Juin 2009

No327 - La ville historique de Grand-Bassam pourrait être classée parmi les merveilles du monde

14 Juin 2009

Préservation des trésors culturels

La ville historique de Grand-Bassam pourrait être classée patrimoine culturel de l'Unesco. Mieux, classée parmi les merveilles du monde au cours de la 33ème session du patrimoine mondial qui se tiendra le 20 juin à Séville en Espagne. En prélude à cette rencontre, importante pour la Côte d'Ivoire, le ministère de la Culture et de la Francophonie, à travers la direction du patrimoine culturel, a travaillé pendant deux jours, à Grand-Bassam à la révision des textes régissant le patrimoine culturel national. Objectif : le renforcement de ces textes afin de mieux les défendre le dossier de Grand-Bassam lors de ce rendez-vous.


Il était aussi question au cours de cet atelier, de réfléchir à l'évaluation faite par le Conseil international des sites et monuments (Icomos) sur le dossier de proposition d'inscription du vieux quartier de l’ancienne capitale ivoirienne au patrimoine mondial. A cela s'ajoute la validation du contenu du projet de catalogue et du site web. Les techniciens de la culture et la population locale ont travaillé en commission sur ces questions. Koffi Bilé Yapo, directeur du patrimoine culturel, a indiqué que cette inscription au patrimoine culturel de l'Unesco est essentielle parce qu'elle va contribuer au développement économique de Grand -Bassam. Il a présenté la ville historique et les différents décrets et arrêtés qui feront l'objet d'une révision. Nord Sud, 12 juin 2009 - 13:08


No326 - Tourisme d’Affaire : La concurrence est rude

3 Juin 2009

Grâce à la proximité de la capitale économique, Grand-Bassam bénéficie énormément du tourisme d’affaires. Il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait une rencontre dans cette cité. Pendant longtemps, c’est l’Iiao qui a été le principal centre d’accueil des séminaires et ateliers.

Ces derniers temps, il subit une forte concurrence. Des hôtels de la place se sont organisés pour profiter aussi de cette manne. Certains, comme le N’Sah hôtel, ont accru leurs capacité d’accueil aussi bien au niveau des chambres que des salles de réunions pour accueillir de plus grandes rencontres. En fin d’année 2008, c’est un amphithéâtre de 387 places qui a été inauguré par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

Dans la mêlée, Yamoussoukro n’entend pas céder du terrain après avoir tenu la dragée haute aux autres villes. Sa nouvelle arme s’appelle la Sodertour. Cette institution arrive pour gérer le tourisme dans la région, au moment où la sortie de crise semble irréversible. Tourisme de loisirs (lacs aux crocodiles, basilique, parc animalier) d’accord, mais aussi et surtout tourisme d’affaires.

Sur ce point, Yamoussoukro est bien nantie avec les hôtels Président et des Parlementaires et la gigantesque et ultra moderne fondation Félix Houphouet-Boigny pour la paix et ses nombreuses salles de réunions. C’est d’ailleurs grâce à ces infrastructures que la capitale politique et administrative surmonte quelque peu son handicap lié à la distance. Ce désavantage sera d’ailleurs fortement minimisé grâce à l’autoroute qui la reliera à Abidjan.

La concurrence s’annonce donc rude entre Abidjan, Yamoussoukro et Grand-Bassam en attendant que la capitale du centre, Bouaké, redevienne «fonctionnelle». Alakagni Hala

Option : L’international aussi

Cela ne souffre aucun doute, le tourisme d’affaires rapporte gros à côté du tourisme de loisirs, le plus connu. Ils sont nombreux les gérants d’hôtel qui le savent pour en avoir profité en ces temps difficiles. La plupart du temps, ce sont des réunions nationales qu’ils ont accueillies. La Côte d’Ivoire n’étant plus cooptée pour les sommets internationaux depuis le coup d’Etat de décembre 1999. D’où le gros challenge à relever. Il faut que le pays reprenne rapidement sa place au plan mondial.

Pour non seulement accroître ses gains financiers, mais aussi son prestige. On a encore à l’esprit le douloureux échec du projet d’organisation de la réunion de l’Union postale en 2003 à cause de la crise armée.

Espérons que l’organisation des 45es assemblées annuelles de la Bad à Abidjan, en mai 2010, permettra à la Côte d’Ivoire de revenir définitivement sur la scène internationale. A condition que le processus de sortie de crise politique se déroule normalement et que les échéances électorales se tiennent dans les délais. Sinon, comme le faisait savoir le directeur général du Fmi, Dominique Strauss-Khan, à propos des relations avec la Côte d’Ivoire, lors de sa visite à Abidjan, la semaine dernière, «les choses ne pourront pas se poursuivre normalement».

Les professionnels de l’hôtellerie et du tourisme et l’ensemble des opérateurs économiques, eux, croisent les doigts pour que «les choses aillent normalement comme prévu».

Encore une fois, appel est lancé aux hommes politiques pour qu’ils permettent enfin à la Côte d’Ivoire de souffler… en ne remettant pas le processus électoral en cause.

C’est à ce prix que l’hôtel Ivoire en réfection, l’hôtel Président de Yamoussoukro, l’hôtel du Golf, les luxueux hôtels des chaînes internationales… retrouveront leur éclat d’antan. Non seulement, ils accueilleront davantage de réunions internationales, mais aussi ils renoueront avec les touristes étrangers.par Alakagni Hala

Focus : Yamoussoukro se positionne

Dans sa volonté de faire du tourisme un vrai outil de développement, le gouvernement a mis récemment en place la Sodertour-Lacs (Société de développement du tourisme de la région des lacs). Structure qui a pour mission de faire du tourisme, le moteur de l’économie dans la région des lacs. Surtout que, rappelle M. Néné Bi Léon, le tout premier directeur général de la Sodertour, le tourisme est créateur d’emplois et pourvoyeur de devises. «Quand le tourisme va, tout va parce qu’il irrigue les autres secteurs d’activités.

Autour de l’hôtellerie, c’est un ensemble d’activités qui tournent», avait-il affirmé, juste après sa nomination par le conseil d’administration. Qui, notons-le, est dirigé par M. Gnan Raymond, conseiller à la Présidence de la République. Comme il est indiqué expressément, la nouvelle structure se préoccupera de la promotion non seulement du tourisme classique, c’est-à-dire celui des loisirs, mais elle s’attellera à booster le tourisme d’affaires déjà assez bien portant dans la capitale politique et administrative. C’est pourquoi la direction générale de la Sodertour entend proposer des offres davantage alléchantes pour attirer séminaires, congrès, forum, ateliers, etc.

Dans cette bataille, Yamoussoukro peut compter sur ses atouts majeurs que sont la Basilique Notre dame de la Paix, le Président golf-club, la berge de Kossou, la réserve de la faune d’Abokouamékro, la grotte de Raviart, le lac aux caïmans, l’Institut national polytechnique Félix Houphouet-Boigny, etc. Ce sont des curiosités touristiques réellement prisées par les visiteurs, notamment étrangers. L’avantage donc est de dire: «venez pour vos rencontres professionnelles à Yamoussoukro. Et profitez de nos attraits touristiques».

L’hôtel des Parlementaires et l’hôtel Président sont les principales infrastructures qui s’offrent à la Sodertour pour promouvoir le tourisme d’affaires et de loisirs.

Vaste chantier que M. Néné Bi a qualifié de challenge. «Le bébé est né, nous allons le vacciner et le faire grandir. Nous mettrons tout en œuvre pour que le ballon d’essai soit un succès», nous a-t-il confié. Avant de plaider pour une politique de formation des jeunes en matière de tourisme et d’hôtellerie.

Pour y parvenir, le président du conseil d’administration a indiqué qu’il sollicitera le concours des bailleurs de fonds et autres partenaires au développement.

Toutes choses qui amènent le ministre du Tourisme et de l’Artisanat à exprimer son optimisme, une fois que ce projet aura pris forme.
Koffi Kouamé

Repères

Banque. Nombre de professionnels du secteur du tourisme et de l’hôtellerie en appellent à la création d’une banque du tourisme. Le président directeur général du groupe N’sa hôtel pense que cela facilitera l’appui financier de secteur.

Sécurité. Et si l’on créait une police touristique pour améliorer la sécurité dans le secteur. Voilà une autre idée qui circule dans le milieu. Ce serait justice faite, dit-on, pour rassurer les touristes qui reprendront la destination Côte d’Ivoire après la crise. La Sotra, la Sitarail ont leurs détachements de police. Pourquoi pas le secteur touristique?, s’interroge-t-on.

Bourse. Il y a, à Grand-Bassam, un projet de mise en place d’une bourse du tourisme. Celle-ci permettra, entre autres, de définir les normes en la matière. C’est-à-dire la chambre d’hôtel et tous les services d’hôtellerie. Dernière mise à jour : 02 Jun 2009 - 23:49 GMT