Mai 2007

No207 - Valorisation du patrimoine musical ivoirien - Blissi Tébil séduit les Américains

31 Mai 2007

Blissi tébil vient d’effectuer un voyage aux Etats-Unis. Il y a était pour présenter un pan du patrimoine culturel ivoirien. Ce qui a fortement impressionné les Américains.

L'artiste musicien Zadi Guillaume alias Blissi Tébil, directeur du Centre de recherche et de documentation en musicologie africaine (CIRDAM) et son directeur scientifique, le professeur Kouba Zohouri, étaient aux Etats-Unis du 21 avril au 05 mai dernier. Ils y étaient dans le cadre du ''Voluntary Visitors program'' (Volvis), un programme d'échanges culturels et éducatifs mis en place par l'Etat américain. Il permet entre autres aux professionnels de tous les corps de métier d'aller partager leurs expériences avec les Américains.

Au cours de cette visite, les deux patrons du CIRDMA ont eu l'occasion de parcourir trois villes américaines : Washington DC, New-York et Los Angeles. Dans ces différentes localités, les visiteurs ivoiriens ont fait le tour de divers établissements universitaires (dont la célèbre Columbia University) , des musées, des écoles de musique… Ils ont mis à profit cette tournée pour mettre en valeur les instruments de musique traditionnelle ivoirienne. " Je suis parti avec plus d'une demi-tonne d'instruments ", a-t-il fait savoir hier au cours de la conférence de presse qu'il a animée dans le grand hall de l'ambassade des Etats-Unis, en présence de S.E.M Aubrey Hooks.

Le centre de recherches mis en place par le musicologue Blissi Tébil a pour objectif de répertorier et de valoriser les instruments et la musique traditionnelle en Côte d'Ivoire. L'ensemble des recherches qu'il a effectuées, a été mis sur support numérique, CD room. "Les Américains ont fortement apprécié ce travail ", avance Blessi avec beaucoup de fierté.

Preuve à l'appui, il a retracé et commenté le film de leur voyage projeté pour la circonstance sur écran géant. Il a fait savoir que les retombées de cette visite sont vraiment énormes : beaucoup de rencontres ; signature de partenariats avec des établissements américains ; échanges culturels les années à venir… " Grâce à ce voyage, les spécialistes américains et ONG vont venir ici pour travailler main dans la main avec les Ivoiriens ", a révélé le conseiller de presse et des relations culturelles de l'ambassade des Etats-Unis, M. David R. Andresen. M. Kobou, pour sa part, a dévoilé un pan des projets du CIRDMA : signature de deux conventions avec la direction de la décentralisation et des collectivités locales d'une part et d'autre part avec le ministère de l'Education nationale. La première permettra de "faire le réveil culturel de toute la nation ivoirienne", soutient-il.

Quant à la seconde, elle permettra d'enseigner à l'école les instruments de musique et chants traditionnels ivoiriens. Il a ajouté qu'une autre convention avec la SOTRA est en cours. Celle-ci permettra la diffusion de la musique traditionnelle dans les bus express de la société de transport abidjanais. L'artiste-directeur et son directeur scientifique ont invité l'Etat ivoirien à s'approprier ce projet porteur d'espoir.

Mme Appia Kouassi Sophie, directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Francophonie, a indiqué que l'artiste a le plein soutien du ministre Komoé Kouadio. A noter que l'artiste Gadji Céli était présent à la cérémonie en sa qualité du président de l'Union des artistes ivoiriens. Source : Le Matin d'Abidjan, 31 mai 2007


No206 - Restauration de l'image de la Côte d'Ivoire - Gbagbo envoie les diplomates en mission

31 Mai 2007

La deuxième session éclatée de la troisième Conférence des Ambassadeurs ivoiriens accrédités en Europe, en Amérique et au Moyen- Orient s'est réunie à Paris les 23 et 24 mai 2007 dernier sous la présidence du ministre des Affaires Etrangères, S.E.M Youssouf Bakayoko. La restauration de l'image de marque de la Côte d'Ivoire était l'un des sujets à l'ordre du jour.

La Côte d'Ivoire est sur le chemin de la paix depuis la signature de l'accord de Ouaga. Elle veut donc restaurer son image de marque galvaudée par les cinq années de crise. La deuxième session éclatée de la troisième Conférence des Ambassadeurs ivoiriens accrédités en Europe, en Amérique et au Moyen- Orient qui s'est réunie à Paris du 23 au 24 mai 2007, a donc servi de cadre au ministre des Affaires étrangères, SEM Youssouf Bakayoko, pour envoyer les diplomates en mission.

A l'ouverture de ces assises de Paris, le premier responsable de la diplomatie ivoirienne a, au nom du Chef de l'Etat, invité l'ensemble des ambassadeurs à contribuer à la restauration de l'image de la Côte d'Ivoire, à mobiliser des ressources pour le financement du processus de sortie de crise. Selon le message du Président Laurent Gbagbo, délivré par le ministre Youssouf Bakayoko, "Il s'agira de mener campagne auprès des gouvernements, des administrations publiques et privées, des groupes d'intérêts et de la société civile des pays accréditaires aux fins de rassurer l'opinion internationale sur le fait que la Côte d'Ivoire qui entend reprendre la place qui était la sienne, ne pratique ni la xénophobie, ni l'exclusion, ni le trafic et le travail des enfants ".

Et tout en précisant que " ces accusations portées par une campagne internationale de dénigrement étaient en relation directe avec la crise ", l'émissaire du Chef de l'Etat a rappelé à l'ensemble du corps diplomatique que c'est à lui de démontrer que la Côte d'Ivoire reste ce pays d'hospitalité qu'il a toujours été. " Il vous appartient, tout en mettant en relief les garanties en matière de droits de l'homme, de liberté fondamentale et de bonne gouvernance, d'expliquer que notre pays demeure, plus que par le passé, engagé dans le modèle de démocratie universelle, profondément acquis à la cause de la solidarité entre les peuples et de l'interdépendance des Etats, attaché qu'il est à sa tradition d'ouverture, de progrès et d'hospitalité", a insisté le ministre des Affaires étrangères.

Le rôle catalyseur que doit jouer la diplomatie ivoirienne dans la mise en œuvre de l'accord de Ouaga dans la reconstruction du pays a été aussi rappelé aux différents chefs de missions. Il les a donc invités à élaborer des stratégies susceptibles d'inciter le secteur privé, la société civile et la diaspora ivoirienne de leurs juridictions respectives à investir en Côte d'Ivoire." La reconstruction de notre pays demeure pour moi une priorité absolue au même titre que la réalisation du programme de sortie de crise.

Mais cela a un coût que ne peuvent supporter seules les recettes budgétaires du pays. A cet égard, il vous souviendra que les bailleurs de fonds bilatéraux et internationaux avaient annoncé leur volonté d'accompagner le gouvernement ivoirien dans la mobilisation de ressources complémentaires pour le financement du programme post-crise. C'est pourquoi, je vous engage à prendre attache avec les gouvernements des pays auprès desquels vous êtes accrédités et les organismes de financement de la coopération bilatérale et multilatérale de votre juridiction, à l'effet d'obtenir confirmation de leur participation à un prochain tour de table au bénéfice de la Côte d'Ivoire ", précise l'émissaire de Laurent Gbagbo.

Au terme des deux jours de discussions, le corps diplomatique, a relevé l'insuffisance de moyens financiers dans les missions diplomatiques et qui lui permettraient de réagir de façon appropriée aux campagnes de dénigrement orchestrées par certains acteurs de la communauté internationale contre la Côte d'Ivoire et l'inadaptation des moyens de protection des informations sensibles émanant du département central, de la Présidence ou des Ambassades.

Les diplomates ont décidé de sensibiliser les autorités des pays de leurs juridictions sur les atouts de l'accord de Ouaga et sur les progrès réalisés dans sa mise en œuvre. Ils ont aussi souhaité l'actualisation des différents projets d'intérêts publics et privés du BNETD et ont plaidé pour le ministère de l'Economie et des Finances. En outre, ils ont encouragé l'initiative privée au sein de la diaspora en développant des activités de la banque du Trésor dans les ambassades, en vue de faciliter la mobilisation de l'épargne.

Notons que le bureau de séance de ces assises était présidé par M. Léon Kacou Adom, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et S.E.M Hyacinthe Kouassi, ambassadeur de Côte d'Ivoire en France. Source : Le Matin d'Abidjan, 29 mai 2007


No205 - NOUVELLE POLITIQUE TOURISTIQUE D'ABIDJAN - Un séminaire pour redonner fière allure à la perle des lagunes

30 Mai 2007

Du 6 au 8 juin prochain, le département chargé du tourisme de la Direction de la promotion humaine et du tourisme organise un séminaire atelier sur le thème : " quelle politique touristique pour Abidjan avec l'avènement du District ".

Selon les organisateurs, cette rencontre a pour objectifs d'adopter un plan stratégique de développement du secteur touristique, de donner un nouveau visage touristique à Abidjan, de créer de nouveaux centres d'intérêts touristiques pour le district, de promouvoir et de développer le potentiel touristique de la perle des lagunes. Ce séminaire tire son opportunité du constat que depuis l'accession de la Côte d'Ivoire à l'indépendance, la gestion du secteur touristique est demeurée l'apanage de l'Etat.

Avec l'avènement des collectivités locales, le transfert des compétences a rendu nécessaire l'intervention des élus locaux dans le domaine du tourisme. " Mais dans quelles directions les collectivités locales doivent-elles orienter leurs actions ? Quel encadrement adéquat le secteur du tourisme peut-il être en droit d'attendre des collectivités locales pour mener à bien leurs activités et procurer par la même occasion des devises à leurs cité", se sont-ils interrogé.

C'est donc à ces différentes interrogations que les acteurs du secteur du tourisme, les pouvoirs publics, avec notamment l'administration du District d'Abidjan, devront répondre à la fin du séminaire. Il s'agit de façon plus pratique de réfléchir et de tracer les grands axes des actions que devra mener le district d'Abidjan, en accord avec les partenaires du secteur du tourisme en vue de redynamiser le tourisme à Abidjan.

Pour ce faire, trois ateliers sont prévus dans l'optique d'examiner de plus près le problème : "Organisation du secteur et plan d'action", " la stratégie de promotion et de communication " et "financement" sont les différents thèmes que débattront les séminaristes dans l'optique de redonner fière allure à Abidjan qui a longtemps fait la fierté de la Côte d'Ivoire. Source : Le Matin d'Abidjan, 30 mai 2007


No204 - Tourisme et artisanat./ Service du guichet unique - Konaté Sidiki veut un service plus dynamique

14 Mai 2007

Créé pour servir d’interface entre les opérateurs économiques du secteur du tourisme et de l’artisanat, le service du guichet unique (SGU) veut être la meilleure porte d’entrée en Côte d’Ivoire. Une volonté du nouveau locataire du 15è étage du Postel 2001.

Le guichet unique du tourisme et de l’artisanat (SGU) a été mis en place sous l’autorité du prédécesseur du ministre Konaté Sidiki. C’est en 2006 que ce service devient opérationnel sous la direction de M. Kourouma Amara et la haute autorité du ministre du Tourisme et de l’artisanat. Son décret de création porte le n°2006-51 du 22 mars 2006.

Dans ses attributions et suivant en cela l’arrêté n°03 du 4 décembre 2006, ce service est chargé d’étudier et de proposer des procédures légères et efficaces pour l’octroi des agréments, licences d’exploitations et de toutes autres autorisations pour l’exercice des activités touristiques et artisanales ».

Il doit en outre ‘’assurer la fluidité du traitement des dossiers de demandes d’agréments, de licences d’exploitation et de toutes autres autorisations’’. C’est également un centre d’informations et de dépôt des demandes d’autorisation à exercer dans le secteur. Le guichet unique, à l’image des deux autres guichets en exercice que sont ceux de l’automobile, et du foncier et de l’habitat, a en charge de ‘’recevoir les taxes et redevances liées à l’octroi des autorisations’’ à exercer dans le tourisme et l’artisanat.

C’est donc ce service que veut rendre dynamique le ministre Konaté Sidiki. Récemment, sur les antennes de la ‘’radio mondiale’’, il a fait savoir qu’il s’attellera à briser les mauvais clichés sur la Côte d’Ivoire. Le faisant, il sait plus que quiconque le rôle prépondérant de son ministère pour hisser notre pays dans le groupe des nations fréquentables. En dépit de la crise, le pays a conservé ses atouts touristiques tant au Sud qu’au Nord.

Le guichet unique se doit de tout mettre en œuvre pour créer une attraction entre la Côte d’Ivoire et les touristes Kourouma Amara a aussi la lourde tâche d’assainir un pan de ce secteur (celui des hôtels et espaces sonorisés). Grâce au SGU, l’Etat pourra recouvrer ses créances sur ces exploitations. Pour 2007, le service s’engage à éditer un recueil de documentation, à promouvoir auprès des promoteurs installés le respect de la réglementation en vigueur et à concevoir des supports de promotion des investissements qui entrent dans le développement des deux secteurs. Pour atteindre ces objectifs majeurs, des contrôles et des missions de prospection seront diligentés sur le terrain par le service du guichet unique.

Le nouveau ministre entend d’appuyer Kourouma Amara dans ce challenge. La revalorisation du tourisme et de l’artisanat permettra, dans la vision du ministre Konaté Sidiki, de réduire la pauvreté, générer des emplois et permettre ainsi à ces secteurs d’être des cadres économiques de sortie de crise.

Le service du guichet unique attend toutefois une dotation en moyens conséquents, pour bien remplir sa mission. Le ministre qui veut relever ce challenge promet apporter la solution appropriée. Source : Le Front No: 153


No203 - La Côte d'Ivoire unie et hospitalière is back

4 Mai 2007

COTE D’IVOIRE / INTERVIEW DE M.KONATE SIDIKI MINISTRE DU TOURISME ET DE L’ARTISANAT

Le Matin d’Abidjan : Vous êtes engagés sur la voie de la paix. Mais vous venez de faire une déclaration de guerre au RHDP. Comment nous en sommes arrivés là ? Est-ce que vous avez cherché, au préalable, à rencontrer les leaders de ce mouvement, pour essayer de vous accorder avant de faire une telle déclaration ?

Nous n’avons pas accusé quelqu’un. Nous voyons la réalité. Le Nouveau Réveil chaque jour s’entête à démontrer forcément un deal politique. Nous n’avons pas de leçons à recevoir de Le Nouveau Réveil. Encore moins du Pdci. Si le Rdr et le Pdci se sont réconciliés dans ce pays, alors la réconciliation est possible.

N’oublions pas que Bédié est le père de l’ivoirité en Côte d’Ivoire. Si nous devons chercher les coupables de cette guerre, Bédié en est un. Son concept d’Ivoirité en est un. Cette situation a provoqué ce que nous savons. Aujourd’hui pourquoi alors, Le Nouveau Réveil, avec, derrière lui, des gens qui se cachent, voient d’un mauvais œil que Guillaume Soro et le Président Laurent GBAGBO fassent la paix. Pourquoi la paix doit déranger des gens ? Si c’est une façon de saboter la paix, il faut le dire clairement. Qu’on nous dise qu’on veut aller à la paix sans le Président GBAGBO. Qu’ils le disent clairement. Qu’ils retirent leurs membres du gouvernement, En d’autres termes, qu’ils se retirent du processus de paix. Et cela serait un acte courageux- Si c’est la paix qui est l’objectif, d’où viennent ces attaques inutiles et injustifiées.

Elles ne sont pas fondées. Tout ça, c’est pour créer une confusion inutile. Nous n’avons pas de leçons à recevoir de quelqu’un. Nous assumons clairement cette position : nous avons décidé de prendre l’Accord, avec l’assentiment de tous, pour nous engager sur la voie de la paix. Ce qui inclut tout le monde. Ceux qui pensent qu’être avec le Président GBAGBO signifie le reniement, alors nous disons que c’est le reniement des coalitions qui sont aujourd’hui, à la base des conflits en Côte d’Ivoire. Nous interpellons les acteurs politiques du RHDP, qui sont avec nous dans le G7, que nous ne trouvons pas loyal que leurs journaux s’attaquent inutilement aux Forces nouvelles. Ce qui justifie tout ça, c’est le refus de voir Guillaume Soro assumer la Primature.

Pourquoi pas ? Si Guillaume Soro est un acteur principal, signataire de l’Accord ne peut-il pas jouer ce rôle ? Pourquoi ça dérange ? Nous attendons qu’on nous dise ce qui dérange ? Nous avons besoin de tranquillité, pour aller à l’application de ce processus. La Côte d’Ivoire a besoin de décrispation, pour avancer dans ce processus. Nous ne pouvons plus nous accommoder d’attitude d’hypocrite. Nous sommes aujourd’hui des défenseurs d’un processus dans lequel nous avons travaillé et qui nous engage. Comme nous l’avons fait hier, et avant-hier.

Le Temps : Quelles explications donnez-vous à ces attaques ?

Il n’y a aucune explication logique, rationnelle. La conception du Dialogue direct ne s’est pas faite en dehors de quelqu’un en Côte d’Ivoire. Ça s’est fait de manière transparente. Les Ivoiriens ont vu tous nos va-et-vient. Ils ont vu tous les efforts qui ont été faits pour inclure tous les acteurs, jusqu’à la formation du gouvernement. A partir de ce moment, on n’attendait plus que la mobilisation de tous derrière cet Accord. Si on revient à mettre en cause cet Accord, nous disons qu’il y a des gens qui ont des problèmes avec la Primature de Guillaume Soro, comme ce fut le cas en 2005.

Nous disons que Guillaume Soro constitue, pour les Forces nouvelles, le leader. En tant que l’un des acteurs principaux, il peut jouer tous les rôles dans ce pays, il peut assumer pleinement le rôle de Premier ministre pour conduire la Côte d’Ivoire vers la sortie de crise. Maintenant ceux qui en doutent et qui veulent lui donner d’autres rôles sont dans l’erreur.

Nous attendons que ceux-là, au lieu de se cacher derrière des journaux, viennent, courageusement, devant la Nation, dire qu’ils ne veulent pas de Guillaume Soro à la Primature, A partir de ce moment-là, nous aurons les moyens de répondre à ceux-ci. Nous disons que ce jeu de cache-cache doit prendre fin. Que les gens sortent de leur cachette, pour dire clairement qu’ils ont un problème avec la Primature de Guillaume Soro.

Le Temps : Vos alliés du G7 parlent de deal entre vous et le Président Laurent GBAGBO.

Le deal, c’est l’Accord politique. Le deal est un arrangement. A partir du moment où deux acteurs qui ont des positions radicales de départ, se retrouvent, concilient leur position. C’est ce que nous appelons l’arrangement politique. Est-ce que c’est l’arrangement politique qui dérange ? Si c’est cet arrangement politique qui dérange, ça veut dire qu’on aurait souhaité maintenir la Côte d’Ivoire en l’état et dans la situation de belligérance.

Quelle aurait été la solution qu’on nous propose, pour sortir de l’impasse ? Nous n’avons pas voulu que le pays demeure dans l’impasse. On a tout essayé. On a constaté qu’il y avait un engagement à faire. C’est cet engagement qui a porté ses fruits sur le terrain. Le reste c’est ce que nous appelons les considérations précaires qui ne vont pas nous déstabiliser.

Le Courrier d’Abidjan : Vos alliés estiment que vous n’avez pas pris en compte leurs revendications dans l’Accord de Ouagadougou. Des revendications qu’ils vous ont pourtant remis dans le cadre du G7.

Si vous relisez toutes les déclarations du RHDP, nulle part, ils n’ont dit leur opposition à l’Accord de Ouagadougou. Celui qui s’y est essayé, c’était Henri Konan Bédié. Il a été rappelé à l’ordre. Il a réaffirmé qu’il soutenait ledit Accord. Le Premier ministre s’est rendu à Daoukro. A partir de ce moment, nous n’avons entendu aucun son de cloche de la part du RHDP.. quant à l’Accord de Ouaga. Ils sont eux concepteurs et signataires de l’Accord.

Parce qu’avoir des membres dans le gouvernement, veut dire qu’ils adhèrent au processus dans lequel le gouvernement est engagé. D’ailleurs, ils ont eu une place particulière dans l’Accord. Nous disons que quand on n’est pas content, quand on ne veut pas de quelque chose, on le dit clairement. On ne se cache pas derrière les journaux. On ne mène pas un combat par procuration. Cela ne nous aide pas. Il faut que les gens viennent vers nous, pour nous faire les remarques. Qu’est-ce qu’on reproche à Guillaume Soro ? Nous sommes après deux mois de la mise en place de ce gouvernement.

Il n’a pas fait six mois. Ni un an. En un mois, voyez la stabilité qu’il a envoyée au pays. Voyez la décrispation qu’il a envoyée au pays. Il a engagé des actions fortes. Aujourd’hui, l’année intégrée est une réalité à Bangolo. Les populations ont dansé. Vous avez vu côte à côte des soldats des deux camps se donner la main et aller sécuriser des populations, sans tenir compte de leurs zones. Il y a un gouvernement qui travaille et qui donne espoir. Les institutions internationales commencent à avoir la crédibilité de ce gouvernement. De quoi parle-t-on.

Après un mois d’exercice ? Que peut-on reprocher à Guillaume Soro ? Il organise un séminaire gouvernemental pour soumettre à tous les membres une feuille de route. Tous ceux qui se sont succédé à la Primature, pendant la crise, n’ont aucunement pu établir une feuille de route au bout de trois à quatre mois. Seydou Diarra a mis plus de temps à donner des feuilles de route. Banny a mis plus de temps à produire une feuille de route. On a la décrispation. La paix est en marche, On doit louer cet effort.

Rien ne nous dit que Guillaume Soro est engagé dans une mauvaise voie. Si c’est l’application de l’accord de Ouaga qui est la mauvaise voie, qu’on nous le dise clairement.

Le Courrier d’Abidjan : Amadou Gon disait qu’ils ne vont pas faire pipi et un caïman va en sortir pour les manger. En clair, i!s ne voulaient pas vous voir dans la position actuelle.

Ses propos, nous les avons entendus. Amadou Gon a nié catégoriquement avoir tenu ces propos. Lorsque la presse en a fait l’écho, nous avons eu l’obligation avec tout le respect qu’on lui doit, d’aller vers lui. Il nous a réaffirmé qu’il n’a jamais tenu ce genre de propos. Et qu’il ne voyait jamais les Forces nouvelles comme un caïman sorti d’un pipi. A partir de cet instant, le débat était clos. Nous voulons dire que les Forces nouvelles ne sont pas caïman et ne sont pas sorties de pipi. Nous sommes tous témoins oculaires de notre évolution. En bonheur, comme en malheur.

Le Jour Plus : Le Président GBAGBO est en train de poser des actes en faveur des Forces nouvelles. Tout dernièrement, il a donné ses pouvoirs à Guillaume Soro, pour diriger le Conseil des ministres. On vous a vu danser avec Simone Gbagbo, à Yopougon. On a l’impression que les choses vont vite en dehors de l’Accord de Ouagadougou. Et cela cache des réalités. Les ivoiriens veulent savoir.

C’est dangereux ce que vous dites. Pourquoi parlez vous au nom des populations. Est-ce que vous avez fait un sondage pour dire que les choses vont vite.

Le Jour-Plus : Nous voulons bien comprendre

Nous pensons qu’il ne faut pas trop parler au nom des Ivoiriens. Quand vous allez à Yopougon, aujourd’hui, et que vous faites un sondage, les populations sont décrispées. Le jour où le Président Laurent GBAGBO et le Premier ministre sont entrés dans la Zone de Confiance, pour la première fois depuis cinq ans, les populations n’ont pas quitté leur village. Bien au contraire, il y avait la joie. Il y avait une hystérie populaire. Ce n’était pas une action manipulée. Qui est le peuple en dehors de cette joie ? De quel peuple pariez-vous ? Ne défendez pas les officines des partis politiques. Ce sont des gens qui ont du mal à accepter la Prirnature de Guillaume Soro.

Ces partis politiques qui ont des problèmes et qui refusent de les exprimer publiquement et courageusement. Nous ne vous comprenons pas. Quand les différents processus étaient lents, on dit que c’était lent. Pour une fois, on va vite dans la paix. On ne va pas vite dans la guerre. Il y a une soif de paix. Vous trouvez qu’on va vite. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait dans le cadre d’un chronogramme. Nous nous sommes donnés une contrainte, pour dire que dans notre vie, en tant qu’acteurs politiques, nous avons pris des engagements vis-à-vis des Ivoiriens, Donnons-nous les moyens. Relisez le chronogramme.

Nous ne savons pas de quoi vous parlez. Si cela doit être vu comme un signe de roublardise, nous acceptons. Parce qu’au bout de cette roublardise, vous aurez la paix. C’est ce que les populations attendent.

Le Matin d’Abidjan : Nous vous prenons au mot. Tout à l’heure, vous vous êtes posés la question de savoir ce que vos alliés reprochent à Guillaume Soro. Et si on vous disait que Soro a tué la 1721 en acceptant la Primature.

Quand la 1721 se votait, nous n’étions pas là-bas.

Le Matin d’Abidjan : Vos alliés vous ont recommandé de rester dans la 1721.

La 1721 est morte devant nous tous ici. Si elle marchait, est-ce qu’on allait aller à Ouagadougou ? Elle ne marchait plus. La preuve, des jeunes sont descendus dans la rue pour dénoncer cela. Le pays était bloqué. Charles Konan Banny exerçait comme un fantôme. Mais cela n’avait aucun impact sur le processus.

Le Président de la République était de son côté et les Forces nouvelles étaient de leur côté. Les Ivoiriens ne se portaient pas bien. Ouaga est la conséquence logique de la mort de la 1721. Nous pouvons vous rassurer que nous sommes restés liés à l’esprit. L’identification et la question de l’armée intégrée ont été prises en compte par l’Accord de Ouagadougou. Nous sommes allés plus loin. On a pris en compte les déplacés. Sans oublier les jeunes qui se sont familiarisés avec les aimes.

Et c’est la raison du Service civique. Les Accords précédents ne l’ont pas fait. Un processus aussi balisé et rassurant pour les populations, comment voulez-vous qu’on ne l’adopte pas ? Lorsque nous sommes venus de Ouagadougou, aucun acteur ne s’est opposé- Ils étaient tellement d’accord qu’ils ont envoyé des membres dans le gouvernement. Nous sommes pour la critique.

Nous avons été formés à l’école de la critique. Qu’on nous critique sur nos façons de conduire le processus. Il y a une volonté manifeste de saper le moral de Guillaume Soro, en espérant qu’au bout, une armée va se lever au Nord contre lui. Nous allons vous rassurer. Nous avons balisé le processus tant en arrière plan, qu’à Abidjan. C’est pour cela que nous sommes sereins. Parce que nos combattants, nos populations ont adhéré au processus. Tous ceux qui pensent que les choses vont se gâter, qu’ils se détrompent. La paix est en marche au Sud et au Nord. C’est ça l’essentiel. Nous allons en séminaire. La feuille de route de chaque membre sera publiée. Transparence oblige. Nous n’avons rien à cacher. Rien n’a été caché dans ce processus, jusqu’à ce jour.

Le Matin d’Abidjan : Vous dites que vous n’accepterez plus d’attaques, Jusqu’où vous êtes prêts à aller si l’hypocrisie continue ?

Nous sommes dans le processus en tant que Forces nouvelles. Si demain, des gens qui ont été officiellement consultés dans la mise en place de l’Accord de Ouagadougou, continuent l’hypocrisie, est-ce que nous sommes obligés de rester dans l’hypocrisie. Nous continuerons notre chemin. Nous ne sommes pas seuls dans le processus. Nous plaignons ceux qui ne suivront pas le processus. Parce que ceux-là vont s’éjecter du grand courant de la paix. Le processus est en marche.

Il est irréversible. Celui qui vient pour défendre la paix, nous sommes avec lui. Ceux qui pensent qu’ils peuvent ruser ou manipuler la paix, ils nous trouveront dresser devant eux. C’est une question de responsabilité.


No202 - 29ème édition du Popo carnaval de Bonoua: Le peuple abouré-ehivet a fêté dans la communion

1 Mai 2007

La 29ème édition du Popo carnaval de Bonoua était à son apothéose le samedi 28 avril dernier au village Popo sis au quartier Begnery.

Cette fête traditionnelle du peuple abouré-ehivet, groupe ethnique de Bonoua) a été marquée par une foire, des défilés, l’élection du plus bel homme (Ebè) et de la plus belle femme (awoulaba) et par un concert.

La foire commercial, qui se tenait au parc M’Ploussoué a donné l’occasion aux nombreux visiteurs de découvrir les sociétés industrielles implantées à Bonoua à travers leur stands respectifs.

Pendant le défilé qui se déroulait sur la voie principale du quartier Begnery, se sont succédé les différentes classes d’âge, les communautés étrangères résidant à Bonoua, les différentes danses abouré, les sociétés économiques et industrielles établies à Bonoua. Sans oublier les passages fort remarqués des travestis, des exorcistes, des nourrices, des motards, des patineurs, des charretiers, des majorettes.

L’élection du bel homme de Bonoua a vu la consécration de Firmin Aïté Bosso. L’ébè (terme abouré qui signifie bel homme) était accompagné d’Ange Stéphane Assié, 1er dauphin et d’Ernann Raymond Toumouan, 2ème dauphin. Quant à l’awoulaba (terme abouré qui désigne la plus belle femme), elle se nomme Christine N’Ni Kadio. Sa 1ère dauphine se nomme Léonnie Kakou Anoh et sa 2ème dauphine, Roseline Linda Emma Abaka.

Ces reines et rois de la beauté du pays abouré-ehivet étaient parés d’or et vêtus de pagnes kita.
Dans la soirée un grand concert animé par le doyen Amédée Pierre, le King Gadji Céli St Joseph et par l’orchestre Africa Stars Mokili Mobimba de Kodjas Vonlo a tenu le public en haleine jusqu’au petit matin.

Laurent Dona Fologo, président du Conseil économique et social (CES), parrain de cette 29ème édition du Popo carnaval de Bonoua a saisi cette opportunité pour adresser un message de paix au peuple abouré-ehivet. “Je vous invite à accepter l’accord de Ouaga. C’est le dernier. Il n’y en aura pas d’autres. Cette édition du Popo carnaval se place à un moment capital. On a la paix ou on a l’apocalypse. Moi, j’ai accepté d’aller à la paix avec Laurent Gbagbo. Je vous exhorte donc à accepter de faire ce sacrifice ultime en allant à la paix”, a-t-il déclaré.

Mme Christine Adjobi, ministre délégué chargé de la Lutte contre le sida, le maire de Bonoua, Faustin Bohi, ainsi que les chefs coutumiers de la région, étaient présents à cette grande fête.
A l’instar des précédentes éditions, l’édition 2007 a connu un réel engouement. Cependant, de nombreux ratés, notamment au niveau de l’organisation présidée par le commissaire général du Popo Carnaval, Jean Oba, ont quelque peu terni la fête. Source : Notre Voie No.: 2675