 15000 visiteurs par jour». Une belle opportunité offerte donc aux hommes d’affaires de faire de bonnes affaires ; les activités sportives (course, cross, roller, maracana des vétérans, etc.), culturelles, avec prestation de groupes artistiques pour maintenir l’ambiance 24h/24 au village Popo et surtout des danses traditionnelles en voie de disparition: Gros-lots, Owe ayolie, Mognin, Owe ne ebe, Damanlankosso, Soman, Angbe, Vas-y voir, etc ; des journées du tourisme (promenade, entre autres, au parc M’Ploussoué, inauguré en 1982 par Félix Houphouet-Boigny) et de l’enfant ( pour qu’il découvre les jeux traditionnels (Eklan, Edin, Awalé, Eva, etc.) ; concours de beauté du plus bel homme (EBE) et de la plus belle femme (AWOULABA), concours gastronomique, etc.

Innovations majeures, enfin, encore cette année: la résidence chez l’habitant, appelée «home hospitality », le forum des décideurs, le dîner gala, le Popo des mamans de 70 ans et des enfants (1000), etc. Vaste programme, pour répondre à ces objectifs: créer un cadre d’épanouissement et d’expression culturelle pour les amateurs et professionnels de la culture et des arts contemporains ; promouvoir la richesse et la diversité culturelle ivoirienne au plan national et international ; participer au renforcement de la fraternité et de la cohésion sociale du pays.

Moment privilégié d’expression de joie et de défoulement populaire des peuples Abouré, cette fête des retrouvailles, au-delà du divertissement et de l’éducation, est aussi et avant tout, une manière de promouvoir les riches valeurs du peuple Abouré de Bonoua, mais aussi celles de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Car, comme le dit si bien le Commissaire général, «nous voulons faire cette manifestation avec la population ivoirienne, avec tous nos frères de la sous-région, d’ici et d’ailleurs». D’ailleurs, dans le programme, une journée est consacrée au festival des danses des allogènes: «Ce sera le rendez-vous du melting-pot».

Le Popo carnaval 2008 a décidé de voir grand. Il entend accueillir, par jour, au dire des organisateurs, 30 à 35 mille festivaliers. Rendez-vous est donc pris. Source : Faternité Matin, 29 janvier 2008


No265 - Korhogo : 4è édition du FESACKO (Festival sportif, artistique et culturel)

18 Janvier 2008

Soro Kanigui, le délégué des Forces Nouvelles à Korhogo, représentant le Premier Ministre Soro Guillaume, a procédé samedi dernier sur la place de l’indépendance, à l’ouverture de la quatrième édition du FESACKO (Festival Sportif Artistique et Culturel de Korhogo) placé sous son haut patronage, co-parrainé par Amadou Gon et Konaté Sidiki respectivement ministres de l’agriculture et du Tourisme et de l’artisanat et co-présidé par N’golo Fatogoma président du Conseil général et le commandant Fofié Kouakou.

Dans son allocution, Eric Ouattara, président de l’Union de la Jeunesse Communale (UJCK) initiatrice dudit festival qui vient sortir Korhogo de «sa léthargie culturelle pour renouer avec les grands moments de festivité qu’on lui connaît» a défini cette manifestation sous plusieurs angles.

C’est d’abord pour lui, la manifestation par excellence qui, aujourd’hui, valorise le mieux le riche patrimoine culturel sénoufo « dont la diversité devrait à n’en point douter faire de la région une des régions touristiques les plus prisées. Malheureusement, a-t-il déploré, cette culture souffre de son manque de promotion».

Il a aussi défini cette manifestation comme «un facteur de rapprochement et d’union sans distinction entre les fils et filles des villages participants». Car, explique Eric Ouattara, les éditions passées ont montré l’implication des fils des différents villages qui ont soutenu moralement et matériellement leurs groupes concurrents en vue de leur permettre d’occuper un rang honorable.

Enfin, il a présenté le FESACKO, initié d’autre part pour permettre aux différents villages d’affiner leurs pas de danse et même d’en créer, comme étant la manifestation la plus adaptée à la vie des populations en majorité rurale. Les différentes phases, explique-t-il, se déroulent les dimanche pour permettre aux participants de vaquer à leurs occupations tout en participant au festival. C’est cela qui explique que le festival dure des mois. Cette quatrième édition prendra fin le 30 avril prochain. Soit une durée de trois mois et demi.

Vu l’intérêt de cette manifestation, Eric Ouattara lance «un appel solennel et pressant» aux fils et entités de développement de la région et aux opérateurs économiques afin qu’ils apportent leur soutien au FESACKO. Qui «reste de nos jours le seul véritable organe de promotion et de valorisation de (leur) riche et valeureux patrimoine culturel». Le budget de cette quatrième édition est de 23.908.500 F.

Koné Lacina et Soro Yaya représentant respectivement Amadou Gon et N’golo Coulibaly se sont réjouis de cette grande initiative des jeunes dont ils se disent fiers. Le représentant du président du Conseil général a salué cet engagement des jeunes à valoriser la culture sénoufo et les a remerciés pour avoir entretenu les populations pendant cette période de crise. Il a alors souhaité que le FESACKO s’étende à tout le département. Car, a-t-il dit, de nombreuses danses restent encore à valoriser.

Quant à Thierry Adonis, le directeur des ventes de la société sponsor officiel du FESACKO, il a souligné l’opportunité de cette manifestation qui apporte «la vitalité au cœur» de la Cité du Poro. Un long défilé de danses ouvert par les majorettes de Bouaké a mis fin à cette cérémonie qui donne le départ de édition « de la maturité et de la responsabilité» du FESACKO.

Le FESACKO est une biennale initiée par l’UJCK en 2002. Il se déroule sous la forme d’un concours de danse (balafon, boloï, djéboloï, danse de forgeron) entre les différents villages. La précédente édition a permis de révéler au public le boloï de Waraniéné, qui est actuellement le groupe vedette le plus sollicité. Pour cette édition, il est prévu une élection Miss traditionnelle, dont les candidates sont présentées par les différents villages concurrents. Il est aussi prévu une quinzaine commerciale, touristique et gastronomique. Pour le sport, il est prévu un tournoi de football, une course cycliste, un Mob cross et un cross populaire. Source : Fraternité Matin


No264 - Éco - tourisme : Procédure de dédouanement : Le guide est là

11 Janvier 2008

La direction générale des douanes met à la disposition des opérateurs économiques un «guide synthétique de procédures de dédouanement à l’importation».

Hier, le directeur général, Gnamien Konan, a présenté la brochure au cours d’une rencontre avec les destinataires à la salle de conférences du Port autonome d’Abidjan. Le document est fait en trois parties. La première a trait à «la définition des termes utilisés et les réponses aux questions essentielles».

La deuxième décrit « les tâches à accomplir de la demande à l’enlèvement des marchandises importées». Quant à la troisième partie, elle présente le tableau synoptique du parcours de l’importateur. Le directeur général a annoncé que les meilleurs importateurs de 2007 seront récompensés très prochainement au cours d’une cérémonie.


No263 - Éco - tourisme : Investissement : Des sociétés israéliennes s’intéressent à la Côte d’Ivoire

8 Janvier 2008

Le Chef de l’Etat a reçu, hier, en audience, des hommes d’affaires israéliens au Palais présidentiel.

M. David Kinche, ancien Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères d’Israël, actuellement conseiller de plusieurs sociétés israéliennes, est venu exprimer, mardi, au Chef de l’Etat Laurent Gbagbo, l’intérêt que portent les investisseurs de son pays à la Côte d’Ivoire.

«J’ai voulu parler avec le Président des possibilités d’investissement en Côte d’Ivoire. J’ai discuté avec lui également de la question du processus de paix au Moyen- Orient », a déclaré M. Kinche, à sa sortie d’audience avec le Président Gbagbo. «Je crois qu’il y a de grandes possibilités et un grand potentiel parce que les deux pays sont amis, et les opérateurs économiques israéliens voient un intérêt à investir ici en Côte d’Ivoire », a souligné l’ancien diplomate israélien sans préciser les secteurs qui intéressent les opérateurs israéliens .

Quelques-unes des sociétés conseillées par M. Kinche sont déjà présentes en Côte d’Ivoire. C’est le cas de Barito Contractor Group, dont l’administrateur délégué Mme Gomez a pris part à l’audience avec le Chef de l’Etat. Source : Fraternité Matin, janvier 2008


No262 - Éco-tourisme : Appel d’offres : Le BNETD soumissionne en France

8 Janvier 2008

La Côte d’Ivoire, nous y sommes; l’Afrique nous attend; le monde nous intéresse”.

De slogan, cette formule choc est devenue un objectif impératif que s’est assigné le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD); la mondialisation ayant aboli toutes les frontières économiques. “Ce que nous avons compris, c’est qu’avec la mondialisation, il n’est plus question de s’enfermer dans les limites de nos frontières”, déclarait Dr Ahoua Don Mello, directeur général du BNETD (Cf. Fraternité Matin n°12.885 du 25 octobre 2007).

Le cabinet conseil de l’Etat ivoirien est ainsi déjà présent dans une dizaine de pays africains dont la Guinée équatoriale, le Bénin et la République centrafricaine. Et selon les prévisions de son directeur général, le Bureau a choisi cette nouvelle année pour se lancer à la conquête du monde. Son coup d’essai est… la France. Dans le contexte ivoirien, c’est une grande première de voir une structure nationale aller à l’assaut du marché de l’ex-puissance tutélaire.

Avant-hier donc, le cabinet a soumissionné dans l’Hexagone en déposant ses offres pour répondre à l’annonce n°07-316545 parue le 30 novembre dernier au journal officiel de la République française. L’objet porte sur cinq lots séparés et concerne des marchés de maîtrise d’œuvre pour travaux situés dans les communes de Villeurbanne 69100 et de Vaulx en Velin 69120.

Les cinq lots sont les suivants: maîtrise d’œuvre pour travaux de réhabilitation d’une maison individuelle (12 impasse Bourgchanin à Villeurbanne); maîtrise d’œuvre pour travaux d’aménagement des entrées de la Résidence E. Debourg (22/26 rue Clément Michut à Villeurbanne); Etude de faisabilité pour aménagement de pieds d’immeubles et entrées sur la Résidence M. Langlet (11 et 15 rue Clément Michut et 12/16/18 rue Dr Ollier à Villeurbanne); maîtrise d’œuvre à bons de commande pour travaux de remise en état à la suite de sinistre, principalement incendie sur l’ensemble du patrimoine de l’OPH (Office de l’habitat) à Villeurbanne et enfin maîtrise d’œuvre pour travaux d’installation d’une climatisation de bureaux de l’Agence Blanqui (26 avenue Blanqui à Villeurbanne).

En dehors du lot 4 qui concerne le contrôle des travaux à effectuer sur l’ensemble des immeubles qui appartiennent à la ville de Villeurbanne, les autres lots sont de moindre importance. Mais, ce sont des portes d’entrées sur le marché européen en général, pour avoir un référentiel et tuer le complexe d’infériorité.

Dans ce cadre, l’agence du BNETD en France négocie des partenariats stratégiques avec d’autres bureaux d’études pour soumissionner sur des travaux d’envergure, ayant pour lieu la France et l’Europe. Une offre, apprend-on, sera déposée incessamment au niveau des infrastructures routières. Source : Fraternité Matin, janvier 2008