Fevrier 2008

No276 - Écodiplomatie : Le maire de Turin et des opérateurs chez Fologo

21 Fevrier 2008

Une délégation d’hommes d’affaires italiens, conduite par Daniel Bréchat, le président de la Fédération ivoirienne des moyennes et petites entreprises, a été reçue hier, en audience par le président du Conseil économique et social, M. Laurent Dona-Fologo.

Le consul honoraire de la République de Côte d’Ivoire en Italie, Giovanni Pizzale, a déclaré à la presse à sa sortie d’audience, qu’il a fait venir ces opérateurs économiques pour se conformer aux recommandations du Président Laurent Gbagbo. Recommandation faites lors de la première conférence consulaire organisée vers fin 2007 à l’hôtel Ivoire par le ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Youssouf Bakayoko.

Il a déclaré qu’il croit en la Côte d’Ivoire et avec la fin de la guerre, il reste convaincu que beaucoup d’opportunités d’affaires vont se présenter. Voilà pourquoi, il veut dépasser les charges classiques du consul et mettre le cap sur l’écodiplomatie.

Il a donc su persuader Michel Dell’Utri, l’adjoint au maire de la ville de Turin et délégué aux politiques de la promotion de la coopération et des relations internationales, de venir prospecter en Côte d’Ivoire. Dell’Utri, qui appartient à un pool d’industriels dont Fiat, a promis de revenir très prochainement en Côte d’Ivoire. Il compte participer par des investissements productifs au développement et à la construction post-crise de la Côte d’Ivoire. Source : Fraternité Matin


No275 - Salon de l'Agriculture de Paris : La Côte d'Ivoire présente un nouveau produit

20 Fevrier 2008

Le gouvernement ivoirien a pris toutes les dispositions pour honorer le rendez-vous qui mettra en exergue une des richesses du pays, en matière de ressources halieutiques.

Les produits ivoiriens seront, certainement, cette année encore, une des grandes attractions du salon international de l'agriculture prévu du 23 février au 2 mars prochains à Paris, la capitale française. « La Côte d'Ivoire reste attachée à cet événement et compte marquer à nouveau sa présence », a indiqué hier le ministre de la production animale et des ressources halieutiques, M. Alphonse Douati, face à la presse, à Abidjan.

A preuve, le pays place sa participation à ce salon sous le double signe de la qualité et de la diversification agricole dans le contexte des APE. Comme aux précédentes éditions, la Côte d'Ivoire, selon le ministre, sera présente avec toutes les mamelles de son économie. La grande curiosité sera le mâchoiron de Jacqueville, à coté de l'escargot géant qui a marqué l'événement en 2007. Tous les atouts de l'industrie thonière seront également présentés à ce salon. La banane, le café et le cacao, les ressources animales…occuperont également des stands.

La Côte d'Ivoire entend aussi saisir l'occasion pour signifier à ses partenaires commerciaux et particulièrement ceux de l'UE qu'elle dispose d'un laboratoire, le Lanada, efficace et bien outillé pour faire l'analyse et garantir des produits de qualité.

Le directeur général du port autonome d'Abidjan, M. Marcel Gossio, présent à la conférence de presse, a indiqué que l'entreprise étatique qu'il dirige avec brio sera aussi représentée. D'abord pour poursuivre les actions commerciales engagées au niveau du port et apporter un appui au ministère dans la promotion des produits de pêche qui sont essentiellement destinés à l'exportation. Source : Le Matin d'Abidjan 19/02/2008


No274 - Prolongement de l’Autoroute du Nord : LES CHANTIERS AUX PORTES DE TOUMODI

18 Fevrier 2008

La surprise est grande pour toute personne qui emprunte la route de Taabo. A 1,5 km de l’axe Abidjan-Toumodi, il y a là une suite de petits bâtiments de couleur blanche entourés d’une clôture de la même couleur. C’est une plate-forme pour chantier…la base du Bnetd, de l’entreprise tunisienne de construction routière et de bâtiment (Soroubat).

En face, une large voie, encore naissante, s’étire du nord au sud. C’est l’autoroute du Nord. Du moins sa prolongation vers Yamoussoukro, un projet amplement annoncé depuis des années, mais qui a tardé à prendre forme. Deux panneaux géants renseignent sur l’identité du chantier. Ou plutôt des chantiers. Parce qu’en fait, il s’agit de deux chantiers. Le premier concerne le tronçon Singrobo-Taabo (Singrobo est le village situé à la fin de actuelle de l’autoroute). Cette portion du projet de prolongement de l’autoroute a été désignée lot 1. Elle s’étend sur 24,6 Km. La route est totalement dégagée sur toute sa largeur (environ 30 mètres), jusqu’au niveau du village de Pakobo (5 Km de l’autoroute).

Les engins s’attèlent à racler la terre végétale (la terre noire de surface). Elle fera place à la latérite, communément appelée terre rouge. Ce vendredi 15 février 2008. Il est 15h. Sous un soleil de plomb, une niveleuse est en plein travail sous l’œil attentif d’un conducteur de travaux. La terre végétale repoussée sur les côtés, apprend-on, sera utilisée pour planter du gazon sur les accotements de la route, pour lutter contre l’érosion. Plus loin, un engin creuse dans un bas-fond. Il est en train d’ajuster le passage d’un ruisseau. On y construira certainement un petit pont pour permettre le passage de l’eau. A quelques pas, une chargeuse remplit des camions-bennes de terre végétale.

Dans la direction nord, c’est-à-dire vers Toumodi, c’est le lot 2. Il concerne un tronçon long de 30 Km. Les travaux sont de loin plus avancés que ceux du lot opposé. En fait, après la pose de la première pierre, le 27 juillet dernier par le Premier ministre Soro Guillaume, les travaux ont immédiatement démarré les jours suivants. La route est plus affirmée. Elle a déjà atteint la ville de Toumodi. La terre végétale a été enlevée sur une bonne distance. Les engins de Soroubat s’affairent à remblayer la voie avec la terre latéritique.

La voie est même carrossable sur une distance respectable. Les niveleuses et les dameuses sont passées par là. Les travaux de canalisation des eaux pluviales sont en cours à maints endroits. Les ouvriers sont à la tâche pour la construction des talus (petits ponts) qui traversent la route. Aidés d’engins, ils posent soigneusement les buses sur toute la largeur de la voie. Le ballet des gigantesques camions-bennes est beaucoup plus intense sur le tronçon…

Bref, la route devant accueillir les deux voies du prolongement de l’autoroute jusqu’à Toumodi, a déjà traversé les galeries de forêts et la savane sur 50 kilomètres environs. Il reste juste quelques lieues pour boucler les 54 kilomètres que représentent les deux tronçons.

Les travaux sont prévus pour durer 24 mois pour le tronçon Singrobo-Taabo et 30 mois pour celui reliant Taabo à Toumodi. Débutés en août dernier, les chantiers seront livrés dans le meilleur des cas, au dernier trimestre de 2009. Ce sont alors deux voies de roulement de 7 mètres chacune, solidement bitumées qui s’étireront de Singrobo à Toumodi au grand bonheur des usagers, en attendant que le financement du tronçon Toumodi-Yamoussoukro soit complètement bouclé. A ce sujet, la Banque islamique de développement (BID) et la Banque arabe pour le développement en Afrique (BADEA) sont disposées à fournir les fonds.

Faut-il le rappeler, le coût global des 87 kilomètres du projet de prolongement de l’autoroute du nord, de Singrobo à Yamoussoukro, s’élève à un peu plus de 90 milliards de francs.

Les travaux du tronçon Singrobo-Yamoussoukro sont financés par la Banque islamique de développement (BID) et l’Etat de Côte d’Ivoire. Quant au tronçon Taabo-Toumodi, il bénéficie des financements de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA), du Fonds de l’Opep pour le développement international, du Fonds saoudien pour le développement et d’une contribution de l’Etat de Côte d’Ivoire à hauteur d’un peu plus de 15%.

L’entreprise Soroubat a été retenue pour l’exécution des deux lots à l’issue d’un appel d’offres international. Cette société, selon des sources proches du projet, est une référence en Tunisie dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Le président directeur général, Nourédine Hachicha, reçu par le Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, l’année dernière, avait exprimé devant la presse sa ferme intention d’honorer la confiance placée en son entreprise.

Caractéristiques techniques
Le prolongement de l’autoroute du nord, à la fin des travaux, donnera droit à deux voies de roulement de 7 m chacune, deux voies de stationnement de 2,25 m chacune, un terre-plein central de 12 m et deux accotements d’un mètre chacun.

La structure de la chaussée comprend une couche de forme de 0,60 m de graveleux latéritiques, une couche de fondation de 0,18 m de graveleux naturels sélectionnés et stabilisés au ciment à 4%, une couche de base de 0,10 à 0,12 m de grave bitume 0/20 mm et une couche de revêtement de 0,05 m de béton bitumineux de 0/14 mm.

Ainsi que cela doit être pour toute autoroute qui respecte les normes, de nombreux ouvrages d’art seront réalisés pour éviter les passages à niveau. Ainsi, 5 passages supérieurs seront réalisés au niveau de Pacobo, Taabo, Angbavia, Assounvoué et Toumodi. Des passages inférieurs seront construits à Singrobo, Oussou/Assabou, Kahankro, Kouadiokro, Ndou-kakro, Fondi et Logbakro.

Au niveau de l’assainissement, ce sont 81 buses, 38 dalots et 14 cadres pour aqueduc qui faciliteront l’écoulement des eaux de rivières et de pluies.

La vitesse de référence sur la voie est placée à 120 km/h.

Les attentes des riverains
Les villes riveraines attendent beaucoup d’espoirs le passage de l’autoroute. A Taabo, petite localité située à 13,5 kilomètres de l’autoroute en construction, on souhaite ardemment profiter du passage de l’ouvrage. Les autorités municipales, selon le secrétaire général de la mairie, M. Kouamé Koffi Daniel, souhaitent la réhabilitation de la route qui mène à Taabo et le bitumage de la voie principale de la ville. La demande a été exprimée, par courrier, au ministre des Infrastructures économiques par l’entremise de l’Ageroute.

La proximité du chantier a donné des idées aux responsables communaux de la cité du barrage hydroélectrique de la CIE. Ils négocient des engins de Soroubat pour l’ouverture de voies dans la commune. Notamment, dans le périmètre des nouveaux lotissements qui viennent d’être réalisés.

Le conseil municipal espère aussi que, compte tenu de ce que la ville se rapprochera davantage d’Abidjan et de Yamoussoukro, grâce à l’autoroute, les opérateurs économiques viendront y investir. En tout cas les autorités municipales les y invitent vivement. Stations- service, hôtels et opérations immobilières sont les bienvenus. La demande en logements est forte, fait savoir le secrétaire général de la mairie.

A Toumodi aussi, on espère bénéficier des travaux connexes au chantier de l’autoroute qui passe à mille mètres de la ville, sur l’axe Toumodi-Oumé. La population sera heureuse, à en croire le 3e vice-président du conseil général, M. Frédéric Tanoh-Niangouin, de voir quelques kilomètres de rues bitumés, en plus des bretelles qui partiront de l’autoroute.

M. Tanoh-Niangoin est surtout convaincu que le passage de l’autoroute va apporter beaucoup d’opportunités économiques à la ville. Il voit Toumodi devenir une cité dortoir pour les travailleurs de la capitale politique qui ne sera plus qu’à moins d’un quart d’heure.

La population attend aussi avec bonheur l’échangeur qui sera construit à l’entrée de la ville sur la route de Oumé. Le 3e vice-président du conseil général est convaincu que l’ouvrage d’art aura à coup sûr des retombées économiques pour la localité.

La réduction éventuelle du nombre d’accidents sur les tronçons Toumodi-Abidjan et Toumodi-Yamoussoukro, est sans aucun doute un motif de soulagement. En tout cas, nombre d’habitants de Toumodi interrogés, disent en savourer déjà.

Focus : Un peu d’histoire
L’histoire de l’autoroute du nord remonte, selon un document produit par l’Ageroute, au début des années 70, quand l’idée est venue à l’esprit des autorités d’alors de construire une voie express pour décongestionner la route principale Abidjan-Sikensi-N’Douci. Mais au cours de l’étude débutée en 1972 par un cabinet français, le projet est modifié pour devenir une autoroute proprement dite.

En 1974, le contrat d’exécution des travaux de construction de la section Abidjan-pont Nzi est signé avec le Groupement d’entreprises suisse de construction (Gesco). Le projet est financé à hauteur de 75% par un consortium de banques suisses et à 25 % par l’Etat de Côte d’Ivoire, sur des ressources propres.

Le 4 décembre 1974, le ministre d’Etat, Auguste Denise et l’ancien président de la Confédération helvétique lancent officiellement le début des travaux de la section Abidjan-N’douci, longue de 114 Km. Les travaux durent 7 ans, du 1er décembre 1975 à 1981, avec une mise en service par tranches. La première, longue de 60 Km, entre Abidjan et Sikensi, y compris la bretelle de Sikensi, est mise en service en décembre 1979. Les 30 Km séparant Sikensi de N’douci, y compris la bretelle de N’douci, sont livrés en mars 1981. Enfin, en décembre 1981, le pont sur le N’zi est relié à Abidjan par l’autoroute.

Les 114 kilomètres terminés, le gouvernement prend la décision de prolonger l’autoroute jusqu’à Yamoussoukro. Malheureusement, après les études d’exécution menées par la Gesco, les travaux ne peuvent démarrer à cause de la récession économique des années 80. L’autoroute s’arrête donc au niveau de Singrobo.

En 1995, les autorités d’alors remettent sur la table le prolongement de l’autoroute du nord jusqu’à Yamoussoukro. L’option d’une mise en concession par BOT est adoptée. Afin de rendre le projet plus attractif, la concession est couplée avec la construction de la voie express Abidjan-Bassam. Cette voie présentait une meilleure rentabilité financière pour un BOT, grâce à un niveau de trafic plus important (plus de 8 mille véhicules par jour, à l’époque).

L’appel d’offres pour la construction est enlevé par le couple Colas-Jean Lefebvre. Malheureusement, le coup d’Etat survenu en 1999, met fin au processus. De sorte que les travaux n’ont jamais pu commencer.

Il a fallu attendre 2002 pour que les autorités de l’Etat se montrent plus incisives en confiant au Bureau d’études tunisien Scet-Tunisie, l’actualisation des études économiques du projet. C’est ainsi que, sur la base de ce travail, le projet est décomposé en trois lots pour faciliter la recherche de financement.

Le lot 1 constitue le tronçon Singrobo-Taabo (26 Km), le lot 2 concerne le tronçon Taabo-Toumodi (30 Km) et le lot 3 représente les 31,6 Km qui séparent Toumodi de Yamoussoukro.

Repères
Première pierre. La première pierre du chantier a été posée par le Premier ministre Soro Guillaume, le 27 juillet dernier en présence des ministres de l’Equipement du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Financement. Alors qu’elle est déjà l’un des principaux bailleurs de fonds du chantier déjà ouvert, la Banque islamique pour le développement (BID) a donné son accord pour le financement du tronçon Toumodi-Yamoussoukro (31 Km), à hauteur de 19,6 milliards de francs.

Appel d’offres. L’en-treprise Soroubat a été retenue à l’issue de l’appel d’offres international lancé le 12 juillet 2006 pour le 1er lot (Singrobo-Taabo). Elle a été ensuite retenue par défaut pour le 2e lot, lorsqu’il a été constaté un gap trop important entre les fonds disponibles et l’offre la moins disante exprimée a l’occasion de l’appel d’offres lancé le 6 juin 2005.

Etudes. Il y a deux bureaux d’étude sur les chantiers ouverts. Il s’agit d’un bureau d’étude tunisien de SCET et du Bnetd. Ils sont respectivement, maître d’œuvre des lots 1 et 2.

C’est le bureau tunisien qui avait d’ailleurs été chargé en 2002 d’actualiser les études économiques du projet en vue d’engager des recherches de financement.

Maîtrise. L’Ageroute est le maître d’ouvrage délégué du projet. C’est donc elle qui dirige le projet pour le compte de l’Etat.

Peage. Dans quelques mois, tout usager empruntant l’autoroute du nord, devra payer un droit de passage. Le projet longtemps annoncé, est en train de prendre forme enfin. Le poste à péage est en chantier actuellement au niveau du village d’Attingué, à 23 Km d’Abidjan.

Interdiction. Le chantier, bien que largement ouvert dans la nature, est strictement interdit à toute personne étrangère. Notamment les journalistes. Sans autorisation, vous serez proprement expulsé sur ordre d’un certain Gnawoua, le chef de mission du Bnetd. L’équipe de Fraternité Matin a vécu l’amère expérience. Mais, astucieuse, elle a réussi à faire son travail pour informer les Ivoiriens qui ne voyaient rien transparaître de cet important projet qu’ils attendent depuis.

Option : Autorisation?
Notre équipe de reportage, partie le week-end dernier voir l'évolution du chantier de l'autoroute du Nord, a été prise à partie par les responsables ivoiriens. Au motif que les journalistes n'avaient pas d'autorisation. Grâce à la modération et la discipline de nos collaborateurs, l'affrontement recherché par "nos amis du Bnetd" n'a pas eu lieu. Il n'y avait aucune raison pour notre équipe de résister, puisqu'elle avait déjà fini sa mission quand elle a été interpellée par les vigiles du chantier.

C'est le lieu de revenir sur une situation de grande confusion derrière laquelle certains "responsables?" se réfugient pour ne pas assumer pleinement leurs responsabilités. Chacun se plaît à charger la presse parce que, dans l'exercice de son droit d'informer, elle ne va pas toujours à la source de l'information.

Pourquoi faut-il que ce soit le journaliste qui obtienne l’autorisation permettant à un responsable de parler? L'idée de ce reportage a été suggérée par le Directeur général qui a pensé naïvement qu'il aurait été symboliquement bien pour un pays sortant de guerre d'entreprendre des travaux d'infrastructures comme l'extension de l'autoroute du Nord. C'est ainsi que nous avons pris contact, à la fin du mois de décembre, avec M. Amor Ferjani, conducteur des travaux pour le compte de la société Soroubat-CI.

Sur le site même du chantier, au retour d'un voyage à Yamoussoukro. Nous avons échangé nos cartes de visite. Au moment de mettre l'équipe en route, la rédaction nous a fait savoir que l'on exigeait de nous une autorisation de l'Ageroute.

Plus d'un mois durant, on nous a fait savoir que le DG de l'Ageroute n'était pas disponible. Nous avons téléphoné personnellement au ministre des Infrastructures économiques qui, tout en appréciant notre initiative, souhaitait organiser une visite guidée pour le Chef de l'Etat, avec toute la presse nationale et internationale.

Nous avons décidé de ne plus attendre pour parler d'un chantier public.

La question de fond pour nous porte sur l'appréciation du rôle du journaliste. Il n'a pas à toujours attendre d’être invité à une manifestation. Il cherche, recherche l'exclusivité. Mieux encore, ce n'est pas à lui de solliciter des autorisations pour permettre à tel ou tel responsable de parler à la presse.

18 ans après le retour au multipartisme, les Ivoiriens, surtout les responsables doivent savoir qu'il faut rompre les chaînes héritées de l'ordre ancien: la parole a été libérée. En décidant de créer des services de communication dans les différentes institutions et dans les ministères, nous avions pensé que nos responsables voulaient s'inscrire dans la modernité. Que non! Il faut en finir avec le goût exagéré du secret qui frise le ridicule comme c'est le cas ici. Source : Fraternité Matin


No273 - La Côte d'Ivoire sur les fronts scientifiques : Saliou Touré, 1er africain membre de l’Académie des Sciences de Moscou

16 Fevrier 2008

saliou touré

Le mathématicien ivoirien a franchi un pas de plus. Il a présenté sa distinction au Chef de l’état.

Les lauriers ne se comptent plus pour Pr Saliou Touré, président de la Société mathématique de Côte d’Ivoire et par ailleurs président de l’université internationale de Grand-Bassam. Le 24 janvier dernier, il a fait son entrée à l’Académie des sciences non linéaires de Moscou.

Accompagné par le vice-président de l’Académie des sciences, des arts et de la culture de Côte d’Ivoire (ASCAD), Barthélemy Kotchy, il a présenté, hier, sa nomination au Président de la République, Laurent Gbagbo. Pr Saliou Touré, désormais savant confirmé, a déclaré que cette distinction à lui faite «est pour la Côte d’Ivoire, tout comme l’Afrique, un honneur». Car il est

«le premier Ivoirien et africain à entrer dans cette académie, composée essentiellement de très grands savants scientifiques, tels des mathématiciens, des chimistes, des physiciens, des ingénieurs de très grand niveau. Elle est un modèle dans le monde entier, comme l’Académie des sciences en France, celle des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Allemagne ». Source : Fraternité Matin


No272 - Bouaké Expos 2008 : La foire commerciale se tiendra du 15 au 24 mars

16 Fevrier 2008

Le week-end dernier, à la maison de la chambre du commerce et d’industrie de Bouaké, s’est déroulé le lancement de la foire commerciale, culturelle et sportive dénommée ‘‘ Bouaké expos 2008’’. Placé sous le signe de la paix, de l’unité nationale et du commerce, la cérémonie s’est tenue en présence du maire de la commune Fanny Ibrahima et du consul du Burkina Faso.

Après la foire de la paix organisée dans le courant du mois de décembre 2007, les populations du centre vont revivre une seconde dénommée ‘‘ Bouaké expos 2008’’ du 15 au 24 mars 2008. Cette foire d’exposition, placée sous le signe de la paix, de l’unité nationale et du commerce permettra aux professionnels du commerce et de la culture d’exposer au public leurs produits.

Selon Sylla Ballamine, président des commerçants de Bouaké et président du comité d’organisation, Bouaké expos 2008 intervient dans un contexte de redynamisation des activités commerciales, industrielles, culturelles et sportifs de la région de la vallée du Bandama. Pour lui, aucun développement n’est possible sans une paix durable et sincère. C’est pourquoi, ajoute-t-il, « le comité d’organisation soutient sans réserve les accords de Ouaga, condition sine qua non de réussite et de prospérité ». Ouattara Salia, représentant le président de la chambre du commerce et d’industrie a, pour sa part, espéré que « la tenue de cette foire permettra avec la présence du président de CCI Jean Louis Billon, le démarrage effectif des activités commerciales à Bouaké ».

Prenant la parole, le maire Fanny Ibrahima s’est réjoui de l’initiative prise par les professionnels du commerce. Et a promis apporter tout son concours afin que l’organisation de Bouaké expos 2008 connaisse un franc succès.
Bosco de Paré Source : L'Intelligent d'Abidjan


No271 - CAN 2008 / Face aux vives critiques contre les éléphants : Fologo prend la défense des Eléphants

16 Fevrier 2008

Enfin, un son discordant dans le concert de condamnation de la sélection nationale. Prenant le contre-pied de tous, le président du Conseil économique et social a voulu faire la part des choses.

Recevant hier à la salle des fêtes du Conseil économique et social la sélection ivoirienne de moins de 11 ans invitée à un tournoi de football en Suisse, l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports a mis les pieds dans le plat. Se targuant d'avoir conduit plusieurs fois la délégation ivoirienne à la Can, Laurent Dona Fologo dit avoir une somme d'expérience qui lui permet de garder la tête sur les épaules face à la déception générale. Je ne suis pas, a estimé le président du Conseil économique et social, de ceux qui sont découragés et déçus. A l'en croire, le sport est un peu à l'image de la politique : il ne faut jamais être trop sûr de soi ou bien sous-estimer les forces de l'adversaire. ''Aucun de nos 15 adversaires en face ne partaient pas pour perdre'', a rappelé Fologo pour qui les Eléphants ne sont pas à brûler puisque eux aussi avaient foi, au même titre que tous les autres Ivoiriens.

Au dire du père du sursaut national, il a commencé à douter lorsque les blessures de Kolo Touré et de Barry Boubacar sont venus s'ajouter aux malheurs qui ont frappé les responsables de la sélection avec les décès du fils de Stielike et du père du président de la Fif, peu avant le départ pour la Can. ''C'est un chapelet de malheurs qui peut jouer sur l'engagement d'une équipe'', a estimé Laurent Dona Fologo, non sans avoir dénoncé quelques erreurs techniques commis par le coach Gérard Gili. ''Personnellement, je n'aurais pas aligné Kolo Touré en demi-finale puisqu'il était mentalement et physiquement toujours incertain.

Des garçons comme Zoro Marc auraient fait l'affaire par leur physique imposant qui inspire forcément respect aux adversaires'', a dénoncé l'orateur qui a insisté sur le fait que le travail de formation entamé par les clubs doit être poursuivi et renforcé. ''Je suis de ceux qui estiment que la puissance actuelle de notre football est venue de Sol Béni. Il faut continuer sur cette lancée car l'expérience a montré que tous les pays qui s'y sont mis ont changé le visage de leur football''. Avant de remettre une enveloppe de 500 mille en soutien aux efforts déployés par les ambassades ivoirienne et suisse en poste à Berne et Abidjan, le président du Conseil économique a rappelé aux tout petits que l'essentiel n'est pas de ramener vaille que vaille la coupe.

Mais plutôt, l'image qu'ils donneront de la Côte d'Ivoire au terme de leur séjour en Suisse. En dehors du président du Conseil économique et social, la Fif, à travers son manager général, Kaba Koné, le groupe Nestlé, ainsi que les deux ambassades ont apporté leur caution à la participation ivoirienne à l'AARAU Masters qui sera à sa 5e édition. La sélection ivoirienne aura à en découdre notamment avec des formations issues de célèbres centres comme le Bayern Munich, le Feryenoord Rotterdam ou le Rapid de Vienne. Source : Le Matin d'Abidjan


No270 - Coopération économique Nord-Sud: La Côte d'Ivoire et la Suède relancent leurs échanges commerciaux

14 Fevrier 2008

Le lancement officiel du guichet unique suédois (open tarde gate Suède) à Abidjan a constitué la première étape de la relance des échanges commerciaux entre la Côte d'Ivoire et la Suède. La cérémonie a eu lieu, le mardi 12 février dernier, à l'hôtel Sofitel, au Plateau, à l'initiative de l'Association pour la promotion des exportations de la Côte d'Ivoire (Apex-CI) et des ambassades de Suède et du Danemark. L'open trade gate Suède est un guichet unique visant à faciliter les exportations des pays en voie de développement vers la Suède.

Il fait partie d'une agence gouvernementale et tous ses services sont gratuits. Il a trois objectifs spécifiques. Il s'agit de la fourniture des informations sur les régimes commerciaux de la Suède et de la l'Union européenne (UE), de l'identification des obstacles aux échanges commerciaux ainsi que leurs solutions. Et l'influence des politiques commerciales et les stratégies de coopération pour le développement de la Suède et de l'UE.

SEM Carin Wall, ambassadeur de la Suède en Côte d'Ivoire, a déclaré que la cérémonie devrait permettre de trouver de nouvelles modalités pour renforcer les liens notamment sur le plan économique et commercial. Les entreprises suédoises, a-t-il poursuivi, sont intéressées par le marché ivoirien. C'est à juste titre qu'elle a révélé que les visas pour la Suède seront disponibles à l'ambassade du Danemark à Abidjan à partir de mars prochain.

L'ambassadeur Yao Koffi Gaston, directeur des relations économiques et internationales, représentant le ministre des Affaires étrangères, s'est pour sa part réjoui de l'assistance de la Suède à la Côte d'Ivoire qui est passée de 1 milliard FCFA à 3,938 milliards FCFA respectivement de 2004 à 2006. Il a trouvé par conséquent nécessaire que l'Etat ivoirien active l'accord de 1961. “La Côte d'Ivoire a les potentialités pour reconquérir le marché ouest-africain et occidental”, a-t-il dit.

Le directeur général de l'Apex-ci, Guy M'Bengue, a quant à lui dit que le guichet unique permet aux produits ivoiriens de rentrer avec les meilleurs risques sur le marché suédois. Et qu'il est un mécanisme de renforcement des capacités des opérateurs nationaux. Il a exhorté ceux-ci à respecter leurs engagements.

M. Borje Rissinggard, directeur général et conseiller chargé des politiques commerciales et de la promotion, s'est, lui, prononcé sur le thème : “la Suède, un marché pour les exportateurs ivoiriens”. Il a donné les conseils pour pénétrer le marché suédois non sans avouer que son pays a besoin de matières premières agricoles. Les importations suédoises en Côte d'Ivoire sont estimées à 9 % en 2006. Source : Notre Voie


No269 - Dr Diarra apporte le soutien de Microsoft à la zone franche

14 Fevrier 2008

Dr. Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique, a annoncé mercredi l’appui de sa structure à la zone franche de Grand-Bassam, à sa sortie d’audience avec le Chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo. «Microsoft, par ma modeste personne, va appuyer la zone franche de Bassam aussi loin que possible », a-t-il déclaré.

Dr Diarra a exprimé sa joie pour la vision internationale que le Chef de l’Etat ivoirien a imprimée au Village des technologies de l’information, de la communication et de la biotechnologie (VITIB) de Grand-Bassam. «Ce projet n’est pas pour la Côte d’Ivoire seule. Le Président de la République a réfléchi en Africain et non en Ivoirien », a expliqué, l’ancien fonctionnaire de la NASA.

Concernant ses fonctions à la NASA, le Dr. Diarra a déclaré avoir pris deux années sabbatiques qu’il a prolongées quand il a reçu la proposition de conduire des projet s Microsoft au niveau de l’Afrique. «Pendant mes quinze ou seize ans passés à la Nasa, j’ai lancé cinq sondes à travers des galaxies. C’est donc quelque chose que je sais faire et qui ne m’intéresse plus. Je serais intéressé par un retour à la NASA si le congrès américain prenait, par exemple, la décision d’envoyer une équipe habiter sur Mars.

En ce moment, il y aurait un nouveau challenge pour moi », a-t-il commenté. Le président de Microsoft Afrique a invité le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo à prendre part à la 2ème édition du sommet sur le partage des meilleures pratiques dans l’utilisation des technologies en gouvernement qui se tiendra à Ouagadougou au Burkina Faso les 21 et 22 avril 2008. Source : Fraternité Matin


No268 - COTE D’IVOIRE-TOURISME ET ARTISANAT : Lancement des tournées nationales de sensibilisation et d’information

11 Fevrier 2008

Allocution du Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Sidiki Konaté, à la cérémonie de lancement officiel de la tournée nationale d’information et de sensibilisation du comité de gestion provisoire de la Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire.

(…) C’est pour moi, un grand honneur de vous recevoir ce matin, à l’occasion de la cérémonie de lancement des tournées nationales de sensibilisation et d’information, que va entreprendre le comité de gestion provisoire de la Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire.

Je voudrais saisir cette occasion pour saluer et remercier toutes les autorités administratives, politiques et militaires ainsi que les élus d’être venus à cette cérémonie de lancement, en dépit de leur agenda particulièrement chargé, en cette période marquée par la sortie de crise et la réunification de la Côte d’Ivoire.

Cette présence témoigne votre ferme volonté de voir l’artisanat ivoirien se développer dans les meilleures conditions. Permettez moi également de saluer et de remercier les artisans dont la présence massive souligne, si besoin en était, l’importance de cette cérémonie de lancement qui nous réunit ce matin.

Je voudrais associer à ces salutations et remerciements les amis de la presse dont l’appui à ce secteur vital de l’économie ivoirienne n’a jamais fait défaut à notre département.

Mesdames et Messieurs, le Ministère s’est attelé à élaborer de concert avec tous les acteurs du secteur, une stratégie globale de développement de l’Artisanat, car enfin de compte l’objectif principal visé est de faire en sorte que l’artisan vive de son travail.

Conformément aux axes poursuivis par cette stratégie fondée sur le développement et la promotion du secteur, un certain nombre d’actions ont été menées à savoir la création d’un Fond d’Appui à la Promotion de l’artisanat (FAPA) ; la restructuration de la Chambre Nationale de Métiers de Côte d’Ivoire.

A cet effet, un comité provisoire de gestion de la chambre nationale de métier a été mis en place. Sa mission consiste à gérer les affaires courantes et préparer les élections en vue du renouvellement des ses organes.

En effet, le mandat des élus a expiré depuis 2006. Cette situation a été aggravée par la quasi-totalité des membres du bureau. Pour éviter un disfonctionnement de cette structure, le Gouvernement a mis en place, par décret ledit comité.

C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, j’attends beaucoup de la mise en place des organes de la mise en place des organes de la chambre qui permettra de donner un souffle nouveau au secteur de l’artisanat qui regorge d’énormes potentialités.

Je voudrais lancer un appel aux artisans exerçant, sur toute l’étendue du térritoire afin qu’ils se mobilisent pour non seulement autour du comité provisoire de gestion mais surtout s’inscrire à la chambre de métiers pour participer massivement à toutes les élections qui seront organisées pour le renouvellement des organes de la chambre nationale de métiers.

Avant de terminer, mon propos, je m’en voudrais de ne pas solliciter le soutien des média qui est un facteur décisif, une condition majeure de succès pour la restructuration de cette chambre. Je voudrais enfin exprimer ma gratitude à tous les représentants de la presse pour leur présence qui constitue pour nous un signe d’encouragement.

Je déclare ouvert officiellement le lancement des tournées de sensibilisation et d’information dans le cadre des préparatifs des élections de la chambre des métiers.
Je vous remercie. Source : Ministre du Tourisme et de l’Artisanat


No267 - 1ER SALON DU MARIAGE : La chaîne des services de mariage sur un plateau d’or

11 Fevrier 2008

Dix mille mariages en 2007 à Abidjan ! Cela a donné une idée lumineuse à l’agence Bo’Jour spécialisée en conseils nuptiaux. Elle s’est associée à Porrow Communication, agence conseil en communication. Ces deux maisons ont donc uni leurs forces. Et présentent actuellement aux yeux du monde un plateau d’or au palais de la culture de Treichville.

Sur cette assiette dorée, l’on aura droit à un bouquet féerique qui va réunir la chaîne de tous les prestataires de services en matière de mariage : accessoiristes, agences de voyages, boulangers et pâtissiers, coiffeurs et esthéticiennes, décorateurs, hôteliers et résidences, stylistes etc. Cet événement, ces deux organisateurs l’ont baptisé ’’ 1er salon ivoirien du mariage’’. Pour coller à la St Valentin, fête de l’amour, Mme Yonta Kamara Niamké, patronne de Bo’Jour et son partenaire ont choisi de débuter ce salon à la date du 14 février. Puis de l’étendre sur deux autres jours : les 15 et 16 février prochains.

Hier, autour de la table, se sont réunis les organisateurs et le ministère du tourisme et de l’artisanat qui apporte son appui à l’événement. L’objectif de la rencontre, présenter officiellement ce salon à la presse. M. Satigui, directeur de la communication dans ledit ministère, a apporté le soutien de son patron, le ministre Sidiki Konaté : « c’est une idée brillante validée par le ministre du tourisme et de l’artisanat », a-t-il révélé avec beaucoup d’enthousiasme. Il n’a pas manqué de comparer ce salon à « une sorte de marque déposée qui doit figurer sur le calendrier des événements touristiques en terre ivoirienne. Et qui par conséquent doit attirer des touristes».

Mieux, il a suggéré qu’il soit une grande foire à laquelle l’on assistera à des mariages collectifs. Le squelette de ce salon va s’articuler autour de plusieurs axes : à savoir des expositions, des ateliers de réflexion, ainsi qu’un « dîner de l’Amour et du pardon ». Ce dîner se tiendra en plein St Valentin au restaurant Cœur des Grâces (II Plateaux Vallon). Cette soirée sera colorée, parfumée et arrosée de sages conseils de couples ayant déjà célébré leurs noces d’argent ou d’or. L’amour et le pardon seront aussi au rendez-vous.

Tout comme une comédie musicale pour agrémenter et distraire les convives de la St Valentin.

Par ailleurs, l’on aura droit à un grand défilé de mode avec une bonne brochette de stylistes modélistes pilotés par Ciss St Moïse. Cet événement se déroulera le samedi 15 février à la salle Christian Lattier du palais de la Culture. Ce sera une rencontre Nzassa au cours de laquelle la tradition et le modernisme vont marcher côte à côte. Selon les prévisions des membres d’organisation, ce sont plus de 1000 visiteurs qui sont attendus chaque jour, pendant le déroulement. Source : Le Matin d'Abidjan