Avril 2008

No310 - 1ère session parlementaire à Yamoussoukro : Les députés siègent et déménagent dans leur hôtel

29 Avril 2008

Deux ans après la remise officielle au Président de la République de la clé de l’hôtel des Parlementaires par la partie chinoise, les députés vont prendre possession de leur maison. En effet, pour la première session ordinaire qui s’ouvre demain, les élus de la nation ont choisi, à la demande expresse du Chef de l’état, de se rendre à Yamoussoukro, pour effectuer leur rentrée parlementaire. Une occasion qu’ils mettront à profit pour passer leur toute première nuit à l’hôtel des Parlementaires de Yamoussoukro.

Mais les travaux du Palais de l’Assemblée nationale n’étant pas encore achevés, les parlementaires se réuniront à la Fondation Félix Houphouet Boigny pour la Recherche de la paix.

Au-delà du symbole, le Président Laurent Gbagboentend encourager les élus de la Nation. Eux qui, dans leur majorité et malgré la situation socio-politique difficile du pays et les tentatives du défunt Groupe de travail international (GTI) de mettre un terme à leur mandat, sont restés mobilisés à ses côtés, pour assurer en toute légalité, la continuité de l’Etat, en tenant régulièrement les sessions.

Pour leur témoigner donc tout son soutien, le Chef de l’Etat leur offrira un dîner dès qu’ils poseront leurs valises dans cette splendide bâtisse. Le Président de la République profitera sans nul doute de cette occasion pour leur remettre officiellement cet hôtel construit pour leur assurer un maximum de confort pendant leur séjour dans la capitale politique où ils devront se réunir régulièrement.

Au-delà de cette première nuit et session ordinaire qui s’ouvrira spécialement demain à Yamoussoukro, les députés veulent donner aux Ivoiriens un signal fort. Celui d’une Côte d’Ivoire réunifiée où les représentants du peuple, de toutes les sensibilités politiques, vont se retrouver dans un même car, un même hôtel et autour d’un même buffet, pour fumer ensemble le calumet de la paix. Et démontrer ainsi au monde que la Côte d’Ivoire reste et demeure malgré tout, un pays de paix et une patrie de la vraie fraternité.

Pour les populations de Yamoussoukro, il y a un signal supplémentaire, celui qui les rassure que désormais le transfert de la capitale, tant voulu par le Président Laurent Gbagbo, devient chaque jour, une réalité palpable.

Il convient de noter qu’au cours de ce séjour, les députés visiteront les chantiers de leur palais dont le gros oeuvre s’achève à la fin de cette année. Ils iront par la suite sur le site du Palais présidentiel où l’architecte Pierre Fakhouri et ses hommes font un travail remarquable, depuis le sous-sol, pour sortir d’ici à quelques mois, les bâtiments, de terre. Source : Fraternité Matin


No309 - Education nationale : La Corée du Sud offre 500 millions pour la connexion intranet

29 Avril 2008

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture du «Salon des métiers et carrières 2008», à l’hôtel Ivoire, jeudi dernier, le ministre Gilbert Bleu Lainé de l’Education nationale, a révélé que «dans le cadre de l’informatisation des services du ministère, la Coopération coréenne a apporté son appui matériel estimé à environ 500 millions FCFA pour la 1ère tranche de la mise en réseau Intranet».

Toutes choses qui épousent la thématique du Salon qui a mis en corrélation la formation, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et l’énergie comme secteurs porteurs d’avenir. C’est à juste titre que Bleu Lainé, tout en saluant le soutien du Rotary club d’Abidjan Cocody à l’organisation de cette rencontre annuelle depuis 27 ans, argue que par la rencontre des élèves et étudiants sur une plateforme commune, les défis de l’adéquation formation/emploi sont appréhendés avec efficience.

En terme d’efficience, c’est le ministre des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Hamed Bakayoko, qui relèvera l’intérêt de l’informatique et plus globalement des TIC dans l’économie moderne qu’il décrit comme «une économie du savoir rompant avec le modèle de la Révolution industrielle du XIXè siècle». Aussi, affirmera-t-il que «l’Etat doit être le moteur de l’accessibilité du plus grand nombre à ces outils en incitant à une plus large ouverture du marché par un allègement fiscal envers les opérateurs mais en mettant en place des centres multimédias dans les écoles, universités, administrations, villes et villages…».

Autant d’engagements qui agréent à l’assentiment des quelque 20 mille visiteurs enregistrés au cours du Salon et des panélistes, à l’instar du sponsor officiel, Moov et du directeur général de Côte d’Ivoire Telecom, Bruno Koné, qui a prononcé la conférence inaugurale sur le thème «Les NTIC, quels intérêts pour la jeunesse en formation ?». Deux ateliers sur «Les apports des NTIC pour une communication plus professionnelle et les contraintes et réalités des métiers de l’informatique» ont retenu l’attention des visiteurs. Le Salon s’est achevé samedi dernier. Source : Fraternité Matin


No308 - Festival : L’Ivoirien Owel en or

29 Avril 2008

Le Festival Miroirs et cinémas d’Afrique de Naky Sy Savané vient de boucler sa deuxième édition.

Trois films ont été primés : Ce sont « No way » de l’Ivoirien Owell Brown pour le Grand Prix Ousmane Sembène, « Delwende » du Burkinabé Pierre Yaméogo pour le Prix du respect des droits des femmes et « Tout à refaire » de la jeune Malienne Sadio Doukouré pour le Prix du meilleur court métrage. Le cubain

Rigoberto Lopez a quant à lui reçu la mention spéciale du jury pour son excellent film intitulé « Chêne parfumé ».

L’évènement cinématographique qui s’est déroulé du 22 au 27 avril dernier à Marseille a été couronné de succès. Pour cette deuxième édition, le Festival qui s’est penché sur le thème « Traditions et Modernités », a fait les choses de manière professionnelle.

Le mythique cinéma Chambord de la Place Prado a accueilli les projections et les rencontres avec les cinéastes. Afriki Djigui théatri – la structure de Naky- a quant elle abrité l’exposition photos des enfants tunisiens, les soirées thématiques et les scènes ouvertes à toutes les expressions artistiques qui accompagnent le cinéma.

« No way », un long métrage qui traite des thèmes de la famille, de la religion et de la violence dans les cités, s’adresse aux jeunes noirs de France. Ce film s’articule autour de l’histoire de JD (le chanteur de rap Passy), un caïd qui sort de prison, quatre ans après son arrestation. Durant son séjour carcéral, il a beaucoup lu et changé. La police qui le file et son propre frère qui malgré tout, se méfie de lui vont finir par voir arriver un drame…

Si tous les films primés ont bénéficié d’une bonne distribution, leur visibilité en Europe connaît des difficultés. C’est pourquoi la ville de Marseille a fait du soutien à l’activité cinématographique un axe fort de sa politique culturelle. Aussi, a-t-elle décidé d’encourager les aventures artistiques des jeunes auteurs et a mis en place un plan d’aide à la production, à l’écriture et à la diffusion à travers le Festival de notre compatriote Naky Sy Savané.

Celle-là même qui accompagne ce mouvement de renaissance du cinéma africain. «C’est du bon cinéma que nous vous invitons à voir avec nous, non pas pour son côté humanitaire, mais plutôt par amour du 7é art », a indiqué Naky. C’est ici l’occasion de saluer l’immense travail technique et artistique abattu par l’équipe d’Afriki Djigui Théatri, financièrement soutenue par la ville et la région de Marseille. Source : Fraternité Matin, 28 avril 2008


No307 - Culture : Popo carnaval : Bonoua au rythme de la 30e édition

26 Avril 2008

La cérémonie d’ouverture de la foire commerciale du « popo carnaval » a eu lieu le mercredi 23 avril, au parc M’Ploussoué de Bonoua. Elle a donné ainsi le top départ du plus grand rendez-vous culturel du terroir abouré. Douze jours durant, le peuple Abouré Ehivet de Bonoua livrera aux festivaliers locaux et autres visiteurs extérieurs,des pans entiers de sa culture et de son savoir-faire artistique. Le souci d’ouvrir au monde la vitrine culturelle du terroir, pour l’affirmation du savoir-être et du savoir-vivre abouré préoccupe au plus haut point les principaux acteurs de la présente édition. Le commissaire général l’a exprimé dans son intervention d’ouverture.

Il a rappelé d’emblée aux invités du jour le thème de cette édition: “approprions-nous notre culture pour un développement autonome”. La culture comme ferment du développement, telle se décline la nouvelle vision des organisateurs de l’évènement. Au plan purement interne, Jean Hoba, le commissaire général, espère que la fête culturelle de Bonoua permettra aux enfants de ce pays de se donner la main et construire la nation à travers la culture. Le représentant du ministre de la Culture et de la Francophonie, M. Dano Walega, pour s’inscrire dans cette vision unificatrice de la culture, ne dira pas autre chose.

Pour le chef de cabinet, le “popo” doit, au delà de la fête, “ aider à résoudre certains problèmes et dysfonctionnements au sein de la société”. Il a en outre souhaité que cette fête puisse au fil des éditions, s’améliorer pour devenir un rendez-vous culturel majeur, à l’image du carnaval de Rio. Perspectives partagées par le président du Conseil général et le représentant du maire de la commune.

L’exposé des nouveaux projets du “popo canaval” par ces officiels a fait place à la coupure du ruban et la visite des stands de la foire. Avec, la veille, la retraite aux flambeaux, le concert religieux et les libations faites par la génération au pouvoir. Les organisateurs, eux, ne cachent point leur ultime volonté. Celle de placer la présente édition sous l’autorité divine et celle tout aussi culturelle des génies et ancêtres. Source : Fraternité Matin, 25 avril 2008


No306 - Première nuit d’un Secrétaire Général de l’Onu à Abidjan, signature d’un accord de 18 milliards,code de bonne conduite des partis politiques : Ban Ki-Moon accélère le retour à la Paix

24 Avril 2008

Le Secrétaire général de l’Onu séjourne à Abidjan depuis hier. Le Chef de l’état au Palais présidentiel.

Le Président de la République a saisi l’occasion du déjeuner qu’il a offert en l’honneur du secrétaire général de l’Onu pour plaider un soutien accru de la communauté internationale en faveur de la Côte d’Ivoire qui a déjà exprimé sa volonté de sortir de la crise. Il a remercié son hôte pour son engagement à soutenir l’Accord politique de Ouaga qui a coïncidé avec son élection comme secrétaire général de l’Onu. Il a souligné sa disponibilité à le recevoir chaque fois que de besoin lors de ses passages à New York pour s’enquérir de la mise en œuvre de l’Accord politique de Ouaga. Le Président Gbagbo, en donnant un sens à la visite de son hôte, a voulu aller au-delà du symbole. Car étant le premier secrétaire général de l’Onu à passer la nuit en Côte d’Ivoire, Ban Ki-moon, démontre que ce pays est fréquentable et cela est un signal fort à l’endroit des investisseurs.

Le Chef de l’Etat a profité de cette occasion pour donner la motivation de l’Accord de Ouaga et ce qui justifie les succès qu’il enregistre dans son application. C’est un accord entre Ivoiriens, inventé par les Ivoiriens et dont la base se sent solidaire. Les gens se reconnaissent dans cet accord et ils sont prêts à le soutenir et à l’appliquer. Jugeant de son opportunité, Laurent Gbagbo a tendu la main au chef des Forces Nouvelles qui l’a saisie et, dans la confiance, l’accord est né avec le soutien du Président du Burkina. C’est toujours dans cet environnement de confiance que sur la base d’une large concertation conduite par la Commission électorale indépendante et le Premier ministre, la date du premier tour de la présidentielle a été fixée au 30 novembre 2008.

Il a alors, face à autant d’efforts réalisés par les Ivoiriens eux-mêmes, demandé à Ban- Ki-moon: «aidez-nous à respecter cette date», avant d’indiquer qu’il n’ y a plus d’obstacle politique sur le chemin qui mène aux élections présidentielles car les deux ex-belligérants d’hier se sont donné la main aujourd’hui et ils travaillent en bonne intelligence. Le Président de la république a clairement signifié à Ban Ki-moon que ce sont les liens financiers qui risquent d’aliéner toutes les avancées obtenues. Il a montré que le succès du processus de sortie de crise passe aussi par la réinsertion sociale des miliciens et des ex-combattants. Et c’est à travers le service civique que la Côte d’Ivoire a projeté de resocialiser cette frange de sa population.

Il a encore une fois regardé du côté du patron de l’Onu avec cette interpellation. «Aidez-nous à ramasser toutes ces armes. La survie de notre pays en dépend. La paix dans la sous-région en dépend également... En formant cette doléance, nous ne voulons faire plaisir à personne, mais aidez-nous à arracher ces armes pour la stabilité de notre pays, qui doit continuer d’être cette terre d’accueil pour tous», a-t-il justifié. Le Chef de l’Etat a abordé par ailleurs le chapitre des élections en faisant un appel du pied à l’Onu: «aidez-nous à organiser les élections et les réussir». Et «pour créer un climat de confiance, nous avons accepté d’associer l’Institut national de la statistique qui depuis 1945 que la Côte d’Ivoire organise les élections a toujours été là, à un opérateur technique privé SAGEM.

Cet acte coûte cher et le Premier ministre vous en dira un mot lors de votre rencontre. C’est le prix à payer pour la paix, mais ce n’était pas une nécessité pour la Côte d’Ivoire. Nous demandons à votre organisation de nous aider à respecter la date du 30 novembre, pour que tout le monde soit soulagé le 1e décembre 2008», a plaidé le Président de la République. Le secrétaire général de l’Onu a dit sa joie de se retrouver en Côte d’Ivoire pour la première fois en sa qualité de premier responsable de l’Onu. Il s’est dit très sensible à la qualité et la chaleur de l’accueil qui lui a été réservé et a souligné, avec une fierté non feinte, les avancées notables dans la mise en œuvre de l’Accord politique de Ouaga. Il a cependant rappelé les chantiers essentiels qui restent à terminer avant le 30 novembre 2008. Il a mis en lumière le partenariat entre les deux animateurs de l’exécutif et recommandé que le Président de la République et le Premier ministre poursuivent la concertation et le dialogue avec tous les acteurs politiques pour consolider les résultats obtenus jusqu’à ce jour.

Il a remercié les autorités ivoiriennes pour l’excellence des relations entre elles et son représentant spécial Y.J. Choï. Et il a indiqué que l’Onu, à travers son représentant, consultera encore les autorités ivoiriennes et la classe politique dans le cadre de la certification des élections. Il a encouragé le Président de la République et le Premier ministre à poursuivre le programme de consolidation de la paix. Le Président Gbagbo et son hôte ont échangé des présents.

La communauté internationale octroie 18 milliards à la Côte d’Ivoire

Le protocole d’entente a été signé hier entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les bailleurs de fonds au cours de l’audience que le Premier ministre a accordée hier après-midi, au secrétaire général des Nations unies, SEM Ban Ki-moon, dans la salle de conférences de la Primature. Ce protocole d’entente, d’un montant de 18 milliards CFA et qui entre en vigueur à sa date de signature, a été signé pour la Côte d’Ivoire par le ministre de l’Economie et des finances, M. Charles Koffi Diby et pour les bailleurs de fonds par le chef de la délégation de la Commission Européenne, l’ambassadeur de France, le chargé d’affaires du Japon, le Coordonnateur résident des activités opérationnelles du système des Nations unies, le représentant résident du Pnud, gestionnaire des «paniers de fonds».

Le secrétaire général des Nations-unies a saisi cette occasion pour dire que cet accord traduit le soutien de la communauté internationale au processus de sortie de crise non sans avoir remercié les donateurs. Ce financement va permettre de mener à bien l’exécution des derniers chantiers du processus de sortie de crise.

Il n’est rien d’autre que la base du renouveau de la Côte d’Ivoire. Il a donc exhorté les acteurs politiques à l’entente pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire stable et prospère. Le Secrétaire général de l’Onu n’a pas manqué d’encourager et de saluer la cordiale collaboration entre le Président de la République et le Premier ministre dans la conduite du processus de sortie de crise. Il a rassuré le Premier ministre et lui a réitéré le soutien de son institution pour le succès du processus électoral. Il a notamment souligné le rôle important que jouera l’ONU dans le cadre de la certification dudit processus à travers la présence et la collaboration de son représentant spécial Y. J Choï avec le gouvernement et la Commission électorale indépendante.

Le chef du gouvernement ivoirien s’est réjoui de ce que les engagements pris par les amis de la Côte d’Ivoire commencent à se concrétiser. Il a rappelé dans un passé récent les contributions du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de la Suisse et de bien d’autres avant de se féliciter qu’aujourd’hui des partenaires historiques tels l’Union européenne, le Japon et la France joignent l’acte à la parole. Il a souligné le caractère fort à-propos des contributions de ces trois pays et institutions car elles viennent soulager le gouvernement de la pression financière qui freine considérablement l’avancée de son action.

Le Premier ministre a traduit sa gratitude au secrétaire général de l’Onu dont la venue est un «vrai et précieux» stimulant qui permet à la Côte d’Ivoire de recueillir une partie des financements attendus. Le chef du gouvernement a renouvelé à son illustre hôte l’engagement qu’il partage avec le Président de la république, celui de permettre de manière irréversible au pays de sortir de la crise par des élections très bien organisées et crédibles, avec la facilitation du Président du Burkina Faso, ainsi que la certification des Nations unies. Il lui a, pour ce faire, promis de poursuivre avec le Chef de l’Etat, leurs efforts pour renforcer le climat de confiance et d’apaisement, qui favorise la reprise des activités des leaders des partis politiques dans tout le pays. Le Premier ministre a reconnu que plus rien aujourd’hui ne se pose désormais comme obstacle sur le chemin politique de l’élection présidentielle, avec l’adoption des textes électoraux et la fixation de la date du premier tour au 30 novembre 2008 de ladite présidentielle. Il n’a pas omis les conventions signées avec l’opérateur privé SAGEM, qui doit travailler avec les structures nationales que sont la CEI, l’INS, la CENSI, l’ONI, puis la reconstitution de registres d’état civil, qui doit démarrer, après les audiences foraines sans incidents majeurs et le redéploiement de l’administration préfectorale.

Malgré ce bilan qui inspire beaucoup d’espoir, Soro Guillaume a eu le triomphe modeste en rappelant à son hôte que deux sujets majeurs sont encore pendants: la poursuite du désarmement, notamment au niveau des FAFN et le retour à l’unicité des caisses, à la réunification économique et financière du pays. Il a, à cet effet, indiqué au secrétaire général de l’Onu les décisions importantes arrêtées: le démarrage du processus DDR des FAFN le 2 mai, la suppression à compter du 22 avril du laissez-passer en vigueur dans les zones CNO, l’ouverture du premier poste pour le cordon douanier, le 2 mai 2008 à la frontière nord sous le contrôle de brigades mixtes du Centre de commandement intégré. Le Premier ministre a fait remarquer à Ban Ki-moon que le poids de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire est un gap financier, qui pénalise lourdement les avancées que doit encore réaliser le processus de sortie de crise. Il lui a rappelé combien le gouvernement attendait de façon impatiente l’appui de l’Onu pour éclairer le mystère de l’attentat manqué du 29 juin 2007 contre l’avion du Premier ministre.

Option : Le style Ban Ki-moon

Pour la première fois depuis U-Tan, un secrétaire général de l’Onu va passer la nuit en Côte d’Ivoire. Pourquoi est-ce Ban Ki-moon, qui nous vient de l’Asie lointaine qui fait cet honneur à la Côte d’Ivoire pourtant toujours en crise? Ce sont, comme on a coutume de le dire, les hommes qui font les fonctions et Ban Ki-moon, ancien ministre des Affaires étrangères et du Commerce de la Corée du Sud, assume ses nouvelles charges avec sa culture asiatique et son sens du réalisme et du pragmatisme. Mais aussi avec un humanisme certain. Plusieurs accords ont été signés et plusieurs résolutions de l’ONU ont été votées sur la Côte d’Ivoire, mais ils n’ont jamais été appliqués avec satisfaction. C’est que les motivations n’étaient pas toujours saines et cela donnait aux acteurs qui doivent les appliquer des centres d’intérêt divers et antagonistes.

Le Président de la République, le Premier ministre, les rebelles, les représentants spéciaux et les différents médiateurs, ne parlaient jamais à l’unisson. Chacun défendant son gâteau. Le Président était seul contre tous. Les deux Premiers ministres étaient en mission pour la communauté internationale et notamment pour la France qui, avec Jean-Marie Guéhenno et De la Sablière, faisait la pluie et le beau temps au Conseil de sécurité. Ils ne se sentaient pas un devoir de respect et d’allégeance vis-à-vis du Président de la République élu. Le secrétaire général de l’Onu ne pouvait que recevoir des informations intéressées sur la situation en Côte d’Ivoire et qui ne pouvaient contribuer qu’à une mauvaise lecture et analyse de la situation. Schori se croyait président à la place de Gbagbo. Studmann avait la prétention de fixer la date et gérer les élections à la place de nos institutions républicaines. Tévoédjeré faisait l’opposition à Gbagbo à la place des opposants eux-mêmes.

Ban Ki-moon a démontré sa capacité d’écoute et il n’hésite pas à assurer l’égalité de tous les Etats. Il reçoit tous les Chefs d’Etat des différents pays avec le même égard. Il pose beaucoup de questions avec une certaine ouverture d’esprit et sans à priori. Il a, dans la crise ivoirienne, la chance d’avoir en présence des acteurs qui se font confiance et qui parlent le même langage. Le Président, le Premier ministre, le facilitateur, son représentant puis le représentant du secrétaire général de l’Onu sont au même niveau d’information et Ban Ki-moon ne reçoit pas de sons discordants. Il ne peut qu’avoir une claire vision de la sortie de crise et faire de la tenue des élections le 30 novembre un défi personnel.

Ban Ki-moon: “J’ai pris note du consensus entre les dirigeants”

J’ai pris note du consensus qui se dégage des discussions entre les dirigeants ivoiriens dans le cadre de l’Accord de Ouagadougou».

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a fait cette observation hier, devant la presse, à l’aéroport international Félix Houphouet-Boigny à sa descente d’avion. Ban Ki-moon qui effectue sa première mission en Côte en tant que secrétaire général de l’ONU, a assuré de l’appui que les Nations unies continueront d’apporter au processus de paix en Côte d’Ivoire. Qui doit déboucher sur des élections.

Selon l’Accord de Ouagadougou, ces élections devraient avoir lieu cette année, à commencer par la présidentielle le 30 novembre. Le secrétaire général de l’ONU s’en est réjoui. Persuadé que toutes les parties uniront leurs forces. Afin que les progrès accomplis soient «irréversibles». A cet effet, un code de bonne conduite sera signé aujourd’hui par les partis politiques. Les Nations unies en Côte d’Ivoire, c’est aussi la présence de 1000 soldats pour le maintien de la paix. Elles sont chargées, par ailleurs, de certifier les élections. Une tâche que la mission onusienne, à en croire Ban Ki-moon, s’est engagée à exécuter «avec le plus grand professionnalisme et en toute transparence».

Au cours de son séjour en Côte d’Ivoire qui prend fin aujourd’hui par une conférence de presse, le secrétaire général de l’ONU va s’enquérir des préoccupations du personnel de son Organisation en place. Dans leurs efforts «d’apporter la meilleure assistance possible» au peuple ivoirien.

Ce matin, Ban Ki-moon rencontrera les principaux dirigeants de l’opposition, notamment Alassane Ouattara du RDR et Henri Konan Bédié du PDCI, et le président de la Commission électorale indépendante (CEI) et les représentants de la société civile.

Focus : Mme Ban Ki-moon chez Mme Gbagbo

L’épouse du secrétaire général des Nations unies, Yoo Soo-taek, a été reçue, hier à la mi-journée, à déjeuner par la Première dame, Mme Simone Ehivet Gbagbo à la résidence du couple présidentiel, à Cocody. L’occasion a été bonne pour Mme Ban Ki-moon d’apprécier la cuisine ivoirienne. Mais aussi de se faire une idée, à travers les échanges qu’elle eus avec Mme Simone Ehivet Gbagbo, processus irréversible de sortie de crise. Au regard de la volonté des acteurs politiques d’aller résolument aux élections.
E. A. S

Le code de bonne conduite

PRéAMBULE

Nous, partis politiques, groupements, forces politiques, et candidats aux élections en Côte d’Ivoire, désignés dans ce Code sous le titre de «signataires»

• Considérant l’impérieuse nécessité d’œuvrer à une sortie de crise rapide pour une paix durable;

• Souscrivant sans réserve aux lois et règlements qui encadrent les élections en Côte d’Ivoire ainsi qu’aux standards internationaux en matière électorale;
• Souscrivant aux accords politiques entre acteurs ivoiriens et aux résolutions internationales tendant au règlement de la crise ivoirienne;

• Souscrivant aux valeurs et fondements d’une compétition électorale démocratique; libre, transparente et ouverte à tous;

• Soucieux de la stabilité et de l’intégrité de la Côte d’Ivoire,

CONVENONS

DES PRINCIPES
ÉNONCES CI-APRÈS:
Article 1
Les signataires s’engagent à soutenir la tenue d’élections démocratiques, libres, ouvertes et transparentes organisées par la Commission électorale indépendante (CEI). Ils s’engagent à respecter le verdict des urnes. Ils s’engagent également à n’utiliser que la procédure judiciaire prévue par les lois pour contester éventuellement les résultats des élections.

Article 2
Les signataires reconnaissent à tous les électeurs la possibilité d’exercer leur droit de vote et de participer librement et sans contrainte à toutes les activités du processus électoral dans le respect des lois et règlements, de l’ordre public et des bonnes mœurs.

Article 3
Les signataires s’engagent à respecter les droits et la liberté de tous les citoyens, des partis politiques, des groupements et forces politiques, des candidats :

• de circuler partout où seront organisées les élections objet du présent code;

• de faire campagne en toute sécurité;

• de faire connaître leurs idées politiques et leurs principes sans entrave et préjudice de leur intégrité morale, physique et de leurs biens;

• d’avoir un égal accès aux médias publics conformément aux dispositions légales et réglementaires.

Article 4
Les signataires s’interdisent d’utiliser la violence sous toutes ses formes et s’engagent à:

• faire preuve de retenue dans les discours, écrits, attitudes, comportements, et à respecter les opinions d’autrui;

• lutter contre la violence, l’intimidation, le vandalisme, les voies de fait, le désordre public.

Article 5
Les signataires rejettent le recours aux manœuvres dolosives, à tous les moyens visant à empêcher l’électeur d’opérer un choix éclairé et indépendant, à l’achat des consciences, à toute autre opération pouvant pervertir l’intégrité, la qualité ou la transparence du processus électoral.

Article 6
Les signataires s’interdisent et s’engagent à interdire à leurs militants, partisans et sympathisants toute attitude, tout comportement, tout propos de nature à porter atteinte à la sécurité, à la dignité, à la vie privée, à l’intégrité physique et morale de toutes personnes, ainsi qu’aux biens publics et privés.

Article 7
Les signataires s’interdisent et s’engagent à interdire à leurs militants, partisans et sympathisants d’empêcher la distribution des prospectus et des dépliants de même que la pose d’affiches des autres partis ou candidats;

• de barbouiller ou détruire les affiches des autres partis ou candidats.

Article 8
Les signataires s’interdisent et s’engagent à interdire à leurs militants, partisans et sympathisants toute attitude, tout comportement, tout propos de nature à porter atteinte à la sécurité et à la protection des journalistes commis par les organes de presse pour la couverture des différentes manifestations ainsi qu’à celle de tout observateur national ou international.

Article 9
Les signataires s’interdisent d’utiliser des moyens de l’Etat, des collectivités territoriales ou des autres démembrements de l’Etat à des fins de campagne électorale ou de propagande politique ou à l’occasion de manifestations politiques durant la campagne électorale, à compter de l’enrôlement des électeurs.

Article 10
Les signataires s’interdisent de faire de la race, de l’ethnie, le genre, la religion et de la vie privée des thèmes de campagne. Ils sont disposés à encourager toute dynamique susceptible de maintenir la cohésion sociale et de préserver la paix.

Article 11
Les signataires s’engagent à recourir au dialogue, tous autres moyens pacifiques et légaux dans le règlement de leurs différends. Ils s’interdisent d’entretenir et de financer des milices, des groupes d’autodéfense ou des groupes paramilitaires. Ils s’engagent par ailleurs à ne pas manipuler ou instrumentaliser toute force armée.

Article 12
Les signataires s’engagent à œuvrer au bon déroulement du processus électoral et rejettent toute initiative visant à le perturber ou à le bloquer.

Ils conviennent de consulter régulièrement la Commission électorale indépendante sur tous les sujets liés au processus électoral.

Ils s’engagent à entreprendre tous les efforts pour entretenir la communication entre eux et participer aux consultations organisées par la Commission électorale indépendante.

Article 13
Les signataires s’engagent à ne pas diffuser de résultats avant la proclamation officielle par la Commission électorale indépendante.

Article 14
Les signataires conviennent de saisir la Commission électorale indépendante de toutes difficultés liées au processus électoral et de tout manquement au présent Code. La Commission électorale indépendante prend toutes les mesures adéquates pour en faciliter le bon déroulement.

Article 15
Pour tout manquement au présent Code, le parti politique, le groupement politique, la force politique ou le candidat en cause encourt le rappel à l’ordre ou le blâme public prononcé par la Commission électorale indépendante.

Article 16
Les signataires s’engagent à appliquer de bonne foi le présent Code de bonne conduite et reconnaissent que les élections sont le seul moyen pour un parti politique, un groupement politique, une force politique ou un candidat de conquérir le pouvoir et pour tout électeur d’exprimer son choix.

Article 17
Les signataires s’engagent à entrer en compétition dans un esprit de fraternité, de loyauté, à faire preuve de «fair play», à œuvrer au maintien de la paix et à la préservation de l’unité nationale et la cohésion sociale.

Article 18
Le présent Code de bonne conduite entre en vigueur dès sa signature. Tout parti, groupement et force politiques et tout candidat n’ayant pas adhéré à celui-ci lors de son entrée en vigueur, pourra le faire auprès de la Commission électorale indépendante.

La Commission électorale indépendante rendra publique toute nouvelle adhésion et en informera les signataires.

Article 19 :
Les signataires du présent Code de bonne conduite s’engagent à en assurer la diffusion et la promotion sur l’ensemble du territoire national.

Article 20
Les signataires donnent mandat à la Commission électorale indépendante de veiller à la stricte application du présent Code et de prendre, le cas échéant, les mesures adéquates. Source : Fraternité Matin, 24 avril 2008


No305 - Tourisme : Une conférence promotionnelle de la Côte d’Ivoire annoncée pour septembre

22 Avril 2008

Une conférence promotionnelle du tourisme ivoirien sera organisée au mois de septembre, a déclaré lundi le Secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), M. Francesco Frangialli. Cette opération aura pour but de «mobiliser les énergies et le financement en vue d’améliorer l’image de la Côte d’Ivoire et remettre des moyens de promotion minimum pour essayer d’éliminer les recommandations de ne pas voyager en Côte d’Ivoire », a précisé le SG de l’OMT, après avoir été reçu en audience séparément par le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro

La visite du secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme en Côte d’Ivoire se justifie, selon lui, par «des bonnes nouvelles qui leur sont parvenues de la Côte d’Ivoire ». Il s’agit de «l’engagement d’un processus électoral qui consacre le dialogue entre les différentes forces du pays et qui envoie un signal positif à la communauté internationale », et du fait que «le tourisme se porte bien en Afrique».

Car, dira-t-il, contrairement à ce que l’on peut penser, l’Afrique a de bon résultat en matière touristique. L’année dernière, ce secteur a enregistré une progression de 8%. Ce résultat positif qui se situe au dessus de la moyenne mondiale concerne l’Afrique subsaharienne. «Il y a ici en Côte d’Ivoire une opportunité et il y a un marché qui est porteur. Il faut saisir cette opportunité. Ça ne sera pas facile parce qu’il y a des retards qui se sont accumulés. La Côte qui était autrefois une destination en avance sur les autres, a perdu du terrain.

Mais nous allons nous y employer pour lui redonner sa place dans le tourisme mondial», a indiqué M. Francesco Frangialli, qui s’est réjoui de la disponibilité du Chef de l’Etat et de son Premier ministre à soutenir cet effort. Le Secrétaire général de l’organisation mondiale du tourisme a ajouté qu’il allait parler de l’environnement social favorable qui rend la Côte d’ivoire fréquentable au Secrétaire général de l’Organisation des nations Unies (ONU), M. Ban Ki-Moon, afin que soit levé l’interdiction de la destination Côte d’ivoire. Source : Fraternité Matin, 21 avril 2008


No304 - Promotion du Tourisme : Le Secrétaire Général de l'organisation mondiale du Tourisme à Abidjan

21 Avril 2008

Le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Francesco Frangialli, est à Abidjan depuis dimanche. M. Frangialli est en Côte d’Ivoire, à l’invitation du ministre ivoirien du Tourisme et de l’artisanat, Sidiki Konaté, qui l’a accueilli à sa descente d’avion, indique-t-on de source officielle.

« A sa descente d’avion, le secrétaire général de l’OMT a confié que son séjour en Côte d’Ivoire s’inscrit dans le cadre de la relance des grandes destinations touristiques africaines. Monsieur Francesco Frangialli a souligné que son voyage en Côte d’Ivoire intervient dans un contexte de paix », affirme le service de communication du ministère.

Le secrétaire général de l’Organisation du tourisme « a exprimé sa ferme volonté de soutenir le ministre Sidiki Konaté, ministre ivoirien du Tourisme et de l’Artisanat dans ses efforts pour repositionner la destination Côte d’Ivoire », assure également le ministère ivoirien du tourisme.

Au cours de son séjour en terre ivoirienne, le secrétaire général de l’OMT rencontrera le Président Laurent Gbagbo, ainsi que le Premier ministre Guillaume Soro. Source : Fraternité Matin, 21 avril 2008


No303 - Côte d’Ivoire – Turquie : SEM Koudou Kessié nouvel ambassadeur

1 Avril 2008

L’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Israël, SEM. Koudou Kessié, a désormais en charge la représentation de la Turquie. La cérémonie de présentation des lettres de créance, au Président turc, SEM. Abdullah Gül, a eu lieu récemment au palais présidentiel.

A cette occasion, l’ambassadeur a exprimé à son hôte, le « souhait du Président Gbagbo de voir se renforcer davantage l’amitié et la coopération économique et commerciale entre la Turquie et la Côte d’Ivoire ». Cette idée ne semble pas déplaire au Président Abdullah, qui a annoncé, en retour, l’ouverture de l’ambassade de Turquie en Côte d’Ivoire, ainsi que de l’Agence turque de coopération (TIKA), dans quelques mois.

Il n’a pas manqué d’exprimer à SEM. Koudou Kessié, son souhait de bénéficier de la présence effective du Président ivoirien au sommet Turquie-Afrique, prévu en août 2008 à Istanbul.


No302 - Autoroute Toumodi –Yamoussoukro : Les 30 milliards du dernier tronçon bouclés

1 Avril 2008

L’agence de gestion des routes (Ageroute) a lancé un nouvel appel d’offres.

L’Agence de gestion des routes (Ageroute) a lancé, de façon publique, hier, l’appel d’offres international de sélection des entreprises pour la réalisation du tronçon Toumodi-Yamoussoukro long de quelques 32 kilomètres. De la note publiée par l’Ageroute dans la presse, il apparaît que ce tronçon, qui était jusque-là le troisième lot du projet de prolongement de l’autoroute du nord, a été scindé en deux. Ainsi, l’appel d’offres concerne deux sections. A savoir : Toumodi-Kouadiokro (12,5 km) et Kouadiokro-Yamoussoukro (19,26 km).

Faut-il le rappeler, le coût de réalisation du tronçon Toumodi-Yamoussoukro est estimé à environ 30 milliards de francs CFA. C’est la Banque islamique de développement (BID) qui finance les travaux. Celle-ci est déjà le principal bailleur de fonds du premier lot qu’est le tronçon Singrobo (fin de l’autoroute)-Taabo.

Cet appel d’offres arrive au moment où les travaux des premiers lots (Singrobo-Taabo et Taabo-Toumodi) sont en plein régime. Les chantiers ont déjà relié Singrobo à Toumodi.

Si les choses se déroulent correctement, il faut s’attendre à ce que le chantier Toumodi-Yamoussoukro s’ouvre dans les tout prochains mois. Le délai d’exécution est de 18 mois.

Remarque importante, l’appel d’offres privilégie les entreprises originaires des pays membres de la Banque islamique de développement. Ainsi pour le lot Toumodi-Kouadiokro, le communiqué de la direction des marchés publics précise : «cette consultation est ouverte à toutes les entreprises expérimentées dans ce type de projet et éligibles conformément aux règlements de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). Les entrepreneurs d’un pays membre de la BID bénéficient d’une marge de préférence de 5% ». Et pour le lot Kouadiokro-Yamoussoukro, il est signifié ceci : «cette consultation est ouverte à toutes les entreprises des pays membres de la Banque islamique de développement, expérimentées dans ce type de travaux conformément aux directives pour la passation des marchés financés par la Banque islamique de développement». Source : Fraternité Matin


No301 - Aéroport de Yamoussoukro : La réhabilitation en vue

1 Avril 2008

MM. Kasdarli Chakir, Donaly Malumgu N’djamo et Atcho Albert, trois responsables de Geoplan, un bureau d’étude allemand, très intéressés par la réhabilitation et l’extension de l’aéroport de Yamoussoukro, se sont rendus le week-end dernier dans la capitale.

Ils entendaient ainsi se faire une idée exacte de l’ampleur des travaux. Après une brève séance de travail avec M. Alexandre Kouamé, responsable des travaux au Programme spécial de transfert de la capitale à Yamoussoukro (PSCTY), et M. Noufé, chef d’antenne de cette structure, les responsables de Geoplan sont allés à la découverte de l’aéroport, où ils ont passé en revue l’ensemble des installations techniques : la tour de contrôle, le matériel roulant, la centrale électrique, le matériel de guidage des avions.

Avant de parcourir la piste d’atterrissage où le bitume par endroits est dégradé. La visite, guidée par le directeur de l’aéroport, a permis aux opérateurs de se rendre compte du piteux état de cette infrastructure qui nécessite aujourd’hui une réhabilitation en profondeur. Mais en plus, une extension pour épouser la dimension de la capitale. Source : Fraternité Matin