Mars 2008

No300 - Les travaux du Sénat démarrent le mois prochain

31 Mars 2008

En visite d’amitié en Côte d’Ivoire, l’ancien ministre français de la Culture et membre influent du Parti socialiste français, Jacques Lang, s’est rendu hier, à Yamoussoukro, en compagnie de son hôte, le Président Laurent Gbagbo.

Arrivés à 12 heures à l’aéroport Félix Houphouet-Boigny de la capitale politique, le Président Laurent Gbagbo et son illustre invité se sont rendus d’abord au Palais des hôtes. Dans le grand hall où sont exposées toutes les maquettes des grands chantiers du transfert de la capitale, l’architecte Pierre Fakhoury, qui a conçu l’ensemble des travaux, a expliqué dans les moindres détails, ces projets en cours d’exécution sur le terrain. L’Assemblée nationale, le Sénat, l’Hôtel des députés déjà achevé, le Palais présidentiel, le tout couronné par un film institutionnel de 7mn, qui présente la future cité administrative de Yamoussoukro, dans toute sa splendeur. Avec son majestueux musée de la nature, composé de cinq jardins à nul autre pareil.

Le Président Laurent Gbagbo et Jacques Lang se sont ensuite rendus sur les chantiers. C’est une foule joyeuse de travailleurs qui a accueilli le Chef de l’Etat et sa délégation. Une occasion que leur guide, Pierre Fakhoury, a mis à profit pour révéler que les travaux avancent comme prévu au niveau de l’Assemblée nationale. «Le côté béton actuellement en exécution, prendra fin en décembre 2008. Date à partir de laquelle, tout ira très vite car tout le contrôle se fait sur place avec les différentes structures telles que le BNETD et le LBTP», a indiqué l’architecte.

Cette avancée des travaux est due, en grande partie, à l’ardeur des ouvriers. Ce qui a amené le Président Laurent Gbagbo à remettre une enveloppe de 1 million de FCFA pour les encourager à poursuivre sur cette lancée.

Au Palais présidentiel, où les travaux entamés depuis plus d’un an, nécessitent beaucoup plus d’effort et de technicité, Laurent Gbagbo a partagé ses inquiétudes à ses hôtes. «Ici, je tiens à ce qu’on avance car jamais en Afrique, on a réalisé une si importante oeuvre. Ce bâtiment fait plus de 200m de long et 60m de large. Nous sommes en train de bâtir une capitale politique et administrative qui doit tenir pour tous les siècles. Ici, nous avons 10 fois plus de bureaux qu’Abidjan. Ce que nous faisons à Yamoussoukro est tout à fait différent de ce qui existe à Abidjan.

C’est pourquoi il serait dommage que quelqu’un vienne et décide d’arrêter les travaux», a indiqué le Chef de l’Etat. Avant de dire toute sa satisfaction de voir les travaux de l’Assemblée nationale très avancés au point que l’achèvement ne peut plus être remis en cause. Et le Président de la République de conclure concernant le Palais Présidentiel : «Ici, je ne veux pas à avoir d’inquiétudes ; c’est pourquoi je souhaite que les choses aillent un peu plus vite».

Cette inquiétude a été quelque peu dissipée par l’architecte Pierre Fakhoury qui a annoncé aux personnalités, que les travaux concernant le gros oeuvre prendront fin à la fin du mois de décembre 2009.

Enfin, le Président Laurent Gbagbo et ses hôtes se sont rendus à l’hôtel des Parlementaires pour le déjeuner. Source : Fraternité Matin


No299 - Jack Lang à propos de sa visite en Côte d’Ivoire : “RÉTABLIR LE PONT ENTRE GBAGBO ET LES SOCIALISTES”

31 Mars 2008

Le ministre de la culture sous François Mitterrand a été impressionné par les chantiers qu’il a visités à Yamoussoukro en compagnie du Chef de l’état.

Monsieur le ministre, vous venez de passer une journée à Yamoussoukro: brève mais instructive, n’est-ce pas?
Nous avons eu avec Jean-Marie Leguen, le privilège de vivre quelques moments rares et intenses grâce au Président Gbagbo qui a eu la générosité de nous faire venir jusqu’ici et de nous montrer ses chantiers exceptionnels de la construction d’une nouvelle capitale. En soi, c’est déjà un évènement. Très peu de pays dans le monde ont décidé de construire une nouvelle capitale. Il y a eu l’exemple du fameux Brasilia.

Je voudrais ouvrir une parenthèse pour regretter que les Européens ou l’Union européenne n’aient pas construit un Brasilia ou un Yamoussoukro européen plutôt que de choisir Bruxelles ou Luxembourg ou une autre ville déjà existante. Parce que je crois qu’une nouvelle capitale donne à un pays une âme rajeunie, transformée ; une nouvelle dynamique. En plus, la puissance d’Abidjan doit être contrebalancée par d’autres pôles. Yamoussoukro sera de loin un grand pôle intellectuel, politique et économique.

Vous avez d’abord suivi la projection du film de sept minutes présentant les chantiers du transfert. Vous êtes allé sur les sites de l’Assemblée nationale, du Palais présidentiel, de la Voie triomphale : quelles sont vos impressions?
Je ne peux pas ne pas penser à Monsieur Félix Houphouet-Boigny qui a ouvert la voie; le Président Gbagbo a eu cette idée idéale et ambitieuse de transformer le projet initial en un projet grandiose, puissant et je l’espère irréversible. L’impression qu’on a d’abord, c’est que la volonté humaine a d’immenses capacités. Ce chantier creusé dans le sol avec ces prouesses technologiques, l’ampleur du plan, son ambition du pouvoir politique entouré du pouvoir administratif de l’Etat…m’ont sincèrement impressionné.

Certains pensent que de tels projets n’ont pas un caractère productif, surtout en temps de guerre. Quel est votre avis?
Au premier abord, je ne suis qu’un ami de la Côte d’Ivoire. Je ne suis pas Ivoirien; je suis un ami du Président Gbagbo. En même temps, je respecte la souveraineté et la liberté des autorités ivoiriennes. Je ne donne que le point de vue d’un citoyen, qui n’est pas nouveau. Par exemple, s’il y a eu la guerre et la crise, j’ai toujours pensé que, plus un pays rencontrait des difficultés, plus il devrait se fixer de grandes ambitions.

L’argument qui est parfois utilisé, même dans mon propre pays, c’est la crise économique pour justifier la réduction d’investissement culturel (la recherche, l’éducation)…Ce sont des arguments que je n’accepte pas. Je dirais, au contraire, s’il y a une crise, c’est une raison supplémentaire pour sortir de cette crise par de nouvelles ambitions nationales ou internationales. Par ailleurs, les investissements comme ceux-là sont nécessairement productifs. Dans l’immédiat, ils font travailler des secteurs, des ingénieurs, des techniciens : ils sont donc créateurs d’emplois.

Je crois aussi que l’une des grandes questions auxquelles la Côte d’Ivoire est confrontée est le développement trop important de la capitale actuelle. Avec toutes les difficultés que cela représente en termes de sécurité, de conditions de logements… C’est une bonne idée que de créer une autre ville qui sera une ville-capitale. Quand on se lance dans des grands chantiers comme ceux-là, on l’a vu avec Mitterrand, on se fait critiquer : pourquoi autant d’argent, pourquoi autant de dépenses…Ne vaudrait-il pas faire autre chose ? Rien n’est comparable, mais prenons l’exemple de ce que nous avons fait au Louvre à Paris.

On a fait un investissement énorme, énorme. A l’époque, on a été très attaqué. A cette époque, il y avait une crise aussi : elle n’était pas militaire mais financière. Je me souviens de cette belle parole de Mauroy : «Protégez les budgets de la culture, de l’éducation et de la recherche. Quand il y a crise, il faut laisser allumées quelques lumières». Yamoussoukro, c’est la lumière du futur.

Vous avez été ministre de la Culture de François Mitterrand, un Président bâtisseur; vous venez de visiter les chantiers du Président Gbagbo: quels commentaires?
Ecoutez, si un Chef d’Etat n’est pas bâtisseur, à quoi sert-il ? Certes, il sert à représenter la nation, le pays, mais on attend d’un Chef d’Etat qu’il prépare le futur, qu’il ne soit pas seulement le gestionnaire du court terme. Ça compte le court terme, c’est très important. Disons la vie matérielle des gens, la santé, l’éducation, le transport : c’est important, mais en même temps, il faut donner à un pays ou à une nation des horizons plus lointains pour se projeter vers le futur.

Quand une nation a un futur, elle est plus créative, plus productive, plus inventive. Avec le Président Gbagbo, je me sens en harmonie, en connivence, en synchronie, en résonance. J’aime les gens comme lui qui sont à la fois patriotes et qui ont le sens de l’Etat.

Monsieur le ministre, vous vous déclarez en phase avec le Président Gbagbo. Les Ivoiriens considèrent que le camarade n’a pas eu le soutien franc des socialistes dans la gestion de la crise.
Oui, c’est vrai, ce que vous dites, à l’exception de quelques-uns : Emmanuelli, Josselin Premièrement, je pense qu’en France même, il y a eu une énorme manipulation, organisée par certains médias et le gouvernement sans doute. Et quelques autres. Quoique de bonne foi, mais ça n’excuse rien, les socialistes ont été victimes ou complices de cette manipulation. Il y a également une grande part de méconnaissance et d’ignorance. Certains socialistes ont manqué de retenue et de capacité d’autonomie par rapport à la manipulation médiatique.

Je suis donc venu ici avec mon ami Jean-Marie Leguen pour rétablir le pont entre les socialistes français, le Président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire. C’est le sens de notre mission. On le fera avec conviction et doigté car le Président Gbagbo est un vrai homme de gauche qui a le sens de la solidarité. Il a été confronté à des situations difficiles sur lesquelles nous allons demander une commission d’enquête. Source : Fraternité Matin


No298 - Sortie de crise : Jack Lang exhorte les Français à revenir en Côte d’Ivoire

31 Mars 2008

L’ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, a exhorté samedi soir au cours d’une conférence de presse tenue à la résidence du Chef de l’Etat, à Cocody, les Français à pratiquer à nouveau la destination Côte d’Ivoire. “Venez en Côte d’Ivoire, venez-y investir. C’est un pays accueillant”, a-t-il lancé.

Au terme d’une mission “libre, autonome et citoyenne” de trois jours passée à Yamoussoukro et Abidjan, Jack Lang et le député, adjoint au maire de Parti et vice-président de l’Assemblée française, Jean-Marie Leguen, veulent servir d’interface dans le réchauffement des relations ivoiro-françaises.

Cette médiation, aussi nécessaire soit-elle, aurait dû venir au plus fort de la crise ivoirienne. Jack Lang le reconnaît. Il en donne les raisons. “Nous ne connaissions pas bien la situation. Nous étions victimes de manifestations diverses”, a-t-il révélé.

Aujourd’hui, l’ancien ministre français de la Culture entend faire un travail d’information et de pédagogie en France. Pour que la page de la méfiance à l’égard de la Côte d’Ivoire et du Président Laurent Gbagbo soit tournée.

“Comment peut-on reprocher à Laurent Gbagbo, qui a été élu, d’avoir préservé l’ordre républicain?,” s’est interrogé Jack Lang.

Evoquant le bombardement de Bouaké par les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS) où des soldats français ont trouvé la mort, le conférencier s’est dit favorable à “la création d’une véritable enquête sur cette affaire. Pour faire connaître la vérité”. Selon lui, le Président Gbagbo, le Premier ministre Soro Guillaume et le président du PDCI, Henri Konan Bédié partagent cet avis.

Aujourd’hui, la paix civile existe en Côte d’Ivoire. Pour la consolider, l’ancien ministre français de la Culture pense qu’il faut tenir des élections.

En début d’après-midi, Jack Lang, “fidèle” à l’ancien Président français François Mitterrand, a été fait Commandeur de l’ordre ivoirien par le Président Laurent Gbagbo. A son tour, il a salué “l’humanisme” du Chef de l’Etat. “Votre passion pour la Côte d’Ivoire et votre intelligence politique font que sous votre autorité la Côte d’Ivoire retrouve la paix”, a dit M. Lang. Source : Fraternité Matin


No297 - Coopération/ SEM Koffi Yao Charles(Ambassadeur de Côte d’Ivoire près les Etats-Unis) : “Pour les États-Unis, nous sommes un pays majeur”

22 Mars 2008

Le nouvel ambassadeur de Côte d’Ivoire aux USA a présenté ses lettres de créance au Président Bush au mois de janvier dernier. Il parle de la diaspora ivoirienne et des relations diplomatiques.

Quelle ambiance a prévalu lors de vos retrouvailles avec la diaspora ivoirienne que vous avez quittée il y a un peu plus de 3 ans?

C’est avec beaucoup d’émotion que je retrouve cette communauté ivoirienne avec laquelle j’ai, entre autres, partagé les moments tristes et inoubliables du début de la crise. Ensemble, nous avions pleuré. Et c’est avec beaucoup de joie que je reviens la retrouver cette fois au moment où nous amorçons, avec plein d’espoir, la sortie de crise. Je retrouve donc une communauté organisée, sérieuse et qui a aussi ses défis spécifiques, comme du reste toute communauté étrangère. Ce que je retiens après quelques semaines, c’est sa volonté toujours grandissante de se surpasser et d’affronter les défis qui se posent à elle. Dans l’ensemble, la diaspora ivoirienne aux Etats-Unis d’Amérique manifeste un souhait immense de faire de la Côte d’Ivoire, un pays majeur en sous-région et en Afrique.

Excellence, vous venez de rencontrer les représentants de la communauté ivoirienne aux Etats-Unis d’Amérique. Que retenez-vous de cette rencontre qui aura duré plus de quatre heures?

J’en retiens une volonté profonde de se regrouper, de se soutenir mutuellement les uns les autres. Malheureusement, cette solidarité a trop souvent tendance à se limiter aux événements malheureux, particulièrement aux funérailles. Je crois que tous les participants l’ont reconnu. Il s’agit maintenant de faire en sorte que nous puissions passer à une étape beaucoup plus ambitieuse. Notamment en nous impliquant davantage dans le tissu économique américain. Et surtout, par une contribution plus significative au développement de notre pays. J’ai également noté cette fierté, cet amour d’appartenir à la communauté, à la Côte d’Ivoire.

Après avoir écouté ces représentants,selon vous, que manque-t-il à la diaspora ivoirienne aux Etats-Unis pour constituer véritablement cette force intellectuelle et économique pour son pays à l’image des diasporas sénégalaise, éthiopienne et malienne?

Il y a effectivement une réalité qu’il importe de souligner. Vous avez cité des communautés telle que la communauté éthiopienne, qui elle, a bénéficié d’une situation historique. Et les communautés sénégalaise et malienne qui sont très actives à New York. Toutefois, il ne faut pas négliger le dynamisme des Ivoiriens dans le domaine du transport. Mais cela reste insuffisant. Le paradoxe au niveau de la diaspora ivoirienne est que cette communauté a un niveau moyen Bac+2. C’est donc une ressource humaine non négligeable. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est pouvoir faire l’adéquation entre cette bonne ressource intellectuelle et son intégration dans ce pays d’accueil et le nôtre. Avec une analyse dépassionnée et approfondie, on pourra identifier les entraves et rendre la diaspora utile à tous niveaux.

Excellence, comment se portent les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis d’Amérique?

Les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis d’Amérique se portent excellemment. J’en veux pour preuve leur soutien à notre pays depuis le déclenchement de la crise. Rappelez-vous qu’au niveau du Conseil de sécurité, ils ont opposé un refus au moment où d’autres pays préconisaient la mise sous le boisseau de notre Constitution. De plus, il y a eu la nomination d’un nouvel ambassadeur américain dans notre pays et vice-versa. Mais de tout temps, les Américains ont démontré leur intérêt pour la Côte d’Ivoire. Dès le lendemain de mon arrivée, j’ai été reçu par le Secrétaire d’Etat adjoint, M. John Negroponte, à qui j’ai remis les copies figurées de mes lettres de créance. Celui-ci s’était rendu auparavant à Abidjan pour s’informer de la situation politique en Côte d’Ivoire et de l’évolution de la mise en œuvre de l’Accord politique de Ouagadougou. C’est vous dire que les relations entre nos deux pays sont excellentes.

Pensez-vous que les Etats-Unis d’Amérique ont une opinion évolutive de la situation en Côte d’Ivoire, puisque notre pays est toujours sur la liste des destinations non conseillées aux citoyens américains?

Cela répond à un principe. Pour les Etats-Unis d’Amérique, dès l’instant où une situation comme celle que nous traversons survient dans un pays, la machine constitutionnelle et administrative se met automatiquement en marche. Ce pays est mis à l’index et la coopération est suspendue. Cela ne veut pas dire qu’ils prennent une sanction contre ce pays. Mais par principe, les Etats-Unis d’Amérique qui sont grands défenseurs de la liberté et de la démocratie ne peuvent pas traiter avec un pays où les fondements de la démocratie sont bafoués.

N’empêche que depuis un an, la situation a littéralement évolué. La question est de savoir si, de façon délibérée, les Etats-Unis d’Amérique refusent de suivre l’élan amorcé par la Côte d’Ivoire ou s’ils sont mal informés.

Non, les Etats-Unis d’Amérique suivent avec beaucoup d’intérêt ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Je vous disais tout à l’heure que le Secrétaire d’Etat adjoint, M. Negroponte, a effectué une mission d’Etat en Côte d’Ivoire. Les Etats-Unis d’Amérique suivent d’autant plus la situation en Côte d’Ivoire que lors de ma présentation de lettres de créance, en réponse à mon discours, le Président Bush a indiqué que le retour de la Côte d’Ivoire à la stabilité et la reprise de son rôle de leader dans la sous-région sont d’un intérêt vital pour son pays. Cela veut tout dire. La Côte d’Ivoire est un pays majeur dans la sous-région. Et c’est sous cet angle que les Etats-Unis d’Amérique la perçoivent. Ce qu’ils attendent de nous, c’est que le processus initié avec l’Accord politique de Ouagadougou aboutisse à des élections justes et transparentes à l’issue desquelles un Président sera élu. Je puis vous assurer que les Etats-Unis d’Amérique suivent avec beaucoup d’attention le processus de paix en Côte d’Ivoire.

Est-ce cette attention qui a poussé George Bush à reconduire les sanctions contre les leaders de la galaxie patriotique et des Forces nouvelles?

Les Etats-Unis d’Amérique font partie du Conseil de sécurité de l’ONU. Quand une décision est prise à l’unanimité par ledit Conseil, le Congrès américain demande à son gouvernement de la confirmer. Il s’agit d’un processus découlant de la Constitution américaine qui fait obligation au Président d’entreprendre une telle démarche.

Excellence, lors la présentation de vos lettres de créance au Président Bush, vous avez instamment demandé la réintégration de la Côte d’Ivoire à l’AGOA. Quelle est la suite accordée à cette demande?

Nous avons perdu notre éligibilité à l’AGOA tout simplement parce que nous avons connu un coup d’Etat qui s’est mué en guerre. Sinon, la Côte d’Ivoire, du point de vue de ses performances commerciales, répond aux critères définis par les Etats-Unis d’Amérique. J’en suis convaincu, dès que nous aurons normalisé la situation, à l’issue des élections, les Etats-Unis d’Amérique lèveront les sanctions prévues par la loi 508 et nous pourrons réintégrer l’AGOA. Et le plus rapidement serait le mieux parce que nous perdons beaucoup d’opportunités.

Il y a environ deux semaines, le président Bush a effectué une tournée africaine. Il a “sauté” la Côte d’Ivoire pour visiter le Ghana et le Liberia. N’est-ce pas là une gifle à la diplomatie ivoirienne?

Non, absolument pas ! Les pays visités ont été choisis à dessein. Le gouvernement américain voulait, sur place, évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des différentes initiatives, notamment en matière d’éducation, de lutte contre le VIH/SIDA, la pauvreté, qu’il a inscrites au centre de sa nouvelle approche de développement en Afrique. Il faut reconnaître aussi que ces pays font preuve de culture démocratique.

Cela ne devrait pas être vu par les Ivoiriens comme une sanction. Au contraire, cela doit être perçu comme une invitation à un engagement collectif en vue du retour à une situation normale. Il est donc de notre intérêt de favoriser la cohésion du pays et consolider la démocratie. Il s’agit là de valeurs universelles. Ces pays visités gagnent non seulement du point de vue diplomatique, et cela est important, mais également ils engrangent des retombées financières inestimables. La Tanzanie a reçu près de 700 millions de dollars dans le cadre du programme de réduction de la pauvreté et le Bénin 300 millions. Autre chose, le fait que trois des cinq pays visités se situent en Afrique de l’Ouest est une indication de l’importance de notre sous-région aux yeux des Etats-Unis d’Amérique. Cela augure pour notre pays de perspectives heureuses. Source : Fraternité Matin, 21 Mar 2008


No296 - Sortie de crise : Des femmes en Israël pour soutenir l’Accord de Ouaga

22 Mars 2008

Une dizaine de femmes, membres de l’organisation «Femmes chrétiennes pour la recherche de la paix», sont en pèlerinage en Israël depuis le 12 mars et seront de retour le 28 du même mois. Le voyage a été possible grâce à l’appui de la Primature et de la Présidence de la République. Ces femmes se rendent en terre sainte, selon elles, afin de parachever par la prière l’œuvre de paix débutée tout au long de la crise militaro- politique qui a secoué le pays.

Pour Mme Zogbopha Rita, présidente des Femmes chrétiennes pour la recherche de la paix, les femmes ont vu ce que Dieu a commencé à faire. «Ce sont les prières qui nous ont conduits à l’Accord politique de Ouaga, en mettant au cœur du Président de la République beaucoup d’humilité, ce qui a engendré la sagesse du Premier ministre Soro Guillaume. Tout cela, c’est l’œuvre de Dieu, c’est pour cela qu’il faut aller en terre sainte pour lui rendre gloire afin qu’il achève ce qu’il a commencé ; pour que la Côte d’Ivoire retrouve sa place initiale dans le monde ». Mme Zogbopha qui n’était pas de ce voyage, s’y rendra plus tard avec un autre groupe.

Les femmes chrétiennes pour la recherche de la paix sont engagées dans des actions et prières pour la paix en Côte d’Ivoire depuis le début de la crise. Source : Fraternité Matin


No295 - Normalisation en Côte d’Ivoire, l’ONU baisse ses niveaux de sécurité de 3 à 2

22 Mars 2008

L’Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (ONUCI) a annoncé, mercredi, la baisse des "phases de sécurité"

L’Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (ONUCI) a annoncé, mercredi, la baisse des "phases de sécurité" appliquées à son personnel, comme le réclamaient les autorités ivoiriennes qui jugeaient cette modification à même de rassurer les investisseurs étrangers. "Les avancées du processus de paix ont permis une réévaluation des conditions de sécurité en Côte d’Ivoire", a expliqué le porte-parole de l’ONUCI, Hamadoun Touré, lors d’un point de presse. En conséquence, le représentant du secrétaire général des Nations unies en Côte d`Ivoire, Y. J. Choi, a décidé, après avis du département "sûreté" de l`ONU, de "modifier les phases de sécurité", a-t-il ajouté. Les régions de Bouaké, Séguéla, Korhogo, Man et Guiglo passent de la phase 4 à 3 et le reste du territoire ivoirien de la phase 3 à 2, a précisé à l’AFP le porte-parole de l`ONUCI. Ces phases, qui correspondent au niveau de sécurité des personnels et modifient notamment les règles de déplacement ou les couvre-feux, avaient été revues à la hausse en janvier 2006. A cette époque, l’ONUCI avait été la cible de violentes manifestations des partisans du président Laurent Gbagbo qui protestaient contre une décision de la communauté internationale de ne pas prolonger le mandat de l’Assemblée nationale, arrivé à échéance. Nombre d’organismes internationaux, agences de notation, missions diplomatiques, compagnies d’assurance ou encore les grandes entreprises internationales tiennent compte de la phase de sécurité "ONU" dans leurs appréciations sur le "risque pays". Source : Le Patriote, 21 mars 2008


No294 - Francophonie : Les pirogues pour célébrer le 20 mars 2008

22 Mars 2008

Le village de Moossou dans le département de Grand-Bassam, a accueilli du beau monde le mercredi 19 mars, pour célébrer l’interculturalité et la fraternité francophone. Les rives du plan d’eau lagunaire de ce village ont abrité ce jour-là, la deuxième journée des manifestations commémorant la sixième édition de la francophonie.

Et pour sceller l’union et la solidarité francophones, l’Agence ivoirienne de coopération francophone (AICF), a fait le choix de la course de pirogues pour traduire dans les faits la réalité du thème de cette deuxième journée; à savoir “Francophonie, coopération solidaire et développement durable. Justifiant le choix de la manifestation du jour et du site, la directrice de l’AICF Mme Agnès Monnet, a soutenu qu’il était le témoignage d’un hommage et d’une gratitude à Mme Simone Ehivet Gbagbo, marraine de ladite journée et fille de Moossou. Elle qui, au fil des éditions, n’a cessé d’apporter son soutien à cette manifestation majeure du monde francophone.

En outre, a-t-elle expliqué, ce sport original en même temps qu’il est facteur de rapprochement et de tolérance, n’en demeure pas moins un fait culturel et un attrait touristique de premier plan. Par ailleurs, estime la directrice, la nouvelle configuration du système économique “ impose à chaque pays...d’exploiter tout espace de rencontres et d’échanges”.L’AICF du fait qu’elle s’inscrit dans la perspective de sortie de crise, envisage d’associer davantage les populations en tant que force de proposition. Un programme et une démarche nouvelle auxquels adhère pleinement la Première dame.

A travers son représentant, le ministre Lazare Koffi Koffi, elle a réaffirmé sa vision fraternelle et universaliste de l’espace francophone. Une nécessité d’ouverture qui en aucune façon ne doit être, a dit le ministre,” un espace de reniement de soi, mais un lieu dynamique et tolérant d’échanges et de respect mutuel”. La Côte d’Ivoire qui a fraternisé à Moossou avec les autres peuples francophones représentés par leurs drapeaux respectifs dans les pirogues, est celle de “l’espérance, de l’ouverture et du partage”, a-t-il insisté. La manifestation sportive elle-même s’est déroulée en quatre phases.

Quatre courses d’une distance de 150 m en aller et retour, en individuel en double, à cinq puis à dix. A l’issue des différentes étapes de cette randonnée sportive sur la lagune, le grand vainqueur qui a remporté le trophée Simone Ehivet Gbagbo de cette édition 2008 est le nommé Kodjo Joël de Moossou 1. Les efforts des piroguiers concurrents ont été, à la fin de la compétition, récompensés par différents trophées, des diplômes de participation et des sommes d’argent. Source : Fraternité Matin


No293 - Gbagbo à "Paquinou" chez les Akouè : "Je suis venu vous demander de travailler à la résurrection de la Côte d'Ivoire"

22 Mars 2008

Le couple présidentiel a célébré la fête de Pâques 2008 à Seman, chef-lieu de canton Akouè, à Yamoussoukro. Les chefs des 50 villages, les cadres et les jeunes du Canton Akouè ont bénéficié du soutien d'autres frères des régions de la Vallée du Bandama et de la Marahoué.

Face à la population, qui s'est massivement mobilisée à la place du foyer du village, le Président de la République, Laurent Gbagbo n'a pas manqué d'exprimer sa joie d'être en ce lieu. Il en a profité pour rassurer la population sur la fin de la guerre. Il a surtout demandé le soutien de ce peuple pour la réussite de sa politique. Tout en affirmant que la guerre est un vieux souvenir. Le Président Gbagbo a ajouté que ce retour à la paix ne saurait suffire. Car, il reste encore à gagner la bataille de l'organisation des élections.

Aussi, le Président Gbagbo a-t-il interpellé tous les acteurs politiques ivoiriens afin qu'ils travaillent à la tenue de ces scrutins, seule voie d’accéder au pouvoir d'Etat. Le Chef de l’Etat déplore en effet que «…des gens veuillent gouverner sans passer par les élections. Comme si l'on pouvait aller au paradis sans passer par l'épreuve de la mort ». Les élections sont nécessaires pour permettre au pays de rebondir. Je suis venu vous demander de travailler à la résurrection de la Côte d'Ivoire", a insisté le Président Gbagbo.

L'autre soutien que le Chef de l'Etat attend du peuple Akouè de Yamoussoukro, c'est le don de sa terre en vue du transfert de la capitale. Notamment, pour la réalisation des édifices de la cité administrative et politique ainsi que les grandes voies de circulation. Toutefois, le Président Gbagbo se dit prêt pour engager des discussions avec les populations par l'entremise du préfet et du gouverneur du District afin pour qu'il y ait une compensation.

Le chef du village de Seman, Yao Kouassi François, le porte-parole du comité d'organisation, Edouard Amorofi et le président de l'association des chefs de Yamoussoukro se sont tous dit honorés par cette visite en laquelle personne ne croyait. Le chef de village a offert la terre du village à la Première dame.

Pour sa part, le Edouard Amorofi a dénoncé le mauvais traitement dont ce village a été victime depuis toujours. Alors même qu'il a offert gîte et couvert à l'enfant Président Houphouët-Boigny. Ni promotion pour les cadres, ni même un candidat malheureux aux élections n'est venu de ce village. Pis, le peuple Akouè ne partage pas sa richesse ; préférant en jouir tout seul. C'est donc un appel au secours que le chef du village de Seman a lancé au couple présidentiel pour qu'il l'accepte; lui ouvre les bras et l'aide. Parce qu’aujourd’hui les Akouè se considèrent comme "un peuple orphelin, sans mère ni père" depuis la mort d'Houphouët-Boigny.

Les populations de Seman on donc offert des présents au couple présidentiel, en particuliers des tenues traditionnelles. Le village de Seman a reçu en retour du matériel médical et des médicaments d'une valeur de 10 millions pour l'équipement du centre de santé. Source : Fraternité Matin, 22 Mar 2008


No292 - Salon mondial du Tourisme à Paris : La Côte d’Ivoire séduit les professionnels du secteur

21 Mars 2008

Après sa participation à la 29e édition du salon international du tourisme «Top Resa» à Deauville en France, au mois de septembre 2007, le ministère ivoirien du Tourisme et de l’Artisanat dirigé par Sidiki Konaté, veut renouer cette année avec la tradition. Mais bien avant la 30e édition (Top resa), qui aura lieu cette fois à Paris, du 16 au 19 septembre 2008, la Côte d’Ivoire vient de participer à la 33e édition du salon mondial du tourisme devenu cette année MAP ou le Monde à Paris. C’était du 15 au 17 mars dernier à Paris.

Pour cette première édition, le MAP a enregistré plus de 2000 sociétés du secteur des voyages, 300 destinations, 900 médias et plus de 100 000 visiteurs. Pour la Côte d’Ivoire, cette tribune fut un cadre idéal pour communiquer sur la normalisation de la vie publique et une occasion pour le tourisme ivoirien de présenter ses atouts. «Il s’agit de renouer d’importants contacts avec les professionnels, la presse spécialisée et le grand public du marché français», confie M. Ousmane Touré, directeur adjoint du bureau de l’artisanat et du tourisme à Paris.

Pour M. Jean-Jacques Kouassi Kouamé, sous directeur de la promotion extérieure, «cette énième présence à Paris est une façon de rassurer les professionnels touristiques et hommes d’affaires européens et français en particulier et leur présenter l’offre touristique ivoirienne et les y inviter. Cette année le stand ivoirien occupe un espace modeste de 21 m2 décoré au goût de l’artisanat de toutes les régions de Côte d’Ivoire. Nous avons proposé aux nombreux visiteurs, des dégustations de notre café et autres boissons locales telles le champagne d’ananas et liqueurs de cacao et café», indique M. Serge Hié, directeur du bureau du tourisme et de l’artisanat à Paris.

M. Camara Mohamed, directeur de cabinet et chef de délégation, a trouvé les mots justes pour présenter à la presse française les atouts que présente la Côte d’Ivoire dans le domaine de la découverte. «L’un des buts du ministère du Tourisme et de l’artisanat est certes de promouvoir la destination Côte d’Ivoire. Mais au vu du contexte actuel du pays et de son contexte pendant les cinq dernières années, permettez moi de mettre au défi quiconque hésite encore de choisir la destination Côte d’Ivoire », a-t-il expliqué. A cette occasion, Sotra tourisme était représentée par son directeur général, M. Francis Coulibaly. Source : Le Matin d'Abidjan, Vendredi 21 Mars 2008


No291 - Reconstruction post-crise : L’écodiplomatie au secours de la relance

21 Mars 2008

Le ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, SEM Youssouf Bakayoko, ne rate aucune occasion lors de ses différents déplacements de faire entendre la voix de la Côte d’Ivoire et surtout de convaincre le monde extérieur à venir participer à sa reconstruction post-crise, ce d’autant que ce pays offre de réelles opportunités d’investissements avec ses nombreuses potentialités.

Il voit dans la quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD IV) qui se tiendra à Yokohama, au Japon, du 28 au 30 mai 2008, une belle tribune pour la Côte d’Ivoire afin de relancer son processus de développement en établissement notamment des relations commerciales avec les pays émergents d’Asie et de l’Amérique du sud qui sont dans la coopération sud-sud considérés comme des pays du nord. Son Excellence M. Youssouf Bakayoko s’est donc, depuis mercredi soir, envolé pour Libreville, la capitale du Gabon pour prendre part du 20 au 21 mars, à la troisième et dernière réunion ministérielle dans le cadre des préparatifs de la TICAD IV.

La réunion de Libreville va examiner les résultats des différentes réunions régionales, approfondir et rationaliser les discussions sur les trois priorités de la TICAD, à savoir la consolidation de la paix, le développement humain et la réduction de la pauvreté par la croissance économique.

Elle va aussi conduire ses réflexions sur les quatre domaines de coopération possibles dans le cadre de la TICAD IV et qui porte sur l’accélération de la croissance économique, l’accomplissement des Objectifs de développement du millénaire, la consolidation de la paix et de la démocratie, les questions d’environnement et le changement climatique. Cette réunion offrira par ailleurs, l’opportunité aux participants de se mettre d’accord sur «la Déclaration de Yokohama». Avant la rencontre de Libreville, le ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, SEM Youssouf Bakayoko a séjourné du 1er au 4 mars à Manille, capitale des Philippines et du 5 au 7 mars à Singapour où il a conduit une mission qui a fait de l’écodiplomatie, car il a toutes les fois co-animé les différentes tribunes avec le directeur général du BNETD, Ahoua Don Mello.

Auprès des autorités des Philippines, le chef de la diplomatie ivoirienne a défendu la nécessité et la pertinence du couple développement/paix, utile au retour et à la consolidation d’une paix durable dans un pays qui, comme la Côte d’Ivoire, vit une situation post-crise. Il a alors sollicité l’assistance des Philippines à travers un appui au développement économique et au renforcement des relations commerciales. Sans oublier le dossier du transfert de la capitale à Yamoussoukro au sujet duquel, il a également prié les Philippins de faire bénéficier à notre pays de leur expertise.

Le ministre Youssouf Bakayoko a trouvé auprès de ses hôtes une oreille attentive. Les Philippins qui ont apprécié à sa juste valeur la première visite d’un ministre ivoirien des Affaires étrangères chez eux et demandé le soutien de la Côte d’Ivoire à la candidature de Mme la Sénatrice Miriam Defensor Santiago à la Cour internationale de justice de La Haye et à son statut d’observateur à l’Organisation de la conférence Islamique, ont accepté d’offrir leur expertise pour le transfert de la capitale et d’explorer les possibilités de coopération agricole entre les deux pays.

Ils ont décidé d’un projet d’accord commercial entre la Côte d’Ivoire et les Philippines avec le soutien du Sénat, de l’établissement de liens entre les deux capitales, d’un échange d’étudiants et de professeurs. à la suite de l’exposé du directeur général du BNETD sur le potentiel économique et les possibilités d’investissements en Côte d’Ivoire, les hommes d’affaires philippins se proposent d’effectuer une mission commerciale à Abidjan, en septembre 2008 en associant les chambres consulaires d’autres pays d’Asie.

Les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie des Philippines veulent rédiger un mémorandum d’accord avec la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire. Ils ont même invité cette chambre à prendre part à la Conférence annuelle à Manille prévue du 22 au 24 octobre 2008. A Singapour, Son Excellence Youssouf Bakayoko a mis l’accent sur la nécessité d’une coopération sud-sud avec une présentation exhaustive du potentiel économique ivoirien dans les secteurs de l’agriculture, des mines, du pétrole, du gaz, des infrastructures routières et portuaires, non sans avoir initialement mis en avant les avantages du code ivoirien des investissements.

En conséquence, la délégation ivoirienne a obtenu d’autres promesses. Ainsi, le Singapore Port Authority se propose de recevoir une mission du Port autonome d’Abidjan (PAA) pour un programme de formation et envisage de contribuer à sa gestion. Par ailleurs, la Fédération des hommes d’affaires de Singapour est favorable à l’idée d’une mission à Abidjan pour mieux apprécier les opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire. Source : Fraternité Matin, 20 Mars 2008


No290 - 6è foire Commerciale de la CEDEAO : Abidjan, Hôte de l'édition 2012

21 Mars 2008

La Côte d’Ivoire a été désignée pour organiser la prochaine foire commerciale de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) prévue dans quatre ans. L’information est donnée par une dépêche de l’agence de presse APANEWS de ce dimanche 16 Mars.

L’agence panafricaine de l’information indique que le président national du comité d’organisation de la 5è édition de la foire de la CEDEAO, M. Justin Bayili, accompagné du ministre burkinabé du Commerce et de la Promotion de l’entreprise et de l’Artisanat, M. Mamadou Sanou, ont transmis le fanion de la CEDEAO à la délégation ivoirienne, massivement présente à cette foire ce samedi soir à Ouagadougou.

Instituée en 1992, la foire de la CEDEAO vise à promouvoir l’intégration économique et les échanges intracommunautaires entre les Etats de l’espace communautaire. Elle offre aussi, selon les organisateurs, un cadre d’échanges d’expériences et d’établissement de partenariats aux entreprises Ouest Africaines.

Faut-il le rappeler, c’est le Sénégal qui a été le premier pays de la sous-région à organiser en 1995 cette rencontre des opérateurs économiques. En principe la foire se déroule de manière rotative dans les différents pays membres de la Communauté.

La 5è édition de la foire a eu pour thème : «Consolidation du commerce intracommunautaire à travers les technologies de l’information et de la communication». Elle a enregistré la participation de 11 pays sur les 15 pays que compte la CEDEAO. Source : Fraternité Matin


No289 - Coopération sud-sud : Une réunion préparatoire du 3e sommet du G77 aura lieu à Abidjan

14 Mars 2008

Le chef de l’état a reçu en audience, le président du groupe 77 plus la Chine, hier, au Palais.

Le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo a donné son accord pour l’organisation en Côte d’Ivoire, d’une réunion préparatoire à la conférence des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud en 2009 en Argentine et au troisième sommet du Groupe 77 plus la Chine, qui se tiendra en Afrique en 2010.

«Nous sommes venus échanger avec le Président de la République, recevoir ses conseils et son accord, pour l’organisation, en juin prochain, d’une réunion très importante au niveau des ministres des Affaires étrangères du G77 plus la Chine en Côte d’Ivoire. Le Président a accepté que son pays accueille cette importante réunion préparatoire à la grande rencontre des Nations Unies, et à laquelle le Groupe des 77 plus la Chine va apporter une grande contribution parce que c’est un groupe qui défend les intérêts des pays du tiers monde et qui travaille à la consolidation des relations entre les pays du Sud», a déclaré Dr John W. Ashe, président du Groupe des 77 plus la Chine, à sa sortie d’audience.

La réunion de juin évoquera les voies et moyens pour consolider la coopération Sud-Sud, préparera la Conférence Sud-Sud qui aura lieu en Argentine en 2009. Elle aura également à examiner le suivi de la mise en œuvre des différentes décisions et recommandations qui ont été adoptées au premier sommet du Groupe des 77 qui s’est tenu à la Havane (Cuba) en 2000, et au deuxième sommet qui a eu lieu au Qatar en 2005. Enfin, elle jettera les bases du troisième sommet qui aura lieu en Afrique en 2010.

L’Ambassadeur John W. Ashe était accompagné de M. Mourad Ahmia, secrétaire exécutif du Groupe des 77. Le Groupe des 77 plus la Chine a été fondé en juin 1954 par déclaration commune de 77 pays à la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). C’est une coalition de pays en développement, conçue pour promouvoir les intérêts économiques collectifs de ses membres. Source : Fraternité Matin, Dernière mise à jour : 14 Mar 2008


No288 - Promotion des investissements : L’ambassadeur Djangoné-Bi “vend” les mines et hydrocarbures aux Anglais

14 Mars 2008

Les missions diplomatiques ivoiriennes s’impliquent dans la mobilisation des investisseurs.

Présenter les opportunités d’investissement afin de susciter un intérêt chez les hommes d’affaires anglais à investir en Côte d’Ivoire, telle est l’initiative que vient de prendre l’ambassade de la Côte d’Ivoire en Grande- Bretagne. En organisant du 9 au 12 mars dernier, avec l’appui de la société britannique Cluff Gold (concessionnaire de la mine d’or d’Angovia dans la région de Yamoussoukro), un séminaire sur les opportunités d’investissement dans les domaines des mines et des hydrocarbures, à Londres, la capitale britannique.

Cette rencontre qui s’est tenue au Crown Plaza Hôtel a vu la participation d’une cinquantaine de responsables de sociétés opérant dans les mines et hydrocarbures, les finances et l’assurance. Occasion pour le ministre des Mines et de l’Energie, Léon-Emmanuel Monnet, accompagné de son directeur de cabinet, Françoise Kadio-Morokro, et des directeurs généraux de la Sodemi, de la Petroci et des Hydrocarbures de faire connaître aux opérateurs économiques britanniques le potentiel de la Côte d’Ivoire en mines et en hydrocarbures, et de les rassurer au sujet de l’amélioration de l’environnement des affaires dans le pays depuis l’Accord politique de Ouagadougou, signé le 4 mars 2007.

A la suite du ministre Monnet, Jean Likane Yagui, Kassoum Fadika, et Bandama Kouassi Gilbert, respectivement DG de la Sodemi, Petroci, et des Hydrocarbures, ont apporté d’autres éclairages, chacun, sur son domaine d’activité et les avantages qu’offre le pays aux investisseurs. Le directeur de Cluff Gold, Robert Yobou, un opérateur déjà présent en Côte d’Ivoire, et qui a appuyé cette activité de promotion économique de l’Ambassade de la Côte d’Ivoire près le Royaune-Uni, de Grande- Bretagne et d’Irlande du Nord que dirige SEM. Philippe Djangoné-Bi à Londres, a de son côté rassuré la cinquantaine d’investisseurs potentiels quant à la possibilité de réaliser de bonnes affaires en Côte d’Ivoire.

Bien d’autres opérateurs économiques et leaders émérites ont abondé dans le même sens, en invitant les Britanniques à surmonter les barrières de méfiance nées des campagnes de désinformation pour entreprendre dans ce pays qui demeure le poumon économique dans la sous-région ouest-africaine. Il s’agit, entre autres, de Andrew Mitchell et de Daniel Balint-Kurti, respectivement député du parti conservateur et représentant du très respecté Institut royal des relations internationales.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce séminaire initié par la mission diplomatique ivoirienne, sous la houlette de SEM. Philippe-Djangoné-Bi, a été fort utile, parce qu’il a permis aux opérateurs anglais de comprendre que la Côte d’Ivoire est plus que jamais ouverte à tous les investissements directs étrangers (IDE). Elle veut le faire savoir aux investisseurs du monde entier. Et pour ce qui concerne les ressources minières et/ou les hydrocarbures, les interlocuteurs de la délégation ivoirienne ont eu des réponses à toutes leurs préoccupations durant ce séminaire doublé de panels, de rencontres et de visites.

En effet, le ministre Monnet et sa délégation ont eu des rencontres avec plusieurs responsables de sociétés au nombre desquels ceux de la banque Medicapital qui est au cœur du système financier anglais, et qui s’apprête à nouer des partenariats avec des banques africaines, et la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Source : Fraternité Matin, 4 Mar 2008


No287 - Investissements : Le Réseau Suisse a gagné 350 milliards en Côte d’Ivoire

14 Mars 2008

Les entreprises membres du Réseau affaires Suisse-Côte d’Ivoire ont fait un chiffre d’affaires global de 350 milliards de francs dont 8 milliards investis sur place. Avec ces chiffres, la Suisse se place à la troisième place au niveau des investissements privés européens après la France et la Grande-Bretagne.

Les dirigeants du Réseau ont donné ces indications au Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, lors de l’audience qu’il leur a accordée dans la soirée d’hier, au Palais présidentiel. Ils ont révélé ses chiffres pour montrer leur «attachement à la Côte d’Ivoire». Une fidélité qui, malgré la situation difficile que le pays a traversée, n’a aucunement souffert. Même si, selon le porte-parole, les entreprises ont quant à elles énormément souffert pendant la crise. Il en veut pour preuve, les nombreux contentieux nés avec l’administration fiscale.

Mais, les hommes d’affaires suisses constatent, fort heureusement, qu’ils peuvent compter sur «l’esprit d’ouverture» du ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, qui les a aidés à trouver des solutions à nombre de contentieux.

Le Chef de l’Etat, dans une brève déclaration, est intervenu pour tranquilliser ses hôtes quant au retour définitif de la paix dans le pays. Car, dit-il, les Ivoiriens, échaudés par ce qui s’est passé, n’oseront plus «toucher au feu». Aussi demande-t-il aux Suisses de venir nombreux investir en Côte d’Ivoire. Source : Fraternité Matin, 13 mars 2008


No286 - Culture : "Popo carnaval de Bonoua, cap sur l'international"

14 Mars 2008

La 30è édition de la foire culturelle et touristique, le Popo Carnaval de Bonoua, aura lieu du 22 avril au 3 mai. Il permettra, pendant un peu plus de dix jours, aux populations locales et aux visiteurs de s'imprégner de la réalité culturelle du terroir Abouré.

Ce festival, s'il fait la part belle à la célébration du culturel, reste aussi l'occasion pour les festivaliers de faire de bonnes affaires.

Pour avoir gagné en maturité, au fil des éditions, le Popo carnaval a décidé, cette année, de s'ouvrir à l'international. D’où l'adoption du slogan "Popo carnaval de Bonoua, cap sur l'international".

C'est qu'au fil des ans, explique M. Vangah Marcellin, de la structure de communication qui pilote l'évènement, "le carnaval a acquis ses lettres de noblesse au plan national. Il ambitionne désormais de se vendre à l'extérieur", afin de parvenir à son autofinancement. Et déjà, les premiers responsables de l'évènement ont mené de nombreuses missions de séduction en France dans ce sens.

Le commissaire général de la 29è édition a, au mois de janvier, rencontré dans la capitale française de nombreux opérateurs économiques.

But: convaincre ceux-ci de l'intérêt économique de l'évènement. Afin justifie-t-on, qu'ils fassent en masse le déplacement de Bonoua.

Ces visites devraient déboucher, l'on s'en doute, sur des investissements qui, non seulement profiteront à la ville, mais au pays tout entier. La confirmation de la présence effective de ces opérateurs au lancement du Popo, est un motif supplémentaire de satisfaction pour les organisateurs de la présente édition.

Cette recherche de l'autonomie financière qui ne fait cependant pas perdre de vue l'essentiel qui demeure la promotion de l'identité culturelle du peuple Abouré. Elle, qui reste la vitrine qui attire et mobilise les participants.

Cet attachement à la culture locale transparaît cette année encore dans le thème de la 30è édition de la foire carnavalesque. A savoir: "Approprions-nous notre culture pour un développement autonome". Source : Fraternité Matin, 13 mars 2008


No285 - U11 de football : La Côte d'Ivoire remporte le trophée face au Brésil (2-1)

14 Mars 2008

AARAU Master 2008 : Fologo rend hommage aux Eléphanteaux

L’équipe nationale de football des U11 est revenue de la Suisse, avec le trophée du tournoi Aarau Master. Les Eléphanteaux, pour leur première participation à cette compétition, ont réussi à bouleverser la hiérarchie en détrônant le Brésil.

C’est pour les féliciter que le président du Conseil économique et social (CES), Laurent Dona Fologo, a tenu à les recevoir. Hier, les héros de la Suisse étaient au CES pour présenter leurs trophées à son président. Celui-ci a souligné qu’il est un homme comblé. Puisque juste avant leur départ, il leur a recommandé d’avoir un comportement honorable. Les gamins ont donc suivi ses conseils et ont même fait mieux, en remportant le tournoi. Le président Fologo leur a rendu un hommage pour cette performance : « Je ne m’attendais pas à la réussite. C’est le comportement que vous devriez avoir là-bas, qui me tenait à cœur.

Je vous reçois avec autant de fierté et de joie. Vous avez fait honneur à la Côte d’Ivoire. Ces trophées seront présentés au Chef de l’Etat. »C’est le capitaine de l’équipe, Zadi Khaled, qui a remis le trophée glané en Suisse, au président du Ces. Outre ce trophée, les Ivoiriens ont aussi remporté le titre de meilleur joueur qui a été décerné à Mohamed Coulibaly, ainsi que celui du mini-tournoi.

Il faut rappeler que les Eléphanteaux ont battu en finale les Brésiliens, tenant du trophée 2-1. Source : Fraternité Matin, 13 mars 2008


No284 - Concours ''Miss Tresses Afrique'' - La foire de la coiffure africaine

14 Mars 2008

Valoriser l'un des secteurs informels qui offre de nombreux emplois aux femmes et aux jeunes filles, promouvoir les tresses africaines, la créativité et l'innovation. Tels sont, entre autres, les objectifs que se fixe le Comta à travers le Concours ''Miss tresses Afrique'' qu'il organise au mois d'avril, mai et juin 2008.

Au dire de Mme Guédé Léa Koné, présidente du Comta, il s'agira pour la structure qu'elle dirige à travers cette toute première édition de ce concours qui concerne les jeunes filles et femmes tresseuses âgées de 18 à 35 ans, de valoriser ce secteur d'activités qui offre à nos sœurs de larges possibilités de gagner correctement leur vie, de présenter les valeurs artistiques de notre pays et de faire la promotion des tresses africaines.

Pour la première édition, a révélé la présidente, Mme Guédé, tout a été mis en œuvre pour garantir le succès de cet évènement et faire participer le maximum de tresseuses des dix communes d'Abidjan, en attendant de l'étendre à toutes les régions du pays. Levant un coin de voile sur le contenu et le déroulement du concours, Mme Guédé a révélé qu'à l'issue de présélections qui se dérouleront tour à tour dans les différentes communes, un jury sous la supervision d'un huissier retiendra trois candidates qui auront présenté les trois meilleurs modèles (nattes, tissages, tresses).

Il y aura la première, la miss Tresse Afrique de la commune et ses deux dauphines. La première étant qualifiée pour la grande finale. A chaque étape, a tenu à rassurer la présidente du Comta, toutes les candidates recevront des lots. Source : Le Matin d'Abidjan, 13 mars 2008


No283 - Programme de sortie de crise : Le Fonds ivoiro-suisse décaisse 5 milliards

14 Mars 2008

Le Fonds ivoiro-suisse de développement économique et social (Fisdes) a signé hier mardi une convention de don de cinq milliards de francs CFA avec la Côte d’Ivoire pour appuyer le programme de sortie de crise issu de l’accord de Ouagadougou. Ce montant est versé au panier des fonds devant financer le programme de sortie de crise signé le 11 octobre 2007 entre le gouvernement ivoirien et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Il servira à financer deux grands projets: «le programme d’appui au redéploiement de l’administration, la réhabilitation et l’équipement des centres de santé, des structures scolaires, des écoles à Bouaké ainsi que la réintégration et la cohésion sociale, pour un montant de 3 milliards. Et un projet d’appui à l’alimentation en eau potable en milieu rural (102 puits seront forés) et au raccordement de 100 centres de santé au réseau public d’eau potable pour un montant de 2 milliards de francs».

L’ambassadeur de Suisse, M. Dominik Langenbacher, président du Conseil du Fisdes, qui a coparaphé la convention avec M. Charpentier Georg, coordonnateur des activités du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, a annoncé que le reliquat de la liquidation finale du Fisdes d’un montant d’un milliard de francs CFA pourrait être remis audit «panier de fonds» pour le financement du même type d’activité, soit dans le contexte du programme de sortie de crise, soit dans celui de la lutte contre la pauvreté en Côte d’Ivoire.

Heureux de recevoir cet important appui financier, le Premier ministre Guillaume Soro, qui a pris part à la cérémonie, a assuré aux donateurs que les fonds seront utilisés à bon escient. «Je vous donne l’assurance que ces ressources seront utilisées selon les règles de bonne gouvernance, afin qu’elles puissent atteindre leurs cibles que sont les populations dans l’attente des dividendes de la paix », a-t-il déclaré. Source : Fraternité Matin


No282 - SEM. Koudou Kessié : Des investisseurs jordaniens arrivent en Côte d’Ivoire demain

14 Mars 2008

L’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Israël, SEM. Raymond Koudou Kessié, est venu porter l’information aux autorités ivoiriennes récemment. Selon lui, cette visite intervient après l’opération de charme menée par la Côte d’Ivoire lors de la semaine promotionnelle, en Israël, Turquie et Jordanie, en novembre 2007.

Visiblement attirés, ces investisseurs ont décidé d’effectuer le voyage afin de procéder à une prospection du terrain. La délégation est composée d’une quinzaine d’opérateurs économiques, de divers secteurs d’activités tels les mines et énergies, le pétrole, le gaz, le chemin de fer, la construction de réceptifs hôteliers de luxe, etc. La visite prendra fin le dimanche 09 mars.

TélécommunicationS. Dans le cadre de sa politique d’amélioration des services proposés à ses clients, Côte d’Ivoire Télécom, opérateur de téléphonie fixe, a entamé depuis quelques jours, une série de rencontres avec ses partenaires. Dans la matinée du 27 février, à l’hôtel Tiama, ce fut le tour des responsables et animateurs des radios de proximité.

Il s’est essentiellement agi pour les responsables de Côte d’Ivoire Télécom de présenter aux acteurs du monde des médias, les nouveaux produits intervenant dans l’animation des émissions à forte audience. Notamment les lignes consacrées au jeu. Source : Fraternité Matin


No281 - L’Institut national polytechnique devient Institut national polytechnique Houphouet- Boigny

9 Mars 2008

Depuis vendredi, c’est chose faite. Du moins officiellement. L’Institut national polytechnique de Yamoussoukro, né de la fusion de 7 ex-grandes écoles, porte désormais le nom du Président Houphouet-Boigny. Lui qui les a pensées et construites dans les années 1978. Conscient que l’avenir appartient à la technique, la science et la technologie. “Désormais, cet institut s’appelle Institut national polytechnique Houphouet- Boigny”, a annoncé le président du Conseil économique et social, Laurent Dona- Fologo, qui représentait le Chef de l’Etat à cette cérémonie.

Prenant à témoin le ministre d’Etat Paul Antoine Bouhoun Bouabré, les Pr Saliou Touré et Séri Bailly, le gouverneur N’Dri Appolinaire et le préfet Nassa Dakouri ainsi que les nombreuses personnalités qui ont effectué le déplacement, le président Fologo a rendu un hommage bien mérité à Houphouet, cet homme de vision, qui a su très tôt donner leur chance à tous les enfants de ce pays.

Car, pour lui, la science doit être au service du développement et donc de la paix. “La science, comme l’argent, n’aime pas le bruit. Travaillez donc sans faire de bruit et sans incarner la violence comme ceux qui manipulent la machette. Vous êtes l’élite, la crème du pays”, a conseillé le parrain, s’adressant aux étudiants. Avant d’attirer leur attention sur la lourde responsabilité qui est la leur: “Nous avons à gagner l’indépendance économique. C’est votre affaire.

Vous devez donc bien vous former afin de discuter d’égal à égal avec les autres jeunes des pays développés. Car avec la mondialisation, il n’ y a pas de pitié pour les plus petits”. Aussi le président du Conseil économique et social a-t-il insisté sur la nécessité de réussir l’intégration des Etats afin d’aller en rangs serrés, au risque de disparaître.

Le Pr Ado Gossan Innocent, directeur général de l’Institut, a salué la clairvoyance du Président Houphouet qui, de par ses oeuvres, a fait de la Côte d’Ivoire, un modèle dans toute l’Afrique. Comme en témoigne l’INP-HB qui rivalise aujourd’hui avec les plus grandes écoles polytechniques du monde.

Aux nombreux visiteurs, Ado Gossan a présenté son institut dans toutes ses composantes, avant d’annoncer que dans le souci de l’excellence sur le plan sportif, l’INP-HB accueillira en juillet prochain, les jeux de l’Association sportive des écoles polytechniques d’Afrique de l’Ouest (ASEPAO).

Au nom de la famille Boigny, Dr Thiam Augustin, l’un des petits neveux du père fondateur, a donné des conseils aux étudiants: “Ressembler ou se réclamer de Félix Houphouet-Boigny vous impose un devoir d’excellence. Ressembler ou se réclamer de Félix Houphouet-Boigny est une éthique, une foi en Dieu et donc d’amour, de rigueur morale, de tolérance, d’attention et de disponibilité totale et permanente aux autres.”

Quant à Abou Karamoko qui représentait le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il s’est félicité des efforts constants pour la formation des jeunes et souhaité que les dirigeants les accroissent pour porter haut le flambeau de l’école. Notons que 126 travailleurs de l’Institut ont, à l’occasion, reçu la médaille de chevalier, 31 ont été décorés dans l’ordre d’officier et 5 autres dont le directeur général ont reçu la médaille de commandeur dans l’ordre du mérite de l’éducation nationale et de la recherche scientifique. Source : Fraternité Matin, 09 Mar 2008


No280 - Relocalisation du siège, gestion du personnel licencié : Le Conseil d’administration de la BAD à Abidjan

9 Mars 2008

Comme annoncé par le président de la BAD, Donald Kaberuka, en visite le 28 février dernier, à Abidjan, les membres du Conseil d’administration de l’institution sont arrivés hier. Leur présence s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent institué entre la Côte d’Ivoire et la Banque depuis sa délocalisation.

Dans un bref entretien avec la presse, le chef de la délégation, le Dr Mansur Muhtar, administrateur du Nigeria, a expliqué les raison du voyage. Il s’agit, a-t-il dit, pour le conseil d’administration, de venir constater les avancées au niveau du processus de réconciliation et voir dans quelle mesure la Banque peut y apporter son concours.

En ce qui concerne le retour de la BAD à son siège d’Abidjan, le Dr Mansur a fait savoir que la question intéresse aussi bien les administrateurs que la direction de l’institution… «Elle fait l’objet d’un dialogue. Elle sera débattue lors des assemblées annuelles, à Maputo, en mai prochain. Le programme de la mission prévoit une audience avec le Chef de l’Etat, mercredi. Source : Fraternité Matin, 09 Mar 2008


No279 - Zone franche de Grand-Bassam : L’Incubation des projets des jeunes commence avant le mois de juin

9 Mars 2008

Le directeur de la communication du Village des technologies de l’information et de la biotechnique (VITIB) de Grand Bassam, M. Claude Dégni a révélé le 7 Mars dernier à Abidjan-Cocody que les activités de formation du personnel et de l’incubation des projets des jeunes porteurs d’idées commenceront avant le mois de juin prochain. C’était à l’occasion d’une conférence organisée par les étudiants de l’école d’Ingénieur ESCMA d’Abidjan.

M. Claude Dégni a expliqué aux étudiants que le VITIB est une solution pour faire entrer l’Afrique de plain-pied dans l’économie mondiale. C’est pourquoi il leur a demandé de saisir cette occasion pour présenter des projets qui seront incubés.

Pour le directeur de la communication du VITIB, ces futurs ingénieurs devront pouvoir créer leur propre entreprise avec l’aide du système d’incubation que met en place le Village des technologies de l’information et de la biotechnique de Grand Bassam.

Le conférencier a aussi indiqué que la zone franche a déjà enregistré ses premières entreprises. Il s’agit de « African New Technology (ANT), CTV Global, Evotech, IT Solution (Information Technology, CIERIA (Compagnie Ivoirienne d’Etudes et de Réalisations en Informatique et Automatisme), le FAGACE (Fonds Africain de Garantie et de Coopération économique) et India Builders Corporation (IBC).

Selon M. Claude Dégni, la Zone Franche est un réservoir d’emplois, dont les retombées sociales et économiques sont énormes pour la Côte d’Ivoire. Ce sont au moins 40.000 emplois directs qui sont attendus.

Des entreprises telles que ANT prévoient, par exemple, un investissement à court terme, à hauteur de 15 milliards de Francs Cfa, sur un investissement global 40 milliards. En ce qui la concerne, la société MTN entend décaisser 500 millions de Fcfa en vue de la construction d’un centre de développement informatique et pour réaliser un autre investissement d’au moins 2 milliards.

La société VITIB compte des infrastructures immobilières et technologiques, un centre d’incubation, un centre de formation sous forme de laboratoire technologique spécialisé et la mise en place d’un dispositif d’accueil et d’accompagnement des entreprises utilisatrices de Parc dont un guichet unique pour le traitement rapide des dossiers administratifs. 120 ha de terrain seront aménagés pour accueillir le village technologique. Le plan de développement va s’étendre sur 20 ans.Source : Fraternité Matin, 09 Mar 2008


No278 - Raymond Koudou Kessié : Des investisseurs jordaniens arrivent en Côte d’Ivoire

9 Mars 2008

Investissement. Des investisseurs jordaniens arrivent en Côte d’Ivoire demain. L’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Israël, SEM. Raymond Koudou Kessié, est venu porter l’information aux autorités ivoiriennes récemment. Selon lui, cette visite intervient après l’opération de charme menée par la Côte d’Ivoire lors de la semaine promotionnelle, en Israël, Turquie et Jordanie, en novembre 2007. Visiblement attirés, ces investisseurs ont décidé d’effectuer le voyage afin de procéder à une prospection du terrain.

La délégation est composée d’une quinzaine d’opérateurs économiques, de divers secteurs d’activités tels les mines et énergies, le pétrole, le gaz, le chemin de fer, la construction de réceptifs hôteliers de luxe, etc. La visite prendra fin le dimanche 09 mars.

TélécommunicationS. Dans le cadre de sa politique d’amélioration des services proposés à ses clients, Côte d’Ivoire Télécom, opérateur de téléphonie fixe, a entamé depuis quelques jours, une série de rencontres avec ses partenaires. Dans la matinée du 27 février, à l’hôtel Tiama, ce fut le tour des responsables et animateurs des radios de proximité.

Il s’est essentiellement agi pour les responsables de Côte d’Ivoire Télécom de présenter aux acteurs du monde des médias, les nouveaux produits intervenant dans l’animation des émissions à forte audience. Notamment les lignes consacrées au jeu. Source : Fraternité Matin, 02 Mar 2008


No277 - Eléphanteaux à Aaru-Masters 2008 : Mission accomplie

9 Mars 2008

Aarau-Masters 2008 : Les Éléphanteaux enflamment la Suisse

Mission accomplie. Ainsi, pourrait-on résumer la participation des Eléphanteaux à Aaru-Masters 2008. Une compétition qui a mis aux prises 16 pays. Tout compte fait, les Eléphanteaux auront enflammé la Suisse grâce à leur efficacité et leur football spectaculaire. Jugez-en : en mini et grand masters, ils ont battu le Brésil 2-1. Ce n’est pas tout.

L’un de leurs éléments, Coulibaly Mamadou (9 ans) a été désigné meilleur joueur du tournoi. Pour l’ambassadeur de Côte d’Ivoire près de la Confédéra tion helvétique, SEM. Diarrassouba Mamadou Emmanuel, ce succès des tout-petits ivoiriens revêt une double signification : “Au plan distraction, j’ai dit qu’il s’agit d’un événement sportif et culturel. C’est bon pour leur formation parce qu’ils vont devenir les futurs Drogba.

C’est une satisfaction personnelle; nous (la Côte d’Ivoire) serons le seul pays africain à y participer durant 5 ans. Au plan diplomatique, c’est un confort. Ces jeunes gens n’ont pas disputé de matches éliminatoires. C’est un choix, on a été accepté. La Côte d’Ivoire est en train de refaire surface et reprendre sa place”. Source : Fraternité Matin, 01 Mar 2008