Mai 2005

No134 - Marcel Amon Tanoh, Ministre du Tourisme : “Les événements de novembre 2004 ont ruiné nos efforts” - Interview

20 Mai 2005

M. Marcel Amon TANOH, ministre du Tourisme ambitionne de relancer les activités touristiques à travers la promotion du tourisme interne. Dans cette interview, il donne les raisons de ce choix stratégique et présente les moyens à mettre en œuvre pour obtenir les résultats escomptés.

Le Patriote : La crise que vit le pays a eu un impact négatif considérable sur les activités économiques. Pouvons-nous avoir une idée de cet impact sur le secteur touristique ?
Marcel Amon TANOH : Je vais vous donner un exemple qui est significatif. C’est le taux d’occupation des hôtels. Avant la crise, nous avions un taux d’occupation qui oscillait par an, entre 60 et 70% voire 80%. Aujourd’hui, ce taux est en moyenne entre 20 et 25%. Cela vous donne une idée de l’impact combien désastreux de la crise sur les activités touristiques.

Au niveau des visiteurs qui entraient en Côte d’Ivoire par l’aéroport d’Abidjan, nous étions autour de 350 000 touristes avant la crise. Aujourd’hui, nous sommes autour de 185 000 touristes. Cela vous donne une bonne idée également de l’impact de la crise sur le nombre de visiteurs vers notre destination.

LP : Il est question aujourd’hui de relancer le secteur touristique. Est-ce qu’on peut avoir les grands axes des actions que vous comptez mettre en œuvre pour permettre au secteur de redécoller ?
M.A.T : Nous avons essayé depuis cette crise d’avoir des initiatives sur les marchés émetteurs, sur les marchés internationaux. En particulier sur la France qui représente 40% de marchés émetteurs de touristes vers la Côte d’Ivoire.

Nous avons même essayé une démarche originale, « Côte d’Ivoire, le cœur du chocolat ». Nous estimons que le cacao de Côte d’Ivoire entre dans la fabrication de tous les chocolats du monde. Et la Côte d’Ivoire ne bénéficie pas, comme le Brésil avec son café par exemple, de cette opportunité pour son image de marque. Nous avons inventé cette démarche qui a été bien accueillie par les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie en France.

Malheureusement, les événements de novembre ont ruiné ces efforts. Nous avons, donc, décidé de réorienter nos efforts de relance vers le développement du tourisme interne. Evidemment, les Ivoiriens et les résidents étrangers en Côte d’Ivoire ont plus de facilités à se déplacer à l’intérieur du pays avec moins d’appréhensions. Nous profitons de ce tournoi de Golf et en marge de celui-ci pour relancer les activités touristiques, en nous orientant cette fois-ci, comme je l’ai dit, vers la promotion du tourisme intérieur.

LP : Comment réaliser une telle ambition quand on sait que le pouvoir d’achat des populations se dégrade au fil des jours ? N’est-ce pas un projet utopique ?
M.A.T : C’est vrai que tout le monde ne peut pas accéder à tous les produits touristiques. Ce que nous essayons de démontrer également c’est que croire que le tourisme est réservé à l’élite, aux gens aisés est un préjugé. Il existe différentes gammes de produits touristiques dont certains sont accessibles aux Ivoiriens moyens. C’est ce que nous essayons de démontrer à travers ce circuit touristique. Et c’est ce que nous allons démontrer à travers les journées portes ouvertes sur le tourisme que nous allons organiser dans les prochains mois.

LP : Les opérateurs du secteur se sont beaucoup plaints de la fiscalité. Et on avait annoncé des mesures d’accompagnement pour pouvoir les aider. Aujourd’hui, où en est-on avec ces promesses ?
MAT : C’est vrai, nous avions annoncé quelques mesures. Des décisions ont été prises, notamment ce qu’on appelle la taxe d’habitation, je crois, qui est basée sur le taux d’occupation des hôtels qui a été baissée. Il y a même une autre taxe qui a été annulée.

Mais vous savez, en période de crise, les recettes fiscales générales baissent également. En cette période difficile où les recettes fiscales ont baissé, où les concours extérieurs sont pratiquement nuls, l’Etat rechignent un peu à accompagner les mesures fiscales. Nous, nous considérons au département que malgré tout cela, l’Etat devrait le faire. Nous préparons actuellement un train de mesures pour qu’au moment de la reprise, des décisions plus concrètes soient annoncées au bénéfice des opérateurs.

LP : Le CEPICI conduit actuellement des réflexions pour amener les investisseurs à revenir après la crise. Comment votre département s’inscrit-il dans cette dynamique pour attirer des investisseurs dans le secteur ?
M.A.T : Nous nous préparons à cela. D’abord, le code général des investissements est en train de connaître une relecture à l’initiative du Ministre du Plan. Nous sommes associés à cette démarche. Et nous avons veillé à ce que des mesures spécifiques soient retenues par le nouveau code en faveur des investissements touristiques. Nous avons également un document qui est pratiquement prêt. C’est le code du tourisme qui va réglementer un peu l’ensemble des dispositions réglementaires de l’activité touristique en Côte d’Ivoire. Et je pense que ce code du tourisme nouveau, présente un certain nombre de dispositions incitatives qui vont permettre aux investissements nationaux et étrangers de se faire dans de meilleures conditions.

LP : Il y a donc un espoir ?
M.A.T : L’avenir c’est l’espoir. C’est l’espoir qui fait vivre. Découragement n’est pas ivoirien. Moi, je reste optimiste sur l’avenir.

Source : Le Patriote No. 1690


No133 - Le golf comme un produit d’appel

18 Mai 2005

En marge du circuit découverte, un tournoi international de golf a été organisé. Certes, seul le Ghana a accepté d’effectuer le déplacement. Mais le président Diaby Laye de ladite fédération et le ministère du Tourisme se sont réjouis de la tenue de cette compétition internationale.

M. Marcel Amon Tanoh a félicité les organisateurs pour leur action qui pourra permettre de relancer le tourisme dans la capitale politique ivoirienne. Cela d’autant plus que ce sport est pratiqué par une classe sociale qui peut contribuer à l’essor du tourisme.

Par ailleurs, des participants ont pris part à une initiation au golf. Ainsi, Mmes Shammy, Tinin ont apprécié ce sport. Et elles ont pris l’engagement de continuer de le pratiquer.

On peut le dire, le partenariat entre Côte d’Ivoire – Tourisme et la Fédération ivoirienne de golf permettra de développer le pôle régional de Yamoussoukro et faire de cette localité, un attrait pour les populations ivoiriennes et étrangères.

Source : le Front No 914


No132 - Les travaux d’Hercule d’Amon Tanoh

18 Mai 2005

Faire du tourisme, une alternative aux matières premières, tel est le vœu cher du ministre Marcel Amon Tanoh depuis qu’il a la charge de ce département. Dans cette optique, des objectifs stratégiques ont été arrêtés par ledit ministère visant à positionner la Côte d’Ivoire sur le marché international, mais aussi à corriger les faiblesses et les insuffisances qui handicapent le tourisme ivoirien.

En revanche, les initiatives internationales connaissent des limites, compte tenu de la situation sécuritaire et de la fragilité du processus de réconciliation nationale. C’est la raison pour laquelle, la voie de la promotion interne de ce secteur est désormais explorée. Le ministre a exhorté tous les résidents et nationaux à découvrir les énormes potentialités touristiques de ce pays. Pour lui, la crise économique ne doit pas servir de frein à l’émergence du tourisme. Car, des produits variés et correspondant aux différentes bourses existent.

Concernant le financement de ce secteur, le ministère a œuvré à ce que Côte d’Ivoire tourisme (CIT) bénéficie de ressources suffisantes pour atteindre ses objectifs. Ainsi, les ressources affectées à cette structure seront triplées suite à l’augmentation de la taxe d’embarquement prévue par l’annexe fiscale 2005. L’autre volet du vaste programme mis en place par M. Marcel Amon Tanoh est la formation des professionnels de ce secteur.

Au total, le développement du tourisme est possible. Mais, il reste tributaire de la normalisation de la vie socio-économique. Vivement que celle-ci devienne une réalité.

Source : le Front No 914


No131 - Côte d’Ivoire Tourisme, une structure plus dynamique

18 Mai 2005

La promotion du tourisme ivoirien tant sur le plan interne que sur le plan externe incombe exclusivement à Côte d’Ivoire Tourisme. La structure que dirige M. Mamadou Traoré est née des restes de l’Office ivoirien du tourisme et de l’hôtellerie (OITH).

Ce changement de dénomination, selon le ministre Amon-Tanoh, répond au souci d’inculquer une dynamique nouvelle à la structure qui a en charge de vendre la destination Côte d’Ivoire. Car, pense-t-il, l’image que projetait l’ex OITH auprès de l’opinion ne lui était pas du tout favorable.

La nouvelle politique de relance du tourisme entend donner de Côte d’Ivoire Tourisme une image beaucoup plus dynamique et perceptible au profane. Pour lui donner les moyens de travailler, le ministère du Tourisme s’est battu pour obtenir le relèvement de la taxe aéroportuaire qui est sa principale source de financement.

La taxe qui était initialement de 2000 FCFA a connu une modification au terme de la loi de finances 2005. Pour les vols domestiques la taxe est fixée à 4000 FCFA. Quant aux vols en direction des pays de la CEDEAO et ceux qui sont hors de cette zone, la taxe est respectivement de 6000 FCFA et 8000 FCFA.

D’autres mesures seront également mise en œuvre au profit de l’équipe de Mamadou Traoré à qui incombe la lourde tâche de relancer le tourisme ivoirien.

Source : Le Patriote No. 1687


No130 - Week - end touristique de la Pentecote à Yamoussoukro; Découverte d’une richesse insoupçonnée

18 Mai 2005

L'industrie touristique pourrait être une source importante de rentrée de devises pour la Côte d'Ivoire. Tant ses potentialités sont énormes et variées. Mais combien de nationaux ivoiriens le savent-ils ? Côte d'Ivoire Tourisme, appellation nouvelle de l'Office ivoirien du tourisme et de l'hôtellerie (OITH), que cela préoccupe énormément, a décidé de promouvoir le tourisme interne.

Du 14 au 16 mai dernier, cette agence nationale du tourisme a organisé, dans ce cadre, un week-end touristique de la Pentecôte à Yamoussoukro. Une randonnée qui a associé au tourisme traditionnel de visites de sites touristiques, le tourisme golfique. Avec la participation de comités d'entreprises, d'agences de voyage et la presse nationale et internationale.

Durant tout le voyage qui a débuté le samedi 14 mai à la Place de la République d'Abidjan-Plateau, M. Mamadou Traoré, le directeur général de Côte d'Ivoire tourisme a choisi de rester avec ses hôtes dans un des deux bus de la Sotra qui les conduit vers la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro.

Mlle Tania Kessié, Miss Côte d'Ivoire 2004 et ses dauphines sont également du voyage. L'ambiance est bon enfant. Elle est faite de blagues et d'humour. Lorsque les touristes d'occasion arrivent à Ahouakro aux environs de 11heures, ce petit village de 3500 habitants, au nord de la sous-préfecture de Tiassalé, ils ne se rendent même pas compte qu'ils viennent ainsi de parcourir un peu plus de 155km.

La découverte d'un cratère laissé par l'exploitation d'une carrière de granit à l'entrée du village ne laisse personne indifférent. Une halte est observée à Ahouakro. Juste pour embarquer les guides. Devant un bosquet, M. Brou Paul, un capitaine de la gendarmerie à la retraite, accueille les visiteurs peu ordinaires du jour. “Nous sommes ici au parc archéologique. Il est fait de rochers sacrés qui laissent penser que Ahouakro a pris le relais d'une très ancienne civilisation qui a laissé des traces sur les rochers.

Il s'agit ici de rochers sacrés d'origine mégalithique”, explique-t-il avant d'inviter ses hôtes à pénétrer le bosquet. Non sans avoir insisté sur la préservation de l'environnement en ne jetant pas partout des objets qui ne sont pas biodégradables. Et grosse surprise. Des rochers énormes sont disposés tels qu'on croirait qu'ils ont été rangés par des hommes. Mais leur taille et volume ne permettent pas d'envisager une telle solution. Sur des plateaux granitiques, des traces qui ne laissent aucun doute que Ahouakro a certainement été la cité d'une civilisation lointaine de l'âge de la pierre. Le site couvre plusieurs hectares.

Alors que l'arrivée à Yamoussoukro était prévue à 13 heures, c'est deux heures et demie plus tard que les visiteurs atteignent la capitale politique de la Côte d'Ivoire. Tant ils ont été longtemps captivés par les curiosités d'Ahouakro.

En fin d'après-midi, c'est M. Bohui, directeur général de Président golf club, qui souhaite la bienvenue aux touristes ivoiriens. L'homme, visiblement heureux, ne manque pas de saluer l'initiative de Côte d'Ivoire tourisme, et à travers elle, le ministère du tourisme qui a adjoint au week-end de la Pentecôte, l'organisation du 2ème tournoi international de golf de Yamoussoukro. Les Ghanéens, comme pour la première édition, raflent les premières places au niveau des professionnels.

Le dimanche 15 mai, le cap est mis sur Kondêyaokro. Un petit village baoulé sur la route de Tiébissou. Le ministre Amon Tanoh du Tourisme, qui est arrivé tôt le matin d'Abidjan, est de la randonnée. L'accueil se fait au rythme de la danse goly. Des pagnes tissés sont exposés sur des étals de fortune sous une tente dressée à l'occasion. Les civilités se font dans la plus pure tradition akan. Des pas de la danse goly sont ensuite exécutées par des masques. Des jeunes du village offrent des possibilités d'achat de pagnes et de rubans tissus aux visiteurs.

Après Kondêyaokro, les visiteurs découvrent les autres curiosités de Yamoussoukro. Notamment, la basilique Notre Dame de la paix, le lac aux crocodiles, l'hôtel des députés, la fondation Félix Houphouet-Boigny. Des merveilles.

Source : Notre Voie No 2087


No129 - Le Ministre Marcel Amon Tanoh explore la promotion interne

12 Mai 2005

Faire du tourisme, une alternative aux matières premières, tel est le vœu cher au premier responsable de ce département, Marcel Amon Tanoh.

Dans cette optique le ministre du tourisme a effectué plusieurs voyages à l’étranger pour redorer l’image de marque de la Côte d’Ivoire ternie. Il a récemment actualisé l’Accord de coopération touristique entre la Tunisie et son pays.

Cependant, force est de constater que cette option connaît des limites, compte tenu de la crise militaro-politique que vit la Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002. Raison pour laquelle, M. Marcel Amon Tanoh a décidé d’explorer la promotion interne.

C’est dans cette perspective qu’à la faveur de la fête de la Pentecôte, Côte d’Ivoire Tourisme organise du 14 au 16 mai prochain un week-end touristique. Cette activité associera le tourisme golfique aux randonnées touristiques traditionnelles.

Elle enregistrera la participation de comités d’entreprises, d’agences de voyages et surtout de Miss Côte d’Ivoire 2004 et de ses dauphines. Durant trois jours, le parc archéologique, la basilique et le Lac aux crocodiles seront visités.

Source : Le Front No: 911


No128 - Tourisme : CARNAVAL DE BONOUA : FEUX D’ARTIFICE SUR LA CITE DE L’ANANAS - 2 mai 2005

2 Mai 2005

La 26e édition du popo carnaval de bonoua a ouvert ses portes le 26 avril dernier. Selon le comité d'organisation du Popo carnaval de Bonoua conduit par MM. Nta Maurice et Hoba Georges Cette fête culturelle du peuple Abouré connaîtra son apothéose le 7 mai prochain.

Le Popo Carnaval est une manifestation de réjouissances assaisonnées d'une touche burlesque et exécutée après les travaux champêtres. Créé dans les années 50, il s'est aujourd'hui transformé en une fête populaire chatoyante .

En effet, comme de coutume les prestations de danses traditionnelles et certains jeux et concours sont au rendez vous.
Les moments forts et les plus délirants de la festivité seront sans conteste le défilé carnavalesque et le bal masqué.
Le défilé est l’occasion inédite pour chaque participant de présenter les scènes de la vie quotidienne et les potentialités économiques de la région.

Masqués, maquillés et habillés dans des tenues vestimentaires les plus hilarantes, les nombreux participants vont rivalisé dans un esprit créatif , sans tabou ni interdit. L'incinération de sa majesté, le Roi Popo, au stade municipal, suivi du bal masqué , tard dans la soirée du samedi 07 Mai marqueront la fin de cette fête qui permet aux natifs de Bonoua de se réconcilier avec les valeurs culturelles de leur terroir.

Source : Fraternité Matin - 2 mai 2005