Novembre 2007

No259 - Diplomatie : L’ambassadeur Koffi Charles s’installe à Washington

24 Novembre 2007

Le successeur de SEM. Daouda Diabaté a pris fonction mardi.

SEM Charles Y. Koffi, c’est le nom du nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Etat de Côte d’Ivoire près les Etats-Unis d’Amérique. Il a pris fonction mardi dernier en remplacement de SEM Daouda Diabaté, affecté au Brésil. Dans l’après-midi, l’ambassadeur Koffi a, au cours d’une réception, échangé avec ses nouveaux collaborateurs de l’ambassade et avec quelques personnalités de la diaspora ivoirienne aux Etats-Unis.

C’est accompagné d’applaudissements nourris que le nouveau chef de la diplomatie ivoirienne aux USA, a pris la parole dans la grande salle de conférences de l’ambassade. D’entrée, il a remercié le Chef de l’Etat, SEM Laurent Gbagbo, d’avoir porté son choix sur sa modeste personne pour conduire cette prestigieuse et noble mission. Il a également rendu un hommage des plus justifiés à ses prédécesseurs qu’il a qualifiés de «maîtres qui m’ont tant appris».
A l’endroit de l’ambassadeur Pascal D. Kokora, son «père spirituel», SEM Koffi a dit sa gratitude pour «tout ce qu’il a fait pour moi au temps où j’étais encore premier conseiller ici».

Parlant de sa mission et de son approche du travail SEM Charles Koffi a rassuré les uns et les autres et indiqué que sa mission est placée sous le signe du respect et de la discipline. Il a expliqué, en outre, que le contexte dans lequel il commence sa mission est différent des cinq années passées. «J’arrive dans un contexte où l’on parle de paix et de réconciliation des cœurs. Ce qui prouve que les Ivoiriens ont compris que nous devons nous mettre ensemble pour constituer un pays, une nation. Nous sommes là donc pour aider à mettre en œuvre le grand chantier de la reconstruction de notre pays et aussi et surtout à relever un défi, celui de relancer l’image de notre pays qui a été véritablement écorchée au cours de ces cinq dernières années.»

Parlant toujours de la Côte d’Ivoire, le nouveau chef de mission a instruit les invités que ce «petit pays» constitue en réalité un grand pays dans le monde grâce à sa diplomatie, sa richesse naturelle et humaine. «Oui, de par notre superficie, nous pouvons être considérés comme un petit pays. Mais nous sommes un grand pays riche de nos ressources naturelles et humaines». Sa mission va consister donc à montrer au monde que ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire constitue «l’une des situations qui arrivent à tous les grands pays.» Source : Fraternité Matin, 22 novembre 2007


No258 - La zone franche de Grand-Bassam, de nombreuses possibilités d'investissement

23 Novembre 2007

Jean-Michel Mouloud, député-maire de Grand-Bassam : “Il faut s’inspirer des exemple de réussite”

Que pensez-vous du projet de zone franche annoncé sur votre territoire?
Comme son nom l’indique, la zone franche est une zone délimitée de production industrielle exonérée de taxes. C’est le lieu par excellence de transformation de matières premières soumises uniquement à l’exportation. C’est donc un projet qu’il faut soutenir pour la promotion de l’emploi des jeunes.

Je crois que les avantages sont multiples. Mais les plus perceptibles sont, comme je l’ai dit tantôt, la création d’emplois pour les jeunes, la valorisation des compétences nationales. Cela va permettre à nos jeunes de se prendre en charge et pourquoi pas de pouvoir lutter contre la délinquance grandissante dans nos cités. Quant aux inconvénients, nous pensons qu’il faut faire attention à la pression foncière qui est un problème récurrent au niveau de nos communes.

Les populations de Grand-Bassam doivent donc savoir gérer le foncier qu’elles ont à leur disposition. Il y a également le problème de la surpopulation qui nous attend. A ce niveau, il va falloir prévoir des sites pour la construction des logements pour les éventuels migrants. Du coup, la zone franche pose le problème d’infrastructures qu’il faut gérer dans les années à venir.

Vitré bientôt classé zone franche, c’est quelque chose de très important non seulement pour les populations de Vitré. Mais également pour le département de Grand-Bassam et toute la Côte d’Ivoire. En tant que gérant d’une collectivité, je me réjouis de cette décision pour nos administrés. Il faut davantage sensibiliser les populations à ce projet de développement à caractère international.

La zone franche peut-elle contribuer efficacement au développement humain et durable des populations de Grand-Bassam?
Oui, nous le pensons. Seulement, comme je l’ai dit, il faut mettre tout en œuvre pour que les populations et les autorités que nous sommes puissions conjuguer nos efforts afin de faire réellement de Grand-Bassam la ville historique aux grandes ambitions.

Selon vous, ya-t-il des dispositions particulières à prendre pour la réalisation de ce projet?
Oui. Il faut purger les droits coutumiers et s’inspirer des autres zones franches qui ont réussi ailleurs. Nous souhaitons que le Commissaire général, M. Kragbé Gadou, s’inspire des modèles de référence dans le monde.

La question foncière

La réserve foncière de Vitré I pourra-t-elle résister efficacement à la déforestation et aux exigences d’une éventuelle urbanisation à croissance exponentielle? Vitré I pourra-t-il lutter efficacement contre la pollution? Autrement dit, des dépotoirs et des entreprises spécialisées dans le traitement des ordures ont-elles été prévues dans le cadre de ce projet de développement qui se veut humain et durable? Autant de préoccupations auxquelles représentants des populations de Vitré I et autorités gouvernementales devraient chercher à répondre pour éviter d’éventuels différends comme cela est récurrent entre autorités étatiques et populations Ebrié d’Abidjan.

Pour le député-maire Jean- Michel Moulod, «l’érection de la zone franche dans sa commune est le signe de la confirmation que Grand-Bassam est véritablement la ville des grandes ambitions. Car le classement du quartier France en patrimoine mondial de l’Unesco et celui de Vitré en zone franche est la preuve tangible que cette ville a des potentialités : au plan humain et matériel disponibles, à mettre au service de la nation tout entière».

Il souhaite que les autorités coutumières administratives, les élus locaux et les populations conjuguent leurs efforts pour la réalisation effective des deux projets de développement. Cependant, soutient le maire, “il faut faire beaucoup attention à la pression foncière. Les populations attendent beaucoup du règlement des dommages de la purge, à deux niveaux. D’une part, le dédommagement des droits coutumiers des propriétaires terriens et d’autre part, celui des propriétaires de plantations”.
Malgré ces quelques dispositions préalables qu’il faudra mettre en place le plus rapidement possible, le projet de la zone franche de la biotechnologie et des technologies de l’information de Grand-Bassam dirigé par M. Kragbé Gadou Vincent, offre aussi l’occasion de construire des écoles, un centre de santé et de bitumer des voies du village.

Focus : L’IIAO en attendant
Les locaux de l’ex-IIAO sont occupés depuis le 31 mars 2007 par les services du VITIB. Par l’entremise d’une convention de location signée avec le propriétaire des lieux, la Société ivoirienne de raffinerie (SIR). Les responsables de VITIB vont procéder à des réaménagements afin d’adapter les locaux aux exigences techniques. Pour l’heure, les activités traditionnelles du centre sont reconduites dans l’établissement.

Notamment centre de formation, qui abrite également des séminaires et des colloques. L’espace occupé est situé à quelques mètres du village de Vitré et a une superficie de 60 ha dont 30 bâtis. Il comprend un bâtiment de plusieurs appartements où résident les logements des professeurs, une centaine de studios pour stagiaires, un amphithéâtre de 650 places, des labos et salles de cours, des ateliers techniques, un complexe hôtelier et sportif.

A sa création en 1980, le Centre de formation aux techniques du pétrole (CFTP) servait à la formation aux métiers du pétrole : recherche, exploration, exploitation, raffinage, stockage, transport et distribution de produits pétroliers. Pour les besoins en main-d’œuvre de la sous-région. Les frais de gestion étant entièrement dévolus à la Côte d’Ivoire, la SIR, en partenariat avec la Fédération nationale des industries de Côte d’Ivoire et l’Institut de soudure de France, crée en 2000 l’Institut Industriel de l’Afrique de l’Ouest (IIAO).

Repères
PREMIERE PIERRE. La pose de la première pierre de la zone franche s’est effectuée le 15 mars 2007. C’était en présence du Président de la République, SEM. Laurent Gbagbo. Elle a vu également la présence des responsables administratifs, des élus locaux et des chefs traditionnels.

DECORATION. M. Kragbé Gadou Vincent, commissaire général de la zone franche de la biotechnique et des technologies de l’information de Grand-Bassam, a été décoré le 15 mars 2007 en Inde. Au cours de cette cérémonie, le commissaire général a été élu « personnalité de l’année » pour le continent africain.

AMENAGEMENT. L’aména-gement des sites actuels de Vitré I et II s’est fait en deux étapes. Celui de Vitré II a eu lieu en 1967 et celui de Vitré I en décembre 1966. Source : Fraternité Matin, novembre 2007


No257 - Raymond Koudou Kessié, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en Israël dresse un bilan partiel de la 1ère édition des journées promotionnelles de la Côte d'Ivoire en Israël

21 Novembre 2007

Raymond Koudou Kessié, (ambassadeur de Cote d'Ivoire en Israël) : "J'ai apprécié la grande mobilisation des opérateurs économiques israéliens"

La première édition des journées promotionnelles de la Côte d'Ivoire en Israël ont connu un franc succès dans le volet rencontres d'échanges entre opérateurs économiques ivoiriennes et israéliens. promoteur et organisateur de ces journées, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en Israël; Raymond Koudou Kessié, en dresse un bilan partiel.

Notre Voie : Excellence, à quoi répondent ces journées promotionnelles de la Côte d'Ivoire en Israël ?
Koudou Kessié : Il faut voir trois raisons principales dans l'organisation de ces journées. Les deux premières sont d'ordre économique. D'une part, les accords de Ouaga ouvrent de réelles perspectives d'une paix durable. Il faut dès lors penser à la reconstruction du pays.

Et la relance économique nécessite que tous les pays amis puissent prendre leur place dans ce processus nouveau. D'autre part, à ma prise de fonction, j'ai constaté que la balance commerciale de la Côte d'Ivoire était faible, voire déficitaire d'un peu plus de 5 millions de dollars du fait de la crise. Il s'avérait nécessaire, au moment où la paix pointe du nez, de tout mettre en œuvre dans l'optique de la rééquilibrer en essayant de booster les actions économiques et commerciales entre ces deux pays.

La troisième est d'ordre affectif. L'Etat d'Israël a été aux côtés de la Côte d'Ivoire durant cette crise. L'ambassade de Côte d'Ivoire en Israël a voulu, à travers ces journées, exprimer à ce grand pays ami la reconnaissance de la Côte d'Ivoire, car c'est dans les difficultés qu'on reconnaît les vrais amis.

N.V. : Avez-vous l'impression d'avoir réussi votre pari ?
K.K. : Je voudrais vous inviter à partir de la thématique de ces journées. A savoir,"Agro-industrie, mines et énergie". Commençons par ce qui est le moins dit. La Côte d'Ivoire est le premier pays producteur de noix brute de cajou en Afrique et le quatrième dans le monde. Ce n'est pas rien. Et il est connu aussi que l'amande de cajou est beaucoup appréciée dans le monde.

On en trouve en Israël, malheureusement pas sous conditionnement ivoirien. Parce qu'il n'y a pas au pays ces petites unités de conditionnement qu'on retrouve dans certains pays comme le Brésil et l'Inde. Il faut faire en sorte que les coopératives de noix de cajou puissent tirer une contrepartie suffisamment raisonnable en signant des partenariats pour créer des unités de transformation afin de hisser haut le label ivoirien.

En ce qui concerne la filière café-cacao, il y a eu des rencontres avec les grandes chaînes de distribution israéliennes dont notamment Elite et Strauss. Il s'est agi de discuter avec les représentants de ces grands groupes pour savoir comment distribuer les grands produits agricoles, le café et le cacao en particulier. Il y a des sources de motivation et des raisons de sensibilisation dans ces journées et celles à venir. C'est un début, on espère faire mieux à la prochaine édition. Toutefois, ma première satisfaction concerne la grande mobilisation des opérateurs économiques israéliens.

Ils ont été beaucoup intéressés par ces journées. Mais la véritable évaluation, c'est le retour sur investissement. Après tous ces contacts, on verra le nombre d'hommes d'affaires israéliens qui vont réellement investir en Côte d'Ivoire. Il me revient d'indiquer que mon prédécesseur avait déjà organisé une manifestation de ce genre, mais en une seule journée. La semaine de la Côte d'Ivoire en Israël est une première. Et au dire des participants, c'est déjà un succès. Le feed-back est satisfaisant. Mais il nous faut aller plus loin pour mobiliser le plus grand nombre d'opérateurs économiques israéliens.

N.V. : En termes de coopération économique, combien y a-t-il d'entreprises ivoiriennes en Israël ?
K.K. : Je suis au regret de dire qu'il n'existe pas d'entreprises ivoiriennes en Israël. Notre ambition première est que ce que nous produisons de mieux soit très présent sur le marché israélien. C'est déjà beaucoup que nous cherchions à investir ce marché et le Moyen-Orient en général.

En fait, si les produits ivoiriens inondent ce vaste marché en composition finie ou semi-finie, on aura énormément fait en attendant que les opérateurs économiques ivoiriens soient financièrement forts pour s'implanter en Israël, voire dans le Moyen-Orient. Source : Notre Voie


No256 - Après le mondial 2006, les Éléphants aux Jeux olympiques 2008 / Gbagbo: “Nous sommes dans la cour des grands” Côte d’Ivoire - Zambie 4-1

18 Novembre 2007

Côte d’Ivoire - Zambie 4-1 : Les Ivoiriens dans l’histoire de Pékin 2008

A peine qualifiés pour les Jeux olympiques 2008 que les Eléphants Espoirs reçoivent les honneurs. Et c’est au pas de course que les joueurs de la sélection nationale quittent le stade Houphouet Boigny pour se rendre à la résidence du Président de la République, à Cocody. Là-bas, les attend un Laurent Gbagbo très heureux. Et devant ses hôtes, le chef de l’Etat ne se fait pas prier. Et fait sabler le champagne. Puis suivent les bénédictions aux dirigeants, encadreurs techniques et joueurs de la sélection nationale Espoirs. Un moment de joie.

Mais, surtout un moment historique pour les Eléphants qui reçoivent tous les égards dus à leur nouveau statut de qualifiés pour les Jeux Olympiques 2008. Fier de ses jeunes footballeurs, Laurent Gbagbo évoque les bienfaits de cette qualification. «Dans la vie d’un pays, il n’y a pas que la politique et l’économie. Il y a aussi le sport.

On a fait une Coupe du monde de football en 2006. Aujourd’hui, nous sommes qualifiés pour les Jeux olympiques 2008. Je peux dire que nous sommes, maintenant dans la cour des grands», souligne t-il. Et de renchérir par des félicitations à toutes les composantes de l’équipe : «Je félicite l’encadrement administratif pour tout le travail abattu.

Egalement l’encadrement technique. Parce que c’est vous qui assurez au quotidien la gestion et la formation de ces jeunes footballeurs.» Non sans rappeler que le Cameroun, le Nigeria ont déjà participé à cette épreuve. Et d’avertir : «Il faut que vous gagnez là-bas (ndlr : à Pékin)». Pour signifier donc son contentement, le Président de la République a offert la somme de dix millions de F CFA aux Eléphants Espoirs avant de faire la promesse de les recevoir en bonne et due forme dans les prochaines semaines. «Pour l’instant, je vous donne la somme de 10 millions. Et après, je vous recevrait».

Une bonne nouvelle pour ces espoirs que le ministre de la Jeunesse, du Sport et des Loisirs, Dagobert Banzio qualifie également en des termes élogieux : «Cette victoire nous engage dans des voies inédites (…) On a une équipe Espoirs qui nous donne beaucoup d’espoir». Quand le président de la fédération de football, Jacques Anouma affirme à son tour «La relève est assurée.

Nous avons déjà trois joueurs qui frappent aux portes de la sélection A. Les autres également suivront. Les jeunes gens, entourés de leurs encadreurs, y ont cru. Et nous dédions cette qualification au peuple ivoirien.» Comme pour signifier que la qualification pour les JO 2008 est une grande premiere pour le football ivoirien. Source : Fraternité Matin, 18 novembre 2007


No255 - La Paix revenue, Yamoussoukro en chantier

16 Novembre 2007

Immobilier : Bientôt 200 nouveaux logements pour Yamoussoukro

Un chantier de 200 logements économiques de 9 à 14,5 millions F CFA, sera lancé d’ici à la fin de l’année à Yamoussoukro, à l’intention du personnel des institutions qui y seront déployées. D’après N’Dri Apollinaire, le gouverneur de ce District, cette question de logement a été le souci du Chef de l’Etat, depuis le début des travaux du transfert de la capitale dans cette ville.

C’est ce qui explique la diligence avec laquelle, hier, il est allé lui-même, présenter la société qui a été retenue «sur ses instructions» pour exécuter le projet. Il s’agit du groupe italien Arcasad. La rencontre entre le Chef de l’Etat et ses visiteurs s’est déroulée au Palais présidentiel au Plateau.

Ahoua Don Mello, le directeur général du BNETD, a apprécié le choix du groupe italien. « Le groupe italien qui a été retenu a toutes les capacités techniques pour réaliser l’opération. Nous nous sommes rendus sur le terrain (en Italie) et nous avons trouvé une chaîne complète de production de logements qui sera déployée sur Yamoussoukro.

Elle a une capacité de production de 3500 briques par heure. Ce qui veut dire qu’en quatre jours, on peut produire ce qu’il faut pour construire une maison », a-t-il expliqué.
Le Bnetd en tant que bureau d’étude, accompagne le District «dans la mise en œuvre de ce grand programme» qui va s’étendre par la suite à toute la population. N’Dri Apollinaire a estimé les besoins du District en logements à 10. 000.

De 3 à 5 pièces, les coûts des maisons du premier chantier ont déjà été fixés. 9 millions HT pour les 3 pièces, 12 millions pour les 4 pièces et 14,5 millions pour les 5 pièces. Source : Fraternité Matin, 16 novembre 2007


No254 - La confiance internationale est totale

16 Novembre 2007

Secteur de l’éducation - Le diplôme d’étude collégiale canadien délocalisé à Abidjan

Présents à Abidjan dans le cadre de la foire canadienne de l’éducation «Edu-Canada» qui s’est tenu les 5 et 6 novembre 2007, les responsables du Collège d’enseignement général et professionnel (Cegep) de Trois-Rivières, une ville du Canada, mènent des actions dans le sens de la délocalisation du diplôme d’étude collégiale (DEC). Le mercredi 31 octobre dernier, c’est le groupe scolaire Avicenne sis à la Rivera Palmeraie (Cocody) qui accueillait les responsables du Cegep de Trois-Rivières pour la signature d’une convention.

Il s’agit d’un accord de partenariat en vue de délocaliser les programmes d’études universitaires canadiens avec échange d’enseignants et d’étudiants entre ces deux écoles. Et ces programmes vont s’étendre dans les domaines du marketing, des sciences comptables et de l’informatique. Cela permettra d’une certaine manière aux élèves de faire les mêmes diplômes que ceux du Canada, tout en restant sur place à Abidjan. C’est pour cette raison que le ministre Mamadou Koné, président directeur général du Groupe scolaire Avicenne s’est réjoui de la signature de cette convention qui pour lui, est une aubaine à saisir.

René Réjean, directeur des études du Cegep de Trois-Rivières a indiqué que cette convention qui est le fruit d’une collaboration entre les deux établissements, permettra à coup sûr aux jeunes ivoiriens de bénéficier d’un enseignement de qualité. Suite aux allocutions, la signature à proprement parler de la convention a mis fin à cette cérémonie. Le Courrier d'Abidjan


No253 - Semaine ivoirienne en Israël: Pemières rencontres enrichissantes

16 Novembre 2007

Les premières rencontres d'échanges entre opérateurs économiques ivoiriens et israéliens, dans le cadre des journées promotionnelles de la Côte d'Ivoire en Israël, peuvent être jugées positives au regard de l'affluence constatée dans le hall d'exposition, juste après l'ouverture de la manifestation, le lundi 12 novembre dernier au "Golden Hall" du "Convention Center" du Dan Panorama Hôtel de Tel-Aviv.

C'est une marée humaine d'hommes d'affaires israéliens qui a pris d'assaut les stands à la recherche d'informations qui sur l'environnement politique, qui sur les grands projets de reconstruction nationale post-crise, qui sur l'environnement des affaires et des investissements.

Mais, la plupart des opérateurs économiques israéliens sont venus s'enquérir des opportunités d'investissements que la Cote d'Ivoire offre, notamment en matière d'agro-industrie, de mines et d'énergie. C'est fort naturellement que les deux stands de ARECA (animés par des responsables de coopérative d'anacarde), celui de PETROCI, et celui de la filière café-cacao, ont été les plus sollicités. "La Côte d'Ivoire est un pays que j'aime bien. Je peux aider des Ivoiriens dans leurs projets à former le personnel.

Mais, je ne vais pas m'y installer. Nous, Israéliens, avons encore beaucoup de choses à faire dans notre pays", indique, l'air malicieux, un visiteur intéressé par l'implantation d'une unité de transformation de l'anacarde à Bondoukou. Nous apprendrons un peu plus tard que les Israéliens adorent travailler dans leur pays. Pour une population d'environ 7 millions d'habitants (Yopougon et Abobo réunis), cela se comprend aisément. Quant aux dirigeants des Mines et Energie, du BNETD et du CEPICI, ils ont été plutôt sollicités dans le cadre des rencontres sectorielles ou rencontres B to B.

La journée d'hier a été marquée par des visites ciblées: visite de la plateforme d'Ashkelon pour la recherche pétrolière, visite du groupe Elite-Strauss et Max Brener pour l'agroindustrie, visite de Netafim pour la technique de l'eau.

Au terme de ces visites, les participants ivoiriens se sont réjouis des découvertes qu'ils ont faites. “On a vu et appris beaucoup de choses. On a noué des contacts. Je crois qu'on peut espérer pour des partenariats fructueux de part et d'autre”, a déclaré Isabelle Anoh, directeur adjoint chargé de l'identification des investisseurs au CEPICI.

L'étape d'Israël prend fin aujourd'hui avec le dîner-gala de clôture au Dan Panorama Hôtel animé par l'artiste -musicien Meiway et le styliste Gilles Roland Touré. Source : Notre Voie


No252 - Culture - Le carnaval de Gagnoa arrive

16 Novembre 2007

Sur la liste des villes ivoiriennes qui ont leur carnaval, il faudra désormais ajouter Gagnoa, la capitale de la région du Fromager.

Dénommé le "Naza carnaval", cette initiative est l'œuvre d'un groupe de jeunes promoteurs, originaires de cette cité. Réunis au sein de la jeune structure, dénommée, "Pléad Vision", et en collaboration avec la mairie de Gagnoa, ils ambitionnent à travers cet évènement, qu'ils placent sous le signe de la relance économique, de donner un relief international à la culture du peuple Bété et offrir des opportunités d'affaires et d'emplois aux populations locales.

Pour Didier Brissy, la particularité de ce carnaval réside dans le flux des opérateurs économiques et autres bailleurs de fonds étrangers que ses amis et lui, se proposent de faire converger vers la cité du Fromager. Aussi, avec les retombées financières de l'évènement, "Pléad Vision" se propose également de réaliser des oeuvres humanitaires au profit de toute la région.

Le carnaval se tiendra du 14 au 22 décembre 2007 à Gagnoa et sera articulé autour de trois axes principaux. Ce sont, une foire économique et gastronomique qui aura pour site, la place Laurent Gbagbo, une exposition d'œuvres d'art, de commerçants et des entreprises, et d'un concours de beauté masculine, désigné "Bagnon". Mais d'autres activités telles qu'un cross populaire, une nuit de maracana, un méga concert-live et un grand meeting animé par un leader politique de la place meubleront cette semaine festive que se prépare à vivre Gagnoa en cette fin d'année.

Aussi les promoteurs lancent-ils un appel à toutes les bonnes volontés afin qu'elles se joignent à eux pour redonner vie à la ville natale du chef de l'Etat. Ca promet! Source : Le Matin d'Abidjan, 16 novembre 2007


No251 - La Côte d'Ivoire sportive, une renommée internationale : Salomon Kalou, Didier Drogba (Attaquants de Chelsea),...

16 Novembre 2007

Football/ Salomon Kalou(Attaquant de Chelsea) : “Une grosse erreur de sous-estimer le Nigeria”

Pour l’international ivoirien des Blues, les super Eagles font partie des adversaires les plus redoutables de la poule B où se trouvent les éléphants.

Après le tirage au sort de la CAN 2008, les Eléphants se trouvent dans la poule B en compagnie des Aigles du Mali, des Ecureuils du Bénin et des Super Eagles du Nigeria. Quel commentaire faites-vous ?

C’est une poule délicate avec de grandes équipes et de grands joueurs. La bataille s’annonce rude. Il s’agira pour nous d’aller puiser dans nos ressources pour pouvoir passer le premier tour et entrevoir la suite avec sérénité.

Comment évaluez-vous les chances de la Côte d’Ivoire ?

Elles sont grandes, mais il faut savoir négocier le premier match. Si cela nous réussit, le reste sera un peu facile.

La réputation des Eléphants dérange, dites-vous ? Que doit-on comprendre par cela ?

Aujourd’hui, quand nous enregistrons un nul, ce n’est pas suffisant. Pareil quand on gagne par un score étriqué. Avec notre renommée, nous devons gagner avec la manière. Avec les Eléphants, le public exige la perfection et non le bricolage ou la débrouillardise. Avec cette pression constante, nous devons, chaque fois, donner le meilleur de nous-mêmes.

D’aucuns pensent que c’est une façon de vous endormir quand vos adversaires vous magnifient et vous donnent favoris de la CAN 2008…

Il ne faut pas tomber dans ce piège. Il nous revient de rester humbles et de travailler d’arrache-pied pour éviter toute surprise désagréable. Quand on a de grands noms, il faut le démontrer sur le terrain. Les Eléphants doivent donc aller au-delà de leurs forces. Cela doit être notre souci permanent.

Quel est l’adversaire que vous redoutiez le plus ?

C’est la sélection nationale du Nigeria.

Pourquoi ?

Les gens parlent de moins en moins de la valeur du Nigeria. On le trouve même vieillissant. Pour moi, c’est une grosse erreur. Car le Nigeria possède des joueurs d’expérience, habitués à ce genre de compétition. C’est une sélection de compétiteurs. Elle a toujours passé le premier tour. Nous ouvrirons les hostilités avec les Nigérians. Il faudra faire très attention. Pour la qualification, le Nigeria sera l’adversaire direct de la Côte d’Ivoire.

Vous parlez peu du Bénin qui vient d’enregistrer, à la tête de son encadrement technique, l’arrivée du Franco-Ivoirien Philippe Bernard Troussier…

L’arrivée de Troussier à la tête de l’encadrement technique des Ecureuils est un avantage conséquent pour le football béninois. Mais la Côte d’Ivoire a le même groupe depuis deux ans ; elle a le même entraîneur depuis bientôt un an. Il y a longtemps que nous travaillons pour atteindre cet objectif. Avec la qualité et le travail, j’avoue, sans estimer le Bénin, que les Eléphants ont beaucoup plus de temps de travail que cette sélection béninoise.

Le Mali regorge de joueurs talentueux, mais on a l’impression que vous accordez peu de chance à cette sélection.

Le Mali constitue, un peu, l’outsider du groupe B. Mais, en dépit de ses grands joueurs, cette sélection a rarement brillé dans les grandes compétitions. Il y a l’expérience de la compétition qu’il faut prendre en compte. A mes yeux, les Aigles du Mali sont en retard par rapport à la Côte d’Ivoire et au Nigeria. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant l’avoir tué. Mais je pense que la Côte d’Ivoire et le Nigeria mèneront ce groupe. Néanmoins, comme tout peut arriver, il faudra aussi compter avec Maliens et Béninois.

Serait-ce un échec si la Côte d’Ivoire ne parvenait pas à remporter la CAN 2008 ?

Pas forcément. On a une équipe qui a envie de gagner tous les matches. La Côte d’Ivoire a aujourd’hui une renommée en Afrique qui fait qu’elle est attendue partout. Nous avons les moyens de remporter la Can. L’idéal serait que nous la gagnions. Dans le cas contraire, on n’en ferait pas un drame. Nous en tirerons les grandes leçons pour préparer l’avenir.

Kalunho qui vient en renfort aux Eléphants Espoirs. Quel sens donnez-vous à cela ?

Dès que le staff technique m’a convoqué, j’en ai parlé à Didier Drogba et il m’a conseillé de venir parce que ce match contre la Zambie est très déterminant. Si la Côte d’Ivoire gagne, ce serait la première fois qu’elle participera aux Jeux Olympiques dans le domaine du football. Je suis heureux d’être là et c’est la preuve que je peux être utile à mon pays.

Pourquoi référez-vous souvent à Drogba ?

C’est d’abord un coéquipier. Ensuite, c’est un grand frère, un conseiller. Il suit ma progression. Didier est comme un protecteur pour moi à Chelsea. Il est en train de me forger. Je profite de son expérience pour m’aguerrir et devenir un grand nom du football africain.

Qu’avez-vous ressenti après le départ de Mourinho ?

Beaucoup de peine. Son départ nous a un peu perturbés. Mais, quand on est professionnel, on met les sentiments personnels de côté pour se consacrer à son métier. J’ai mis les miens de côté pour servir loyalement mon club.

Avez-vous quand même des nouvelles de Mourinho ?

J’ai eu à échanger avec lui peu après son départ. Depuis, je n’ai plus de ses nouvelles.

Quelle est l’ambiance actuelle au sein de Chelsea ?

L’ambiance est bon enfant. Le message du nouvel entraîneur Grant passe bien. Le groupe est motivé. La preuve, nous gagnons. C’est le plus important. Aujourd’hui, le coach Grant entend propulser Chelsea à un niveau supérieur.

Quelle est votre ambition ?

Marquer plus de buts que la saison écoulée ; au moins une quinzaine de buts. La saison précédente, j’avais inscrit dix buts. Je rêve de la Ligue des Champions d’Europe et du titre de champion d’Angleterre avec Chelsea.

Parlons du Ballon d’or européen. Quelles sont les chances de votre compatriote Drogba ?

Ses chances existent quand on pense à ses performances de la saison écoulée. Il a porté à bout de bras Chelsea. Il aussi de sérieux concurrents. Ça va être difficile, il faut le reconnaître.

Honnêtement, selon vous, qui est le meilleur joueur actuel du Monde ?

Sincèrement, je voterai Kaka. Il a brillé de mille feux en remportant la Ligue des champions avec le Milan AC et en décrochant le titre de meilleur buteur de cette même Ligue. Bref, Didier Drogba et Kaka vont se disputer le Ballon d’or européen.

Avez-vous des nouvelles de votre aîné Bonaventure Kalou qui évolue aux Emirats ?

Bien sûr. Il se plaît là-bas. Je suis content pour lui. Il a retrouvé aux Emirats Koutouan Nantcho Tony et Amuah Diaky. « Bona » n’est donc pas dépaysé. Source : Fraternité Matin, 16 novembre 2007


No250 - Culture : Festival : L’Abissa ou la pérennisation de la culture n’zima

16 Novembre 2007

abissa Revenu de sa retraite de sept jours, l'Edogbolé, le tam-tam sacré de l'Abissa, a établi ses quartiers le dimanche 28 octobre dernier à la place du même nom. L'accueil que lui ont réservé les fils et les filles de Grand-Bassam était à la dimension de l'événement. Triomphal, bruyant et coloré. Les N'Zima ont rendu hommage ce jour-là au tambour sacré avant de l'installer. A cet endroit, nous renseigne-t-on, il veillera, une semaine durant et rythmera en même temps le déroulement de la fête annuelle. L'Abissa entrait ce jour-là dans sa phase officielle et publique connue sous le nom de "Gouazou". En ses articulations majeures, l'Abissa consacre, à compter de ce jour, chaque journée à une séance phare. Les anciens, ceux qu'on appelle les doyens, ont l'occasion de faire leur apparition publique le lendemain, aux côtés des jeunes. Comme pour établir le trait d'union entre les deux générations. Le passé toujours vivace et vivifiant qui inspire le présent, porteur d'espoir et d'espérance. La démonstration de danses par les doyens, les plus jeunes et les enfants traduit par conséquent la symbiose et exprime une jeunesse qui apprend auprès des anciens. La séance de purification de "l'Edogbolé", le tam-tam sacré, lui confère toute la puissance et le respect qu'on lui voue. Une cérémonie de grande importance, renseigne le doyen Ekian Manzan, parce que l'Edogbolé, pour "apporter joie et pureté doit lui-même incarné ces valeurs". Ce jour coïncide aussi avec la première sortie du roi. En même temps que font leur apparition, les enfants M'vavilé, "propriétaires" de l'Abissa.

C'est aussi le lieu pour les fils des 7 clans N'Zima, de faire le bilan de l'année. Mandatés par la communauté, les chansonniers sont investis du droit de critique et du devoir de vérité à l'occasion de cette séance-bilan. Cette mission, ils ont le devoir de la remplir sans faux- fuyant ni complaisance d'aucune sorte. Sous la supervision d'anciens, rompus aux règles traditionnelles de bienséance et d'interprétation, les chansonniers, disent les sages, bénéficient d'une immunité à eux conférée par la communauté. "Tout N'Zima peut faire entendre s a voix par le canal des chansonniers et faire ses critiques", nous informe notre interlocuteur. Le tout, selon une procédure rigoureuse de respect mutuel et d'équité. Ce jour-là, "il n'y a ni frustration, ni pleurs, ni regrets", indique M. Gnoan M'Balla, premier conseiller du roi. Car de son avis, la critique à cette occasion, anoblit et grandit celui qui l'accepte. La critique est totale qu'elle n'épargne personne, ni même les régents. Bien au contraire, le roi et sa cour sont, à cette occasion, susceptibles d'être interpellés sur certains aspects de la marche du royaume. Toutefois, au cours de la séance du grand déballage, on a droit à la réplique. Le droit de réponse, assurent les organisateurs, répond au souci de la pratique démocratique, qui, depuis des générations, s'incruste au cœur de l'Abissa. A la fin de cette séance, les esprits sont dégagés, les cœurs disposés, parce que libérés des rancoeurs et rancunes qu'ils auraient pu accumuler au cours de l'année. L'entrée des femmes, dans la cérémonie de l'Abissa, est un autre moment fort et plein de symboles.

La tradition consacre, en effet, celle-ci comme mère de la vie, porteuse du devenir et de l'espérance de la communauté entière. A cette fête, "nous célébrons le rôle de la femme dans la société N'Zima", nous instruit le sexagénaire B. N'Draman. La femme, force de création, mais aussi alliée de l'homme à travers le soutien qu'elle lui apporte dans l'exercice de ses responsabilités. Dès lors, on comprend pourquoi l'apparition et le tour de danse de la reine mère, le quatrième jour, en compagnie des autres femmes, confèrent à ce pouvoir traditionnel toute sa légitimité et sa solidité. Pour être complet, l'Abissa repose sur l'ensemble des forces vives de la communauté. C'est pourquoi l'entrée en scène des cadres, des chefs traditionnels et celle des membres des 7 familles N'Zima donne à la manifestation son envergure de fête " totale ". C'est en leur présence que le roi, lavé de toute souillure à travers le bain purificateur, adresse le dernier jour, son message en vue d'un nouveau départ au peuple. Ils auront, eux-mêmes, bénéficié, à l'occasion, de l'aspersion de l'eau sacrée censée attirer sur eux bénédiction et chance. Les sujets ce jour-là, portent le souverain triomphe. C'est la dernière apparition du roi, vécue comme l'apothéose de l'Abissa. Ils auront, par ailleurs, à raccompagner "l'Afantchè", le génie de l'Abissa, à sa base en attendant la prochaine édition. Connue sous le nom de "l'Ewoudolè ", cette ultime phase, revêt le double symbolisme de la " mort-renaissance". Ce départ qui porte en soi l'espérance d'une prochaine arrivée. On ne saurait, en définitive, parler de l'Abissa sans évoquer le côté festif de la manifestation.

Les chants, les danses, les sons de tambours et de clochettes rythment en permanence le déroulement de l'Abissa et en constituent un des attraits de première importance. Ici aussi, la diversité et la richesse culturelle locale s'étalent aux yeux du visiteur à travers une mosaïque de tableaux. Les principaux animateurs de la manifestation que sont les membres des 7 clans, arborent dans leur parade, leurs symboles respectifs. Certains parmi eux, déguisés, donnent dans le burlesque pour apporter sa note d'originalité et de gaieté à l'Abissa. L'Abissa du rythme, du féerique, de la couleur de la créativité et du mouvement. A cette occasion, l'art de la scène est vécu et pratiqué au naturel et dans un élan de spontanéité contagieux.

A l'observation, on comprend aisément pourquoi l'artiste-chanteur, digne fils du terroir, ne manque guère d'inspiration. Normal, dès lors, que ses parents, frères et sœurs, aient décidé de lui rendre hommage au cours de la présente édition de l'Abissa. Et pour l'occasion, le génie de Kpalèzo, Frédéric Ehui Meiway, a fait vibrer tous les invités au stade municipal de la ville. Avec, on s'en doute, la bénédiction de l'"Afantchè", cet autre génie, celui-là, de l'Edogbolé : le tam-tam sacré.

Option : Un régulateur social
Au soir du dimanche 4 novembre, les N’Zima de Grand-Bassam sont entrés dans une nouvelle année. Débarrassés des oripeaux des grandes faiblesses humaines que sont: la méchanceté, l’égoïsme, l’envie, la rancœur, la médisance et autres vilains sentiments. Ils se seront replongés, une semaine durant, dans le bain purificateur de la cérémonie rituelle de l’Abissa. Les N’Zima, connus encore sous l’appellation d’Appolo ou Appoloniens assument et assurent depuis des générations l’Adjapadiai (héritage) de l’Abissa. Un héritage culturel qui constitue le socle de la solidarité et le trait d’union entre les générations. Le N’Zima pourrait concéder le bénéfice de «l’ignorance» au visiteur qui réduirait son Abissa à un festival ou un carnaval. Mais lui, sait que cet aspect de la manifestation, s’il ne représente pas «une moins-value», est loin de constituer l’essentiel. Parce qu’au-delà du festif, du fard et du burlesque, l’Abissa dans ses fondements est un véritable régulateur de sa société. La communauté se donne à l’occasion, les moyens de son autocritique et de la correction de ses dysfonctionnements internes.

Condamnation d’actes et de comportements jugés aux antipodes de la marche harmonieuse de la société Appolonienne au cours de l’année. Des séances «d’ordalie» qui même revêtues du voile de la convenance et du respect mutuel. Que se doivent les membres d’une même communauté. Une grande catharsis populaire qui a lieu sous la supervision des anciens, gardiens de la tradition. A l’occasion, renseignent les sages, tout N’Zima peut se faire entendre par le canal des «chansonniers»; ceux-là, qui portent le verbe de la critique. L’Abissa, c’est aussi une autre expression de la démocratie à la traditionnelle qui s’exerce ici avec le souci permanent de l’équité, de la justice et de la mesure. On aura, au terme du 8e jour, passé en revue les grands manquements dans la conduite des affaires dans le royaume. Passé au crible les comportements individuels ou collectifs qui ont mis à mal la cohésion sociale. Avec à terme, le pardon mutuel et la prise de résolutions fermes de s’amender pour repartir du bon pied. La purification par le bain n’aura pas été seulement conférée par l’eau, mais aussi par cette reconnaissance qu’auront procurée les séances de vérité. Les N’Zima désormais débarrassés du lourd fardeau des vilains sentiments, peuvent alors, légers, adresser leurs vœux au génie Afantchè.

Lui qui, sept jours durant aura séjourné au sein de l’Edogbolé (le tam-tam sacré). L’être surnaturel qui agrée les vœux des hommes animés de nobles sentiments à même de contribuer au progrès de la communauté. Fête de l’unité et de la cohésion du peuple appolonien, l’Abissa est censé réunir au cours de sa célébration, tous ses fils et filles dispersés aux quatre coins du pays. Les membres des 7 clans originels de ce peuple, s’offrent ainsi l’occasion d’expier leurs fautes. A la fin de ce voyage initiatique, le visiteur ou le simple spectateur aura compris le symbolisme et la profondeur culturelle d’un rendez-vous annuel. Un ancrage culturel fondé sur une origine mystique qui aura conféré à l’Abissa toute sa suprématie sur l’échelle des valeurs culturelles N’Zima. Pour reprendre l’auteur, convenons avec lui pour dire: «l’Abissa est un élément du puzzle socio-culturel N’Zima qui, placé à l’endroit qui est le sien, permet à l’ensemble d’être homogène et cohérent. A l’image de la Côte d’Ivoire multiethnique, fraternelle, pacifique et unie.»

Focus : À l’origine, une danse de génies
La tradition enseigne que dans les temps très reculés, un membre du clan M’Wavilé, l’un des 7 clans qui constituent la tribu N’Zima, se rendit en forêt. Parvenu à l’orée d’une clairière, il entendit une musique et des chants mêlés au son peu ordinaire d’un tam-tam. Comme hypnotisé, le M’Wavilé resta là à admirer ces êtres surnaturels exécuter «la géniale danse». Les pas saccadés, les mélopées tantôt descendantes reprises à la chute, en chœur, par les génies le laissèrent pantois. Voici qu’un de ces êtres l’aperçut et l’approcha pour s’enquérir de la raison de sa présence en ces lieux. «J’ai entendu le son du tam-tam, des chants et je me suis approché pour admirer.», répondit courageusement l’humain. Tout aussi impressionné par le courage et l’intérêt du M’Wavilé, le génie procéda à son initiation et lui donna cette géniale consigne: «ramène ce tambour chez les tiens et demande leur d’exécuter cette danse à laquelle tu viens d’assister une fois l’an, lorsque vous constatez que les premières graines de palme commencent à tomber du palmier.» Le fils M’Wavilé s’empara avec hardiesse du tambour et s’en retourna au village. L’histoire ajoute aussi qu’au départ, les M’Wavilé réduisirent l’exécution de la danse à leur seul clan. Mais très rapidement, ils ne purent résister au devoir sacré de révéler la danse à l’ensemble de la tribu. Depuis ce temps, une fois l’an, courant fin octobre-début novembre, les légataires du tam-tam sacré «Edogbolé», veillent au respect de la consigne des génies à travers la célébration de l’Abissa. La «géniale» aventure des N’Wavilé fait donc de cette famille, le dépositaire et gardien du tam-tam sacré qui chaque année, à la même époque, tonne pour appeler au rassemblement le peuple N’Zima.

Une seconde version de l’origine du «Koundoumé» ou Abissa, voudrait que ce soit plusieurs membres du clan M’Wavilé qui soient allés en forêt et non un seul. Ces derniers seraient allés semer du maïs, qui du reste, demeure leur attribut, lorsqu’ils y découvrirent la danse des génies. Au delà de ces divergences mineures que pourraient justifier les infidélités de transmission dues à l’oralité, l’Abissa reste dans le fond et la forme le ciment culturel d’une communauté: celle des N’Zima. En tout état de cause, les M’Wavilé ont par cette découverte, introduit au sein de la société N’Zima, un puissant régulateur social. Un repère culturel qui permet, au moins une fois l’an, à tout N’Zima de savoir quelle direction prendre. Parce que à cette occasion, le son de l’Edogbolé depuis la place Abissa, franchit monts et vallées, traverse mers et fleuves pour appeler au ralliement les N’Zima à Assoyam.

Repères
Dénomination. Au cours des nombreuses guerres intertribales, des hommes et femmes d’une tribu rencontrèrent un peuple. Ceux-ci pour s’enquérir de la direction prise par leurs ennemis demandèrent: «N’avez-vous pas vu nos ennemis?». Et à l’un des membres de cette tribu de répondre: «Mi N’Zima» ce qui signifie «je ne sais pas.» De là, l’appellation «N’Zima».

Clans. Le peuple N’Zima est constitué à l’origine, de 7 clans qui ont chacun un attribut. Ce sont les N’Dwafo qui ont pour symbole, le feu et le chien. Les Mafolé (l’or et l’argent), les M’Vavilé (le maïs), les Allonhomba (le palmier et la calebasse), les Adahonlin (la graine de palme), les Ezohilé (l’eau et le riz) et les Azanhoulé (l’igname).

Retraite. Une semaine avant le début de l’Abissa, le tam-tam (Edogbolé) est déposé en brousse après des invocations. Pendant cette semaine, les génies sont censés danser au son du tam-tam sacré et l’habiter par leur esprit. Cette période de retraite est connue sous le nom de «Siédou».

Phases. Le déroulement de l’Abissa est régi par des temps forts. Il s’agit notamment du « Siédou », la période de retraite de 7 jours de l’Edogbolé. Le gouazo qui consacre quant à lui l’apparition publique ; la sortie officielle du tam-tam sacré. L’Ewoudolé qui correspond au retrait de la scène de l’Afantchè, le génie du tam-tam sacré. Source : Fraternité matin, 16 Nov 2007


No249 - La Côte d'Ivoire propice aux affaires : Pose de la 1ère pierre de la nouvelle raffinerie de pétrole - coût 700 milliards de Fcfa

15 Novembre 2007

Mercredi dernier, à Vridi Canal, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la nouvelle raffinerie pétrolière de la Côte d'Ivoire, le chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, a déclaré qu'"il y a du pétrole en Côte d'Ivoire". “Il y a du pétrole en Côte d'Ivoire…

Les recherches montrent des traces importantes de pétrole, à nous de faire des études pour mieux les exploiter", a déclaré, à Vridi Canal, Laurent Gbagbo. Pour lui, "nous devons entrer dans l'économie pétrolière". Il a répété que "la Côte d'Ivoire n'est pas une grande nation pétrolière, mais nous le serons… Nous devons épouser notre temps. Cependant, nous ne devons pas abandonner notre agriculture. Il est temps de passer à la phase de la transformation…

L'Afrique ne devait pas se permettre de rater la révolution informatique après avoir raté celle de l'industrie, sinon ça sera la catastrophe". Ainsi, selon Gbagbo, la seconde raffinerie permet à la Côte d'Ivoire de bâtir demain. Bientôt, ce sera la pose de la première pierre de l'oléoduc reliant le Sud et le Nord.

Le chef de l'Etat a souhaité que tous les villages traversés par cette opération soient dotés d'infrastructures sociales. Car "la population est exsangue, elle s'est appauvrie". Pour lui donc, il faut l'aider. De l'avis de Laurent Gbagbo "la seconde raffinerie permet à la Côte d'Ivoire d'affirmer sa présence sur le terrain".

Le projet a été présenté par Thomas Bongba. La raffinerie a une capacité de 6000 barils par jour, soit 3 millions de tonnes par an. Elle est dotée d'une technologie de pointe… Elle coûtera 700 milliards de Fcfa et sera réalisée sur une période de 36 à 40 mois.

Grâce à un partenariat entre la Côte d'Ivoire et les groupes américains (Energy Allied International et WCW international) dont les représentants… ont salué l'initiative et ont reconnu que "la Côte d'Ivoire est à nouveau propice aux affaires". Le directeur général de Pétroci (la Société nationale d'opérations pétrolières de la Côte d'Ivoire) maître d'œuvre et organisatrice de la cérémonie, s'est réjoui du projet.

Il a qualifié ce mercredi, de jour historique. Emmanuel Monnet, ministre des Mines et de l'énergie, a salué l'action et remercié les partenaires américains. Source : Le Nouveau Réveil, 16 novembre 2007


No248 - Culture : Masques : Un Festival pour pérenniser la culture gnaboua

11 Novembre 2007

La première édition du Festival de masques Gnaboua, Wê et Bété, dénommé “Zombo 2007”, aura lieu du 15 au 17 novembre prochain, au stade de Gnamina, village centre de la sous-préfecture de Zaïbo, à 28 km de Daloa. L'information a été donnée par le député Djétoa Nicolas, au cours d'une conférence de presse qu'il a animée jeudi dernier, à l'Assemblée nationale.

Selon le député des sous-préfectures de Daloa, Gadouan et Zaïbo, ce festival artistique vise à promouvoir les traditions du grand Ouest, et particulièrement la culture du peuple Gnaboua.

Cette manifestation, qui va s'étendre sur trois jours, verra une démonstration symbolique des plus grands masques de cette région et une conférence publique animée par le Pr Sery Bailly. 19 villages viendront de 10 sous-préfectures du grand ouest pour prendre part à ce Festival. Fraternité Matin, 11 novembre 2007