Avril 2006

No144 - Des Atouts touristiques : Le Popo carnaval de Bonoua

24 Avril 2006

Contribuer à la promotion de la femme et œuvrer a la revalorisation de la culture locale par les danses traditionnelles. Voici, au menu du programme des journées des samedi 22 et dimanche 23 avril, les deux préoccupations qui ont mobilisé les festivaliers.

Au parc M'Ploussoué, les professionnels du FDFP ont échangé avec la population en particulier les femmes dans leurs diversités socio-économiques et professionnelles. A l'occasion, Mme Assémian Espoir, la représentante du FDFP, a donné des informations fort utiles aux femmes. Des renseignements à même de leur permettre de s'orienter dans les différents secteurs d'activités. Ceci, en vue de leur participation à l'effort de développement local et national.

Une insertion socio-économique qui ne parviendra à sa pleine et entière réalisation qu'arrimée au socle de la culture. De là, le prix qu'attachent les organisateurs à la promotion des danses traditionnelles. Un espoir qui ne fut guère déçu, vu la mobilisation des festivaliers au foyer de la ville dans le cadre du festival des danses traditionelles . Cette nouvelle lucarne ouverte sur la culture Abouré a permis aux curieux de découvrir dans toute leur originalité les danses :

Attafê Gnamienssouin (affaire de Dieu), Damalakosso et autres danses de création et de pratique ancestrales. L'objectif, a dit M.Vangah Marcellin, le chargé de communication du Popo," est d'œuvrer à la promotion, mais bien plus encore à la pérennisation de ces danses traditionnelles menacées de disparition". Le Popo carnaval, au delà du festif et du business, étant avant tout la fête de la promotion d'une culture : celle des Abouré.

Source : Fraternité matin - Lundi 24 Avril 2006


No143 - Culture : La 28e édition du Popo carnaval de Bonoua a démarré - Bonoua du 18 au 29 avril

21 Avril 2006

L'édition 2006 du Popo carnaval de Bonoua a lieu du 18 au 29 avril dans la cité de l'ananas. Dix jours durant, la ville de Bonoua va vivre l'ambiance et la ferveur populaire du carnaval de la réunification de la Côte-d'Ivoire.

L'ambiance festive comme les autres années sera entretenue une semaine durant par la foire commerciale qui a lieu au village du Popo, sis à la place Kadjo Amangoua. C'est l'occasion offerte aux populations locales et aux visiteurs pour faire des emplettes et autres petites affaires à des prix relativement concurrentiels. Pour coller à l'actualité et imprimer à la manifestation l'élan de la réconciliation, les organisateurs du Popo 2006 ont placé celui-ci sous le signe de la réunification.

Cette 28è édition, a dit Mme Margueritte Ahoulou, la présidente du comité d'organisation, met le cap sur la professionalisation. L'ultime objectif aujourd'hui plus qu'hier demeure pour les organisateurs, la vente de ce produit touristique aussi bien au plan national qu'à l'extérieur. En ses articulations majeures, le Popo carnaval cuvée 2006, fera une part belle à la journée de l'enfant, à celle de la femme, à l'élection Awoulaba et à celle du plus bel homme connu sous le nom de " Ebe ".

C'est au soir du 29 avril que les lampions vont s'éteindre sur la 28è édition du Popo de la réunification, avec le défilé géant, l'incinération du roi Popo et le bal masqué.

Source : Fraternité matin - Vendredi 21 Avril 2006


No142 - Promotion de la destination Côte d’Ivoire : Associer les diplomates ivoiriens

13 Avril 2006

Associer les diplomates ivoiriens à la réhabilitation de la destination Côte d’Ivoire à l’extérieur, en vue d’attirer les investisseurs. Tel est l’objectif du séminaire organisé hier, à l’Ivoire Golf Club par Côte d’Ivoire Tourisme en accord avec le Ministère des Affaires Etrangères et le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI).

Avec pour thème principal « Tourisme, Culture, Affaires», cet atelier a été initié pour renforcer les capacités des diplomates ivoiriens, les informer sur l’environnement du Tourisme et des affaires et enfin promouvoir la destination Côte d’Ivoire.

Représentant le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Kaba Nialé, a précisé qu’il s’agit pour les diplomates de véhiculer des informations justes à l’étranger et de donner une image de la Côte d’Ivoire qui soutienne la sortie de crise. Pour cette journée, deux sous thèmes sur la place du tourisme et de l’artisanat dans l’économie et la commercialisation de l’offre touristique ivoirienne et de ses principaux atouts ont été développés.

Selon le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, M. Largaton Ouattara, le diplomate et la promotion tourisme vont de paire en ce sens que le diplomate constitue un agent de développement susceptible d’attirer les touristes et les investisseurs vers son pays. Aussi, a-t-il exhorté les participants à accorder un grand intérêt à ce séminaire et à travailler dans le sens de la post crise. A la fin de cet atelier, une plate forme de collaboration entre le Ministère des Affaires étrangères, Côte d’Ivoire Tourisme, le CEPICI et la Zone Franche des Biotechnologies et des Techniques de l’Information a été établie.

Source : Le Patriote No. 1964


No141 - Tourisme - Interview : Amadou Koné, ministre du Tourisme et de l’Artisanat : “Le tourisme peut nous rapporter ce que nous rapporte le cacao”

4 Avril 2006

Le Patriote : Monsieur le ministre, cela fait un moment que vous êtes à la tête du département du tourisme et de l’artisanat. Quel est l’état des lieux à votre niveau ?
Amadou Koné : Merci. On peut dire que du fait de la crise ou peut-être par manque de politique efficace, le tourisme et l’artisanat n’ont pas connu de résultats satisfaisants. Les touristes se font de plus en plus rares, à tel point qu’en Côte d’Ivoire, d’environ 500 000 touristes, nous nous retrouvons sans un seul aujourd’hui. Disons-le de façon claire, les touristes ne viennent pratiquement pas. Mais malgré la crise, il y a beaucoup d’amis de la Côte d’Ivoire qui sont là. Ce sont ceux-là qui selon leurs moyens et avec beaucoup de restrictions, tentent tant bien que mal de découvrir le pays. Le tourisme d’affaire n’existe presque plus. Tous les salons qui étaient prévus ici ont été annulés.

L.P. : Vous dites que votre ministère a été affecté par la guerre. Quelle est donc la politique que vous comptiez mettre en place pour relancer ce secteur important pour l’économie?
Amadou Koné : Je suis heureux de savoir que nous commençons à comprendre que les secteurs du tourisme et de l’artisanat sont des secteurs importants pour l’économie ivoirienne.

Il nous appartient d’élaborer un plan d’action cohérent et rationnel, c’est-à-dire un chronogramme avec les moyens en soutien. C’est ce que nous avons commencé à faire dans le cadre du séminaire qui nous a réunis à Korhogo. Nous allons donc affiner les résolutions et recommandations de ce séminaire, dès la semaine prochaine à Abidjan. De sorte que nous pussions présenter au gouvernement notre plan d’action. Ceci afin de relancer à court, moyen et long terme le tourisme et l’artisanat ivoiriens.

A long terme, il y a un certain nombre de travaux qui ont été initiés par mes prédécesseurs. Ce sont des actions que nous soutenons. Cependant, sachez que nous avons à cœur de relancer la destination Côte d’Ivoire. Et cela, le plus rapidement possible.

L.P. : Les sinistrés du domaine du tourisme doivent-ils attendre une indemnisation ?
Amadou Koné : C’est le gouvernement qui se charge de cela. Il faut savoir qu’il y a un ministère de la solidarité et des victimes de la guerre qui est en train de faire un recensement. C’est au vu de ce recensement que ce ministère va évaluer les besoins, afin de permettre une indemnisation de la part de l’Etat.

Mais, il est important qu’au-delà de l’indemnisation, nous travaillons pour préparer tout ce qui sera fait. Et que nous fassions de la promotion pour la destination Côte d’Ivoire une de nos actions prioritaires. Parce que, cela ne sert à rien de réhabilité en mettant beaucoup de moyens si la destination Côte d’ivoire n’est pas relancée.

L.P. : Vous venez d’organiser un séminaire à Bouaké et à Korhogo sur la relance de ce secteur. Quelles en sont les grandes lignes et que comptez-vous faire concrètement pour que ces résolutions soient mises en pratique ?
Amadou Koné : Vous savez, nous sommes dans un Etat. Au vu des diagnostics qui ont été faits, des perspectives et des impacts du tourisme et de l’artisanat sur l’économie nationale, il nous appartient, avec l’ensemble de ces éléments, de sensibiliser et faire en sorte que le gouvernement comprenne. Il faut savoir que le fait de créer le ministère du tourisme et de l’artisanat n’est pas du maquillage. Il y a quand même une marque de volonté du gouvernement ivoirien de prendre en compte ce secteur qui a été identifié comme un secteur essentiel. C’est vrai que ce ne sera pas très facile pour nous de convaincre nos collègues, le Premier Ministre et le Chef de l’Etat, sur l’impérieuse nécessité de rattraper le retard que nous avons accusé dans ce domaine. Mais sachez à titre indicatif que le tourisme se positionne au niveau de l’économie mondiale comme la première source de richesse.

Au niveau de la Côte d’Ivoire, l’artisanat, se présente comme un secteur au plus grand pourvoyeur d’emplois dans le milieu urbain. Et d’ailleurs, de plus en plus dans le milieu rural. Ce sont des éléments importants qui seront pris en considération par le gouvernement. De sorte que nous puissions, au niveau de l’Etat, nous fixer des objectifs très clairs à des horizons très précis.

Je serai très heureux que le gouvernement ivoirien, avant 2015, se fixe comme objectif, d’être la première destination touristique en Afrique. Ce n’est pas impossible. Nous sommes en train d’y travailler, en mettant à la disposition du gouvernement les éléments qui peuvent démontrer que cela est faisable. Je suis sûr que si nous y parvenons, nous pourrons faire en sorte que les moyens puissent être dégagés, afin que nos projets soient une réalité.

L.P. : Mais monsieur le ministre, une fois que ce secteur sera organisé, avec un cadre bien défini, combien pourra-t-il rapporter à l’économie ?
Amadou Koné : Je ne donnerai pas de chiffre. Mais je peux vous dire par exemple qu’un touriste qui vient en Côte d’Ivoire dépense au moins la valeur d’une tonne de cacao. Nous avons un potentiel important. Le tourisme pourra donc nous rapporter ce que nous rapporte le cacao.

Source : Le Patriote - Mardi 4 Avril 2006