Mars 2006

No140 - Promotion culturelle : Le Popo Carnaval se mondialise

27 Mars 2006

Le lancement officiel de la 28ème édition du Popo Carnaval de Bonoua a eu lieu jeudi dernier en milieu d’après-midi à la salle Houphouët-Boigny de l’Hôtel du District d’Abidjan au Plateau. Les festivités cette année se tiendront du 18 au 29 avril prochain dans l’antre du pays Abouré.

La cérémonie de lancement qui s’est déroulée pour la première fois en dehors de la ville de Bonoua a fait dire au maire N’Guessan Faustin que le Popo se situe désormais dans le cadre de la mondialisation pour qu’il soit inclus dans la mémoire collective.“ Nous refusons que le Popo reste local mais soit plutôt ouvert au monde extérieur. Que la culture Abouré soit répandue dans tout le pays et au-delà ”, a-t-il indiqué

La présente édition a pour thème : “ Réunification de la Côte d’Ivoire ”. Il s’agit pour Mme Ahoulou Marguerite, présidente du comité d’organisation, à travers ce thème, d’unir les Ivoiriens au moment où ceux-ci sont à la recherche de leur repère. Le Popo se veut donc un puissant facteur d’Amour et de brassage des peuples.

La cérémonie qui se voulait un signal fort a donné de voir un brin de la culture Abouré par un défilé traditionnel de la femme mariée et de la nourriture, toutes deux dans des habits traditionnels recouverts de parures en or. Pour une bonne organisation de la 28ème édition, les responsables du carnaval ont lancé un appel à l’endroit des décideurs politiques et des bailleurs de fonds afin que le Popo qui est une véritable initiative culturelle soit pérennisé comme industrie génératrice de richesses, socle de tout développement.

La cérémonie de lancement a été également soutenue par l’ensemble des autorités coutumières venues massivement en vue de donner leur caution et un cachet spécial au lancement.

Source : Fraternité matin - Lundi 27 Mars 2006


No139 - Tourisme : Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat veut faire de la relance du tourisme, l’un des axes majeurs de sa politique

22 Mars 2006

La relance du tourisme interne est l’un des objectifs que le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Koné Amadou et son équipe se sont fixés comme objectifs à atteindre. Les responsables de ce ministère restent convaincus que la Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel au plan touristique. Notamment, les sites qui se trouvent dans la plupart des régions, au nombre desquels le pont de lianes à Man, les montagnes à l’Ouest, les plages du Sud côtier, …. Le directeur de cabinet du ministre du Tourisme, Traoré Kalilou, estime qu’il faut inviter les populations à faire du tourisme en se déplaçant dans les différentes régions du pays pour visiter les sites existants.

Pour réussir ce projet, le ministère organise ce jeudi un séminaire à Bouaké. Les conclusions issues de ces réflexions aideront les initiateurs à élaborer des stratégies. Toujours est-il que ce ministère entend mettre sur pied des programmes. En collaboration avec des agences de voyage et aussi avec l’appui de Côte d’Ivoire tourisme, l’un des outils de promotion du tourisme. Cependant, bon nombre de sites touristiques ont été en partie détruits. C’est donc la raison pour laquelle, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat s’est aussi fixé comme l’une de ses priorités, d’aider les opérateurs du secteur à réhabiliter les différents sites qui ont été affectés. Cette opération sera bien entendu précédée du recensement des sites hôteliers et touristiques dont il est question.

Le ministre de tutelle et ses collaborateurs reconnaissent que la guerre a sérieusement affecté le tourisme. Les touristes issus pour la plupart des pays européens ont changé de destination depuis le déclenchement de la crise en septembre 2002. Par la suite, eu égard à la détérioration de la situation socio-politique nationale, la Côte d’Ivoire a été taxée d’être un pays à risque. Tout cela a dégradé davantage la situation du tourisme. Et depuis lors, c’est le statu quo. Conséquences : le nombre de touristes à destination de la Côte d’Ivoire a fondu comme neige au soleil. Les opérateurs qui n’avaient pas assez de moyens pour affronter la nouvelle donne, ont tout simplement fermé. Ceux qui sont encore dans la course, tirent le diable par la queue.
Ainsi, le séminaire que le ministère du Tourisme et de l’Artisanat organise, vient à point nommé.

Source : Le Front - Mercredi 22 Mars 2006