Juillet 2009

No334 - UNESCO : Le Président Lula da Silva a reçu à l’UNESCO le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix

11 Juillet 2009

Le prix a été remis en présence du Président sénégalais Abdoulaye Wade, du Président cap-verdien Pedro Pires, du Premier ministre portugais, José Socrates, du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, de l’ancien Président ivoirien Henri Konan Bédié, de Mario Soares, ancien Président portugais et vice-président du jury du Prix, ainsi que des Présidents de la Conférence générale et du Conseil exécutif de l’UNESCO, George N. Anastassopoulos (Grèce) et Olabiyi Babalola Joseph Yaï (Bénin).

Lors de la cérémonie, Koïchiro Matsuura a rappelé que le Prix avait été attribué à Luiz Inácio Lula da Silva « en reconnaissance de son action en faveur de la paix et de l’égalité des droits, ainsi que pour ses initiatives en vue de l’éradication de la pauvreté dans son pays ». Il a poursuivi : « Nul choix ne pouvait mieux illustrer la philosophie du Prix et les principes fondamentaux qui inspirent l’action de l’UNESCO. Le président Lula da Silva prend place parmi les bâtisseurs de la paix qui l’ont précédé sur cette tribune et son nom s’ajoute au palmarès prestigieux constitué depuis vingt ans autour du prix ».

Le Directeur général a déclaré à propos du lauréat : « Sur des questions aussi essentielles que la gouvernance internationale, la répartition des fruits de la croissance, l’environnement, le réchauffement climatique, vous avez su faire entendre une voix différente ».

En recevant le Prix, le Président brésilien a parlé de la paix : « Pour la construire, il faut de la persévérance et de la vigilance. Mettre de côté les armes ne suffit pas. Il n’y aura pas de paix véritable tant qu’on ne s’attaquera pas aux racines profondes des conflits, tant qu’il y aura de la faim, des inégalités et du chômage, tant que persistera l’intolérance ethnique, religieuse, culturelle et idéologique. La paix sur le plan domestique est aussi importante que l’absence de guerre entre les nations ». Après avoir évoqué certains des programmes mis en place par son gouvernement, le Président a précisé que « le Brésil a encore un long chemin à parcourir. Beaucoup d’attentes sont encore à satisfaire. Mais les Brésiliens ont recommencé à avoir confiance en eux-mêmes, à espérer dans le futur ».

Lula da Silva a poursuivi : « Nous ne pouvons pas rester prisonniers de paradigmes qui ont échoué. L’exclusion n’est pas inhérente aux sociétés humaines. Elle n’est pas non plus inévitable. Au cours des dernières décennies, la thèse qui prédominait - mais qui n’était pas toujours explicite -, c’est que le développement n’était possible que pour une petite partie de la population. […] Tout effort pour affronter la pauvreté et les inégalités était vu comme de l’assistanat et du populisme. […] L’histoire se charge de démentir ces fausses théories ». Il a ensuite plaidé pour un rôle accru des pays en développement dans la gestion de l’économie mondiale : « Un monde plus démocratique dans la prise des décisions qui nous affectent tous est la meilleure garantie de notre sécurité collective, des droits des plus vulnérables et de la préservation de la planète ». Il a préconisé une réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies et une réorganisation de « l’architecture financière mondiale, avec une augmentation des moyens du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale ».

Le Président brésilien a ajouté : « Un autre défi qu’il faut relever avec vigueur, c’est le changement climatique. A Copenhague, à la fin de l’année, nous devons aboutir à un pacte mondial qui soit à la fois juste et ambitieux si nous voulons léguer aux générations à venir une planète viable. […] Les pays en développement contribueront, eux aussi, à cette lutte contre le réchauffement ». Il a conclu : « L’UNESCO a un rôle important à jouer dans ce défi qui consiste à construire un monde plus prospère, plus juste et plus démocratique. […] C’est dans l’ouverture qui caractérise cette Organisation que des thèmes sensibles pourront être traités de façon constructive et à l’échelle mondiale. […] Il est toujours possible de choisir la paix au lieu de la guerre. La démocratie au lieu de la tyrannie. Le triomphe des droits de l’homme au lieu de l’arbitraire. L’égalité sociale et le bien-être de tous au lieu de l’exploitation. Ces choix demandent du courage, une volonté politique et des objectifs clairs. J’espère que ces valeurs ne manqueront pas à l’humanité ».

Le Prix Félix Houphouët-Boigny - créé en 1989 et décerné tous les ans par l’UNESCO - se propose d’honorer des personnes, institutions ou organisations qui ont contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix, dans le respect de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO.

Le Prix a déjà été décerné à Nelson Mandela et Frederik W. De Klerk ; Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat ; le Roi Juan Carlos d’Espagne et l’ancien Président américain, Jimmy Carter ; le Président sénégalais Abdoulaye Wade et l’ancien Président finlandais Martti Ahtisaari. Source : unesco - Paris, 7 juillet 2009


No333 - UNESCO : Côte d'Ivoire - Réserve naturelle intégrale du mont Nimba * - Parc national de Taï - Parc national de la Comoé, patrimoines mondiaux

2 Juillet 2009

Côte d'Ivoire
- Réserve naturelle intégrale du mont Nimba *
- Parc national de Taï
- Parc national de la Comoé

Les critères de sélection

Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Ces critères sont expliqués dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial qui est, avec le texte de la Convention, le principal outil de travail pour tout ce qui concerne le patrimoine mondial. Les critères sont régulièrement révisés par le Comité pour rester en phase avec l'évolution du concept même de patrimoine mondial.

Jusqu'à la fin de 2004, les sites du patrimoine mondial étaient sélectionnés sur la base de six critères culturels et quatre critères naturels. Avec l'adoption de la version révisée des Orientations, il n'existe plus qu'un ensemble unique de dix critères.

Critères de sélection :

représenter un chef-d'œuvre du génie créateur humain ;
témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;
apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue;
offrir un exemple éminent d'un type de construction ou d'ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l'histoire humaine ;
être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible ;
être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des oeuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle. (Le Comité considère que ce critère doit préférablement être utilisé en conjonction avec d'autres critères);
représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;
être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;
être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.
La protection, la gestion, l'authenticité et l'intégrité des biens sont également des considérations importantes.

Depuis 1992, les interactions majeures entre les hommes et le milieu naturel sont reconnues comme constituant des paysages culturels.

* : bien transfrontalier
# : Comme pour 19 biens naturels et mixtes inscrits pour leur valeur géologique avant 1994, la numérotation des critères de ce bien a été modifiée.
Source : UNESCO : http://whc.unesco.org/fr/list/155


No332 - Football : Didier Drogba, capitaine des Eléphants, à propos du Mondial 2010: “Nous serons moins naïfs et spectateurs”

2 Juillet 2009

Les amateurs de football se demandent souvent qui de Roger Milla, George Weah, Abedi Pelé ou Larbi Benbarek est le meilleur joueur africain de tous les temps. Dans quelques années, Didier Drogba mettra peut-être tout le monde d'accord. Car depuis son accession tardive au haut niveau, l'Ivoirien n'en finit plus de progresser et de marquer l'histoire du ballon rond sur le Continent Mère.

Le samedi 27 juin à Johannesburg, dans le cadre de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2009, l'Ivoirien est devenu ambassadeur de la Youth african soccer cup, un évènement destiné à sensibiliser les enfants townships sud-africains à la lutte contre la xénophobie. C'est donc dans son Afrique natale et entouré d'enfants que l'Ivoirien a accordé une exclusive à FIFA.com.

FIFA.com : Vous êtes à Johannesburg en tant qu'ambassadeur de la Youth african soccer cup, une initiative mise en place pour lutter contre la xénophobie. Que vous inspire cet évènement et comment l'avez-vous vécu en tant qu'ambassadeur ?
Didier Drogba : Ce qu'ont fait ces enfants, à savoir découvrir et représenter un autre pays que le leur, est extraordinaire. Outre le football, c'est par la connaissance de l'autre et par les études qu'ils vont réussir à changer les mentalités. J'aurais évidemment voulu jouer et passer plus de temps avec eux.

F.com : Quand vous avez rencontré ces enfants dans ce cadre particulier, quels conseils leur avez-vous donnés ?
D.D. : Je suis très fier d'eux et je veux les encourager dans cette voie là. Il est important qu'ils continuent à apprendre et qu'ils invitent leurs amis à en faire de même. Ces enfants doivent devenir le moteur de la lutte contre les discriminations. Plutôt que de voir des gens continuer à être victimes de xénophobie, il faut inverser les choses et attaquer la xénophobie. La meilleure façon de mener ce combat est que ces enfants reçoivent une éducation. Avec plus de connaissances, ils peuvent plus facilement comprendre ce que sont le respect, l'amitié, la communauté.

F.com : Vous semblez dans votre élément ici, au milieu de gens chaleureux, souriants et enthousiastes, malgré les problèmes et les conditions parfois difficiles dans lesquelles ils vivent...
D.D. : Ce sont des choses simples auxquelles je suis habitué. On est dans un monde où il y a beaucoup d'enjeux et d'exigences à tous les niveaux, et souvent on rentre dans ce jeu malgré nous. C'est pour cela que ce genre d'évènement avec les enfants nous permettent de revenir à la base, à nos valeurs, à des choses simples.

F.com : Votre séjour en Afrique du Sud a coïncidé avec la Coupe des confédérations de la FIFA 2009. Qu'avez-vous pensé du tournoi ?
D.D. : J'ai suivi la compétition avec intérêt et j'y ai trouvé un très bon niveau. J'ai beaucoup aimé le parcours des Etats-Unis, une équipe qu'on n'attendait pas, qui crée la surprise et qui se retrouve en finale en battant la meilleure équipe d'Europe. Chapeau !

F.com : Que pensez-vous de l'accueil et de l'ambiance proposés par l'Afrique du Sud pour ce tournoi ?
D.D : L'organisation est superbe. Et dans les stades, même s'il fait un peu frais, on oublie très vite la fraîcheur de l'hiver. L'ambiance est magnifique, les gens chantent ensemble, ils sont heureux et chaleureux. C'est une très bonne répétition pour la Coupe du monde 2010.

F.com : Justement, vous espérez sûrement revenir l'an prochain. La Côte d'Ivoire est bien partie dans le groupe E des qualifications africaines avec trois victoires en trois matches. Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher d'être du voyage ?
D.D. : Nous sommes sur la bonne voie, mais tout peut aller très vite et nous ne sommes pas à l'abri d'un parcours totalement différent lors des matches retours. Mais aujourd'hui, nous avons l'expérience suffisante pour gérer cette situation et obtenir une ou deux victoires qui nous ouvriraient les portes de la Coupe du monde 2010.

F.com : Lors de la Coupe du monde de la FIFA 2006, la première de l'histoire de la Côte d'Ivoire, vous aviez été éliminés au premier tour dans un groupe difficile avec l'Argentine, les Pays-Bas et la Serbie et Monténégro. Qu'est-ce qui a changé en trois ans et qui pourrait vous permettre de franchir ce premier tour ?
D.D. : Même si le tirage a été difficile, on en a tout de même retiré quelque chose de positif. D'abord qu'on a été capables de marquer face aux grandes équipes (1:2 contre l'Argentine et les Pays-Bas) et qu'on a décroché la première victoire du football ivoirien en Coupe du monde (3:2 contre la Serbie et Monténégro). J'espère que cette victoire en appellera d'autres, car on reviendra ici avec beaucoup plus d'expérience et un vécu. Ce sera plus facile car nous serons moins naïfs et spectateurs. On avait beaucoup regardé nos adversaires et ça nous a peut-être coûté une place en huitième de finale.

F.com : Après Henri Michel, Gérard Gili ou Uli Stielike, qu'apporte Vahid Halilhod?i? à la sélection ? Cela semblait être un mélange incompatible, et pourtant il semble aujourd'hui être l'homme idéal à ce poste.
D.D. : Il a su s'adapter aux exigences du football africain et ivoirien en particulier. Il a mis de l'eau dans son vin et surtout il est tombé sur un groupe de joueurs qui sont à l'écoute, qui ont envie de progresser et de réussir. Les deux réunis, cela donne les bons résultats qu'on est en train d'obtenir en ce moment. Mon ambition, c'est de marquer l'histoire du football ivoirien avec mes partenaires. On a disputé une Coupe du monde, c'est déjà bien. Depuis, nous avons pris conscience de nos défauts mais aussi de nos capacités. Aujourd'hui, nous voulons en disputer une deuxième d'affilée et surtout faire mieux qu'en 2006.

F.com : Le fait que la Coupe du monde de la FIFA se dispute pour la première fois en Afrique, qu'est-ce que cela représente pour vous et pour le continent en général ?
D.D. : C'est une chance pour le continent africain de montrer une autre image de celle qu'on a l'habitude de voir, c'est-à-dire la guerre ou la pauvreté. C'est une occasion de prouver qu'on est capable d'amener de la joie et du bonheur au monde entier. Et surtout qu'on est capable d'organiser un évènement aussi important que la Coupe du monde. Parce que l'objectif, c'est qu'il y en ait d'autres à venir.

F.com : Si vous vous qualifiez, ce sera peut-être votre dernière Coupe du monde étant donné que vous aurez 32 ans l'an prochain. D'un autre côté, on a l'impression que l'âge n'a pas d'effet sur vos performances. Vous semblez toujours aussi efficace et motivé...
D.D. : Outre la fierté de représenter mon pays, la seule chose qui me fait avancer, c'est le plaisir de jouer. Je n'ai pas eu la chance de commencer tôt au haut niveau. Contrairement à la plupart des joueurs, je n'ai pas suivi le parcours classique des centres de formation et je suis arrivé tard au haut niveau, vers 25-26 ans. La seule chose qu'on se dit dans ces cas-là, c'est qu'on a de la chance d'y être quand même arrivé et qu'il faut profiter de chaque rencontre, de chaque minute passée sur un terrain.
source FIFA.com)


No331 - FIFA - Football : La Côte d’Ivoire 1er pays africain

2 Juillet 2009

Non content d’avoir remporté la Coupe des Confédérations de la Fifa, Afrique du Sud 2009, le Brésil réalise une excellente opération en ravissant la première place du classement mondial Fifa/Coca-Cola à l’Espagne (2e, moins 1). Le Brésil, qui avait laissé échapper la tête du classement en août 2007, se retrouve premier pour la sixième fois.

Loin derrière le duo de tête se trouvent les Pays-Bas (3e, moins 1), l’Italie (4e, inchangé) et l’Allemagne (5e, moins 2), suivis par la Russie qui réalise un bond en avant (6e, plus 3), dépassant l’Angleterre (7e, moins 1) et l’Argentine (8e, moins 1) et obtenant par là même son meilleur classement depuis le mois d’août 1997.

La Côte d’Ivoire qui fait un parcours sans faute en éliminatoires combinées Can/Mondial 2010 , devient premier pays africain. Au plan mondial, elle passe de la 39e à la 18e place, devant le Cameroun 29e, le Gabon 30e (son meilleur classement depuis son existence) et le Nigeria 34e. Parmi les autres équipes ayant également participé à la Coupe des Confédérations, les états-Unis (12e, plus 2), l’égypte (38e, plus 2) – notamment au bénéfice de sa victoire 1-0 face aux champions du monde italiens – et l’Afrique du Sud (70e, plus 2) ont enregistré de légères progressions. L’Irak (94e, moins 17) et la Nouvelle-Zélande (100e, moins 18) ont en revanche perdu du terrain en raison de leurs contre-performances respectives.

Par ailleurs, l’Algérie (47e, plus 19) et la Tunisie (49e, plus 2) entrent parmi les cinquante premiers aux dépens du Burkina Faso (51e, moins 1) et de la Finlande (52e, moins 3). De leur côté, l’Australie (16e, plus 13), Grenade (88e, plus 14), le Monténégro (98e, plus 12) ainsi qu’Antigua et Barbuda (105e, plus 9) obtiennent leur meilleur classement depuis sa création en 1993.

Ces quatre dernières semaines, 119 matches internationaux A ont été disputés, dont 16 dans le cadre de la Coupe des Confédérations de la Fifa, 67 dans le cadre de la compétition préliminaire de la Coupe du Monde de la Fifa 2010, et 36 matches amicaux. Cela porte provisoirement le total de cette année à 406. Il est à noter que la dépréciation des nombreux matches de l’Euro 2008 sont une des causes des mouvements enregistrés dans le classement de ce mois-ci.

Le prochain classement mondial Fifa/Coca-Cola sera publié le 5 août 2009.

Source : fifa.com, 1 Juillet 2009 - 22:34 GMT


No330 - Education nationale: l`UMCI, la première université islamique ouvre ses portes à Abidjan

2 Juillet 2009

Groupe écoles d`ingénieurs HETEC. Lancement le samedi 20 juin 2009, à Abidjan, Cocody Plateau Dokui des activités de l`Université Musulmane de Côte d`Ivoire (UMCI) en présence du président du Conseil économique et social, M. Augustin Laurent Dona Fologo, et de nombreuses personnalités politiques, administratives et du monde universitaire.

Présentation et historique

L’Université est née de la volonté des responsables du CNI de doter la communauté d’un instrument de formation supérieure.

Les dix atouts majeurs

L’Université Musulmane présente dix atouts majeurs :

1- Les enseignants ont une grande expérience de la formation supérieure en Côte d’Ivoire et dans le monde. Ce sont d’anciens professeurs de rang A, doyens de facultés associés à des assistants et maîtres-assistants qualifiés, compétents et sérieux.

2- Le département de théologie compte offrir une formation supérieure de qualité aux personnes et étudiants désireux de poursuivre leurs études.

3- Promouvoir au cours de la formation supérieure, la spécialisation en finance islamique qui est en plein essor dans le monde.

4- Promouvoir au cours de la formation supérieure, la spécialisation en droit islamique ou sharia afin qu’une majorité de personnes comprennent la portée morale de cette législation.

5- Promouvoir la connaissance de la civilisation musulmane comme facteur de développement.

6- Les facultés et départements ouverts sont ceux qui offrent de réelles opportunités d’emploi au terme du premier cycle de formation.

7- Promouvoir la recherche scientifique au cours de la formation supérieure dans tous les domaines.

8- Inculquer au cours de la formation à chaque étudiant, la capacité d’acquérir l’esprit de créativité, de saisir les opportunités et de mettre en œuvre ses compétences.

9- L’UMCI adopte une démarche pédagogique basée sur le système LMD (Licence, Master, Doctorat) qui privilégie la professionnalisation des formations.

10- Une université trilingue avec le français,l’arabe et l’anglais comme langues de travail.

Contacts

27 BP 988 Abidjan 27 - Côte d’Ivoire

Tel +225 22 44 06 52 / 08 47 37 57

Email : - info@umci-ci.net — umcicotedivoireyahoo.fr

Site web : www.umci-ci.net/


No329 - Culture : Remise le 7 juillet du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix au Président Lula da Silva

2 Juillet 2009

Le Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva recevra le 7 juillet au Siège de l’UNESCO (14h30, Salle I) le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Outre le Président Lula da Silva lui-même, plusieurs chefs d’Etat ou de gouvernement sont attendus à la cérémonie*.

En annonçant le choix du lauréat, en mai dernier, l’ancien Président portugais Mario Soares a déclaré que le jury a décidé de décerner le Prix Félix Houphouët-Boigny 2008 à Luiz Inácio Lula da Silva « pour son action en faveur de la recherche de la paix, du dialogue, de la démocratie, de la justice sociale et de l’égalité des droits, ainsi que pour sa haute contribution à l’éradication de la pauvreté et à la protection des droits des minorités ».

Le Prix Félix Houphouët-Boigny - créé en 1989 et décerné tous les ans par l’UNESCO - se propose d’honorer des personnes, institutions ou organisations qui ont contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix, dans le respect de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO.

Le Prix a déjà été décerné à Nelson Mandela et Frederik W. De Klerk ; Yitzhak Rabin, Shimon Pérès et Yasser Arafat ; le Roi Juan Carlos d’Espagne et l’ancien Président américain, Jimmy Carter ; le Président sénégalais Abdoulaye Wade et l’ancien Président finlandais Martti Ahtisaari. Plusieurs d’entre eux ont par la suite obtenu le Prix Nobel de la Paix.

* Présences déjà confirmées : le Président sénégalais Abdoulaye Wade, le Président cap-verdien Pedro Pires, le Premier ministre portugais, José Socrates, le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, l’ancien Président ivoirien Henri Konan Bédié, Mario Soares, ancien Président portugais et vice-président du jury. unesco, Paris, 25 juin 2009


No328 - Culture : Décès du roi de la Pop : 17 ans après, Krinjabo se souvient de Michael Jackson

2 Juillet 2009

Le roi de la pop, Michael Jackson, décédé jeudi nuit a foulé le sol ivoirien en 1992. Pendant cette visite, il s'est rendu dans le royaume du Sanwi, précisément à Krinjabo, le 14 février, pour rechercher ses origines. Selon des sources concordantes, sa mère serait originaire d'Epienou, village situé à environ 3 km de Krinjabo. Témoignages.

Anoma Kouao Magloire (Président de la Mutuelle des originaires du canton de Krinjabo) : «Nous allons participer à ses obsèques»

«Quand on nous a dit qu'il venait ici à Krinjabo, nous étions étonnés. On nous a dit qu'il a des parents originaires de ce village du Sanwi. Il a préféré arriver ici pour nous donner un palais. Le roi Amon N'Douffou IV et une délégation ont ensuite été accueillis chez lui aux Etats-Unis. Sa visite ici était vraiment excellente. Une foule humaine est sortie l'accueillir.

Il a même été mieux accueilli qu'un président. Il a été reçu par le roi Amon N'Douffou IV et feu le député-maire Alexis Ellingand Etché. Il a passé une journée ici et il est reparti. Au nom du canton et de la mutuelle nous partageons ce deuil. Nous adressons nos condoléances à sa famille et aussi à l'ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire.

Depuis son passage, un lien affectif a été créé entre les USA et Krinjabo. Ce qui a favorisé plus tard l'arrivée de SEM Aubrey Hooks (ex- ambassadeur des USA en Côte D'Ivoire) à Krinjabo. Nous avons reçu Aubrey Hooks et Nous avons une route qui porte son nom. L'ex-ambassadeur des USA en Côte d'Ivoire a promis de construire un centre culturel américain.

Il est allé loin en parlant de la création d'une université américaine ici à Krinjabo. Nous, population de Krinjabo, allons participer à ses obsèques chez nous ici lorsque le programme sera connu. Nous allons faire une semaine d'hommage à Michael Jackson. Nous avons même, à travers un communiqué, adressé nos condoléances à sa famille.

Sécréto Assémian kadji (Chef du personnel à Saba) :«Sa mort m'a rendu malade» «C'est en 1992 que Michael Jackson est arrivé à Krinjabo. J'étais en ce moment enseignant bénévole à Toumanguié. Il y a eu du monde. Les gens ont marché d'Aboisso jusqu'à Krinjabo, sans même le voir.

Je me souviens plus où moins de son discours. Il a dit que c'est ici que se trouvaient ses parents. Après son départ quelques temps, après, il a fait partir le roi Amon N'Douffou IV. Le roi était accompagné de deux cadres du Sanwi. Après, il avait proposé de construire un centre culturel américain dans le Sanwi. Sa mort nous peine beaucoup. Je suis même tombé malade pour ça.»

Denis Kouazan (Chef maçon à Krinjabo) :«J'étais au CE1 quand il est venu à Krinjabo»

«J'avais plus de 11 ans et j'étais au CE1, quand il est arrivé à Krinjabo. A l'école, on nous a dit qu'il venait. Je ne le connaissais pas. On avait ses photos sur nos cahiers. Lorsqu'il est arrivé à Krindjabo, je suis même monté sur une clôture pour le voir, tellement il y avait une foule humaine. Il est descendu au foyer. Il a parcouru cette distance jusqu'à la grande cour royale. Dans son message, il a dit qu'il est chez lui. Aujourd'hui, j'ai 28 ans. Sa mort m'attriste beaucoup.»