Septembre 2007

No232 - Henrique Pereira Rosa (Ancien Chef d’état bissau-guinéen), Consul honoraire de la Côte d’Ivoire

18 Septembre 2007

Excellence, qu’est-ce qui vous a amené à être aujourd’hui Consul honoraire de la Côte d’Ivoire ?

Je suis d’abord un Africain. Ensuite, je suis très attaché à la Côte d’Ivoire. Quand j’étais président de la Guinée Bissau, j’avais des amitiés avec des membres du gouvernement ivoirien de l’époque et des personnalités de haut rang, notamment SEM. Laurent Gbagbo.

Par ailleurs, la Guinée Bissau a souffert d’une crise semblable à celle de la Côte d’Ivoire. J’ai été Président pendant la période de la transition pour calmer les esprits des Bissau-Guinéens et organiser les élections législatives et présidentielle. Il y a un parallélisme que l’on peut faire entre la Côte d’Ivoire et la Guinée Bissau. Ce sont des raisons, entre autres, pour moi d’avoir à cœur la Côte d’Ivoire.

Pensez-vous que les conditions sont réunies pour attirer des investisseurs étrangers en Côte d’Ivoire ?

La Côte d’Ivoire est un pays de sage. Comme l’a été le père de la nation ivoirienne, le président Houphouet-Boigny, celui que l’on appelait le sage de l’Afrique. Les peuples de Côte d’Ivoire ont hérité de cette sagesse. Je pense qu’avec la clairvoyance du Président Laurent Gbagbo et du Premier ministre Guillaume Soro, la Côte d’Ivoire va trouver le chemin de la réconciliation et de la paix. Des portes vont s’ouvrir pour elle. C’est une grande nation dont l’Afrique a besoin.

Quel appel lancez-vous aux autres Consuls de Côte d’Ivoire ?

Je leur demande, d’aider la Côte d’Ivoire dans la mesure de leurs possibilités. Pour être Consul, il faut avoir des relations affectives pour le pays qu’on représente. Il est temps, pour les Consuls honoraires de Côte d’Ivoire, de mettre toutes leurs ressources au profit de ce pays pour l’aider au maximum. Source : Fraternité Matin, 18 Sep 2007


No231 - Le Chef de l’état, Laurent Gbagbo aux consuls honoraires : “Aidez-nous à faire venir les investisseurs”

17 Septembre 2007

Les consuls honoraires ont été reçus, en audience, par le Chef de l’état, après l’ouverture de leur conférence, à l’hôtel Ivoire, par le Premier ministre.

A l’occasion de la 1ère Conférence des consuls honoraires de Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat a reçu plus de 80 de ces diplomates bénévoles et une vingtaine de leurs assistants, hier, au Palais présidentiel du Plateau. A ces hôtes, Laurent Gbagbo a tenu le langage de la reconnaissance de la nation ivoirienne. Aussi, a-t-il donné les instructions à SEM. Youssouf Bakayoko, ministre des Affaires étrangères, aux fins de les décorer dans l’Ordre national au terme des présentes assises. Au-delà,

le Président Gbagbo, en plus de reconnaître que «les consuls dépensent parfois une partie de leur argent pour l’image positive de la Côte d’Ivoire par une communication tous azimuts», surtout qu’ils «ne sont pas obligés», leur a demandé dans la logique «fraternelle et amicale» qui les guident, de l’aider à extirper du pays, de la sous-région et de l’Afrique, les germes des conflits fratricides. Dont il attribue les causes profondes à l’oisiveté de la jeunesse.

Gbagbo martèlera : «merci de nous aider à débarrasser notre pays (…) de toute guerre civile par des investissements étrangers !». Car en croire le Président, «la crise dont nous sommes en train de sortir, est une crise du chômage des jeunes et d’une natalité galopante. S’il n’y a pas d’emplois pour occuper les jeunes, ils s’occupent eux-mêmes par la drogue, la guerre, le banditisme.

C’est pourquoi, en plus de ce que vous avez fait, je vous demande d’attirer les investisseurs, les privés pour juguler la crise de l’emploi». Etant entendu que le Chef de l’Etat assure aux investisseurs potentiels l’infaillibilité de la mission régalienne de sécuriser leurs investissements. A cet effet, il souligne : «si ceux qui sont là ne sont pas partis malgré la crise, c’est parce que leurs investissements sont garantis».

Rompant les amarres avec une vision surannée des relations internationales et des méthodes de règlement des conflits sur le continent, Laurent Gbagbo s’est engagé et a engagé les consuls honoraires dans la voie de «l’écodiplomatie» : «la seule lutte durable contre les guerres civiles en Afrique, ce ne sont pas les soldats de l’ONU, mais ce sont les investissements».

Au service de cette vision pragmatique, il brandit les richesses agricoles, minières et minéralières de la Côte d’Ivoire ; ses infrastructures portuaires, de télécommunications et son potentiel humain compétent et compétitif. A juste titre, le Président, annonçant qu’il se rendra à l’Assemblée générale de l’ONU le 22 septembre prochain, a argué que «nous avons besoin de l’amitié des peuples et des nations». L’objectif de cette mission étant de sonder «ce que la communauté internationale veut de nous pour la consolidation de notre sortie de crise».

Et d’inviter les consuls répartis aux quatre coins du monde à diffuser cette idée : «Nous n’avons pas besoin de maîtres mais d’amis». Toutes choses qui épousent idéalement la quintessence du discours du porte-parole des consuls, SEM. Henrique Pereira Rosa, ex-président de la République et consul honoraire de la Côte d’Ivoire en Guinée-Bissau.

En effet, se félicitant de «la sagesse et du patriotisme» dont Gbagbo et Soro ont fait preuve par le dialogue direct, il a confié que «c’est un exemple pour le monde et particulièrement l’Afrique que la volonté de réussir est possible quand on décide de se mettre ensemble». C’est pourquoi, au nom de ses pairs, il a exprimé son optimisme quant au processus de paix en cours. Condition pour «vendre» la Côte d’Ivoire, à l’aune de «la richesse de sa terre, de l’humilité et de la générosité de son peuple et de la responsabilité de ses dirigeants».

En présence d’une trentaine d’ambassadeurs et chefs de mission diplomatique ivoiriens, le Chef de l’Etat a instruit le chef de la diplomatie nationale d’instituer un Comité de suivi aux fins d’institutionnaliser la conférence des consuls. Ainsi ces «partenaires bénévoles» ne se lasseront pas de soutenir un pays qu’ils ont décidé de servir «par amitié et amour». Source : Fraternité Matin, 18 Sep 2007


No230 - Le Premier ministre Guillaume Soro à l’ouverture : “Travaillez en synergie avec les chefs de mission”

17 Septembre 2007

Travaillez en synergie et en parfaite intelligence avec les chefs de mission diplomatique». Le Premier ministre, Guillaume Soro, a fait cette déclaration, hier, au Palais des congrès de l’hôtel Ivoire. Où se tenait la première conférence des Consuls honoraires de Côte d’Ivoire. Des acteurs extérieurs grâce à qui le pays est demeuré, en partie, une destination privilégiée pour des touristes et des investisseurs. Malgré la crise.

Hommage leur a donc été rendu par le Premier ministre Guillaume Soro, notamment aux plus anciens et particulièrement à l’ancien chef d’Etat bissau-guinéen, SEM. Henrique Pereira Rosa. «Que la Côte d’Ivoire, selon Guillaume Soro, a l’honneur de compter parmi ses représentants consulaires».

Au regard des services rendus à la Côte d’Ivoire depuis plus de 40 ans. Et compte tenu de l’importance des défis à relever, le Premier ministre a encouragé le ministre des Affaires étrangères, SEM. Youssouf Bakayoko, à soumettre à l’approbation du Conseil des ministres la distinction honorifique régulière des Consuls honoraires et l’institution de leur conférence sur une base annuelle.

Avant de noter, à la diligence du département des Affaires étrangères, l’urgence de la production et de la diffusion, après validation en Conseil de ministres, d’une note d’orientation annuelle de l’action consulaire.

Au cours de la table ronde relative au financement du processus de sortie de crise, tenue récemment, des bailleurs de fonds internationaux ont pris des engagements. Toutefois, la Côte d’Ivoire saura compter sur la capacité de mobilisation des ressources additionnelles provenant des Consuls honoraires.

En cela, la conférence qu’ils tiennent place, de l’analyse de SEM. Yousouf Bakayoko, à nouveau la Côte d’Ivoire «dans l’espérance pour entreprendre des actions en vue de son positionnement sur l’échiquier international».

Du reste, le ministre des Affaires étrangères a exprimé sa profonde gratitude au Président Laurent Gbagbo. Pour sa contribution à l’organisation de la conférence. Preuve de son engagement à une diplomatie mobilisée. En vue de «relever les défis de la restauration de l’image de la Côte d’Ivoire pour la relance économique et pour la reconstruction post-crise».

A cet effet, SEM. Youssouf Bakayoko a invité à consulter les Consuls honoraires qui ont des affinités électives vis-à-vis de la Côte d’Ivoire, leur «seconde patrie». Toutefois, il leur a rappelé quelques exigences essentielles de la diplomatie ivoirienne de proximité : s’imprégner des réalités économiques de leur pays et celles de la Côte d’Ivoire, avoir une situation complète sur les Ivoiriens résidant dans leur circonscription et être au fait des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Ainsi, ils pourront être ces Consuls honoraires écoutés et appréciés. Afin que leurs pays coopèrent activement avec la Côte d’Ivoire. Source : Fraternité Matin, 18 Septembre 2007


No229 - Youssouf Bakayoko, ministre des Affaires étrangères : “Nous voulons montrer aux Consuls que les institutions républicaines fonctionnent”

14 Septembre 2007

Excellence Monsieur le ministre, à quoi répond la conférence consulaire après celle des Ambassadeurs?

Cette Conférence présente trois intérêts majeurs :
C’est la toute première conférence consulaire organisée par notre pays depuis son indépendance en 1960.

Par ailleurs, depuis le déclenchement de la crise, la Côte d’Ivoire a été souvent présentée comme un pays peu fréquentable où règne l’insécurité aussi bien pour les personnes que pour les biens. On a aussi invoqué l’insécurité juridique et judiciaire, la xénophobie. Voilà l’image peu reluisante de la Côte d’Ivoire qui a été véhiculée à l’extérieur.

A l’heure où elle amorce une nouvelle phase de son histoire, il y a lieu de battre le rappel de tous ceux qui sont susceptibles d’apporter leur contribution à la relance des investissements.
Les Consuls honoraires figurant en bonne place dans cette catégorie de personnes, il apparaissait nécessaire de les rencontrer et de voir en quoi ils peuvent être utiles dans le contexte actuel des priorités de la reconstruction du pays.

En organisant cette conférence, nous voulons leur donner l’occasion de découvrir par eux-mêmes les réalités de notre pays dont les institutions fonctionnent. Malgré la crise, la sécurité judiciaire, celle des biens et des personnes, est assurée en Côte d’Ivoire, dans l’intérêt bien compris des Ivoiriens, et de tous ceux qui vivent sur notre territoire. La Côte d’Ivoire sort d’une crise au cours de laquelle elle ne représentait pas une destination privilégiée pour les investissements.

Quel lien existe-t-il entre les Consuls honoraires et les responsables des structures parapubliques qui ont certifié vous apporter, à cet effet, un appui lors de la conférence de presse que vous avez tenue le jeudi 16 septembre à votre cabinet?

Ces responsables sont à la tête de structures chargées de la promotion des investissements, de la promotion des exportations. Chacune joue un rôle spécifique dans la promotion de la destination Côte d’Ivoire.

Les Consuls honoraires étant eux-mêmes à la fois des investisseurs potentiels et des canaux pour trouver d’autres investisseurs, ils sont des interlocuteurs privilégiés pour ces structures publiques et parapubliques. La conférence leur permettra de s’adresser directement à ces structures.

Les opérateurs économiques privés seront-ils conviés à ce rendez- vous du repositionnement de la Côte d’Ivoire?

Les opérateurs économiques privés sont conviés à ce rendez-vous. Ce sera une occasion pour eux de prendre de nouveaux contacts.
Les Consuls honoraires font des affaires et ils suscitent des affaires. A ce titre, la conférence sera l’occasion pour les entreprises ivoiriennes de trouver de nouveaux débouchés, de nouer des relations de partenariat, de se faire connaître sur l’échiquier international dans le contexte actuel de l’économie mondialisée.

Comment définissez-vous, Excellence, le Consul honoraire et quelles sont ses charges?

Le Consul honoraire est une personnalité choisie par la Côte d’Ivoire. Elle est chargée de servir à titre bénévole les intérêts ivoiriens économiques, commerciaux et culturels dans une région ou une ville donnée.

C’est un homme ou une femme qui nourrit un certain attachement pour notre pays. Il est l’auxiliaire de l’Ambassadeur dont la mission essentielle consiste à prolonger, à amplifier l’action de celui-ci dans sa circonscription consulaire.

Le Consul honoraire peut, dans la limite du mandat qui lui est confié, accomplir des tâches administratives, notamment la délivrance de documents de voyage, de visas. Le Consul honoraire a, par ailleurs, des fonctions de protection et d’information en terme de secours et d’assistance aux Ivoiriens, de défense de l’image de la Côte d’Ivoire et d’information du Gouvernement ivoirien. Il assume également des fonctions financières et économiques dans le cadre de la promotion des relations économiques, financières et commerciales de la Côte d’Ivoire dans sa circonscription consulaire.

A y voir de près, le Consul honoraire est un homme d’affaires. Sa collaboration avec un Ambassadeur ne pose-t-elle pas problème?

Le Consul honoraire n’est pas que homme d’affaires. Il peut être un notable influent, un professeur, un politologue mais qui dispose d’un bon carnet d’adresses qu’il peut mettre au service de l’action diplomatique ivoirienne.

La collaboration entre le Consul honoraire et l’Ambassadeur ne pose aucun problème. Ils ont des rapports de collaboration. L’Ambassadeur est le représentant du Chef de l’Etat et du pays à l’extérieur, tandis que le Consul honoraire est un auxiliaire de l’Ambassadeur chargé de prolonger l’action de celui-ci.

En outre, l’Ambassadeur a une compétence étendue à tout le territoire sur lequel il est accrédité. Alors que le Consul honoraire a une compétence limitée dans la sphère géographique qui lui est concédée. Les deux autorités peuvent résider dans une même circonscription.

En d’autres termes, l’Ambassadeur est un diplomate nommé et rémunéré par la Côte d’Ivoire, quand le Consul honoraire ne bénéficie d’aucune rémunération ni subvention. Il accomplit ses tâches de façon bénévole, désintéressée et solidaire dans l’intérêt de notre pays.

Quelles sont les grandes lignes de la conférence consulaire?

Il y aura la phase des exposés qui seront faits, entre autres, par le CEPICI, l’APEXCI et des Douanes, des structures de promotion de nos investissements. Ces exposés montreront aux Consuls honoraires les potentialités de notre pays ainsi que les opportunités d’investissement.

On notera également le forum d’échanges “B to B”, un mini-forum économique au cours duquel les Consuls honoraires et les opérateurs économiques pourront échanger en vue d’explorer les voies d’un partenariat mutuellement bénéfique.

Enfin, des visites de sites permettront aux Consuls horaires de mieux appréhender nos réalités, notamment aux plans touristique, culturel et gastronomique. Il est prévu, par ailleurs, des visites guidées au Port Autonome d’Abidjan et dans de grands chantiers de l’Etat à Yamoussoukro.

Après la conférence éclatée des Ambassadeurs tenue respectivement à Tokyo, Paris en mai et à Abidjan les 23 et 24 juillet, vous allez réunir les Consuls honoraires. Pourquoi ce rappel des troupes?

L’organisation de la conférence des Consuls honoraires est une résolution de la conférence des Ambassadeurs.
La diplomatie ivoirienne s’engage sur tous les fronts. Notre souci est de travailler pour le développement économique et social du pays par le truchement de l’éco-diplomatie qui est en d’autres termes, la diplomatie du développement, devenue ces dernières années l’un des points focaux de notre politique étrangère.

La conférence consulaire n’est pas de trop. Elle est organisée tout juste après celle des Ambassadeurs dans le souci de créer une synergie d’actions entre les Ambassadeurs et les Consuls honoraires. Elle permettra également de renforcer l’action des Ambassadeurs dans leur mission de promotion économique et commerciale de la Côte d’Ivoire à l’étranger.

Pour la reconstruction post-crise de la Côte d’Ivoire, ne pensez-vous pas qu’un marketing médiatique prenant en compte tous les domaines est nécessaire à l’extérieur?

L’action de la Côte d’Ivoire à l’extérieur n’exclut aucun domaine. Les Consuls honoraires sont des acteurs importants de ce marketing en direction de l’extérieur.

Toutes les actions que nous avons entreprises dans ce sens, les médias y ont toujours été associés. Aujourd’hui encore, la presse peut servir de levier pour la promotion de l’image de la Côte d’Ivoire aussi bien en Afrique que dans le reste du monde.

Nous avons tenu une conférence de presse le 16 août dernier dans le cadre du lancement de cette rencontre et aujourd’hui encore, vous nous donnez l’opportunité de promouvoir cet important événement. C’est la preuve tangible, concrète et palpable de notre volonté d’impliquer la presse dans l’organisation de cette rencontre de positionnement de la Côte d’Ivoire à travers le monde.

Pour redorer l’image de la Côte d’Ivoie, la diplomatie a-t-elle mené des actions?

La diplomatie a déjà identifié les centres d’intérêt majeurs du moment et pris des dispositions idoines. Afin de consolider la confiance qui a toujours régné entre notre pays et la communauté internationale.

A tous les sommets et colloques internationaux, nous défendons avec conviction les positions de la Côte d’Ivoire, résolument engagée dans un processus irréversible de normalisation.

Nous notons, entre autres, l’ouverture de notre ambassade au Tchad, la réouverture de celle du Liberia, le retour, récemment, de l’ambassade du Japon à Abidjan. Sans oublier le vote par acclamation d’une résolution par la Conférence des ministres des Affaires étrangères de l’OCI qui prévoit la tenue d’une conférence des donateurs. En vue de mobiliser des ressources pour soutenir la reconstruction post-crise de la Côte d’Ivoire.

Que dites-vous aux Consuls honoraires qui hésiteraient à prendre part à la conférence?

Les Consuls honoraires n’hésitent pas à venir en Côte d’Ivoire. A ce jour 77, sur 95 Consuls honoraires ont confirmé leur participation à la conférence. C’est le témoignage vivant de l’intérêt que nos Consuls honoraires portent à cette manifestation.

Je voudrais d’ailleurs saisir cette occasion pour leur exprimer, au nom du Président de la République, du Premier ministre et du peuple ivoirien nos sincères remerciements pour cette mobilisation exceptionnelle. Au moment où notre pays amorce une nouvelle phase de son évolution, après la parenthèse malheureuse de la longue crise qu’elle a connue.

Cette parenthèse a été fort heureusement refermée par l’Accord de Ouagadougou du 4 mars 2007, consécutif au dialogue direct initié par le Président de la République et confortée le 30 juillet dernier par la cérémonie de la Flamme de la paix à Bouaké, marquant ainsi la réunification de la Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire n’est plus divisée en deux, elle est une, et plus que jamais, elle est engagée dans un processus irréversible de normalisation et de reconstruction auquel adhèrent pleinement ses fils et ses filles. Source : Fraternité Matin, 14 septembre 2007


No228 - Semaine du costume et de la mode 2007 - La promotion culturelle dans la diversité vestimentaire

9 Septembre 2007

Habituée à abriter des événements qui valorisent le riche patrimoine culturel ivoirien, la commune de Grand-Bassam sera encore à l’honneur du 9 au 17 novembre prochain, à la faveur de la célébration de la semaine du costume et de la mode. Selon les membres du Comité opérationnel, chargé de l’organisation, la semaine du costume et de la mode est une manifestation culturelle initiée par le Musée national du costume dans le cadre de son programme d’animation.

«Le Musée organise chaque année, des expositions, des défilés de haute couture, des spectacles, des concours, des marchés du costume et de la mode (…)», confessent les membres de cette organisation. Parti du constat selon lequel, de plus en plus les Ivoiriens s’intéressent aux anciens costumes vestimentaires africains à travers leur manière de s’habiller, malgré la grande importance qu’ils accordent à la mode et au style occidental, la célébration de nos valeurs ancestrales s’impose néanmoins.

Au titre des résultats attendus, les organisateurs veulent œuvrer de sorte à ce que les costumes traditionnels ne soient plus négligés, et que les habitudes vestimentaires des différentes régions de Côte d’Ivoire sont connues. Quelles nobles ambitions ! Source : Le Courrier d'Abidjan


No227 - Laurent Gbagbo : “C’est quelque chose d’absolument nouveau en Afrique”

9 Septembre 2007

Les choix de Fakhoury, grandioses et résolument futuristes, auraient pu faire tiquer le chef de l’État. Mais non, il les approuve. Il s’est même réjoui hier au terme de cette visite d’environ 5 heures. «On avance et je suis très fier de ce travail. Parcourez l’Afrique, et si vous trouvez deux ou trois exemples, venez me (le) dire.

Donc, c’est quelque chose d’absolument nouveau que nous faisons», a-t-il déclaré «C’est ce qui est nouveau. Lui (l’architecte), il est chargé de réaliser tout ça en massif, en même temps qu’en objet d’art. (…) Même en France les bureaux sont en dehors», a-t-il ajouté.

Plus qu’un symbole, cette réalisation indique qu’à l’extérieur comme à l’intérieur tout le monde croit désormais à la faisabilité de l’opération et que les travaux ne sont nullement arrêtés comme le font croire quelques esprits chagrins.
Source : Le Courrier d'Abidjan


No226 - Quand le bâtiment va ...

9 Septembre 2007

Il suffit de se rendre à Yamoussoukro pour constater que l’engagement du président Laurent Gbagbo de faire de cette ville la capitale administrative et politique de la Côte d’Ivoire n’était pas un effet d’annonce.

Sur le site qui accueillera la nouvelle zone administrative et politique, les travaux vont bon train. Grâce à la République populaire de Chine, un immeuble d’envergure, la Maison des députés, est déjà sorti de terre. Il a récemment été livré aux autorités ivoiriennes. La construction de l’axe central de même que celle du futur palais présidentiel, pièces maîtresses du nouvel ensemble urbanistique sont engagées. Sans oublier le chantier 212, celui du futur parlement ivoirien.

Lorsqu’il arrive sur les lieux hier jeudi aux environs de 13 heures 30 au volant de sa rutilante Audi Q7 de couleur blanche, le président Laurent Gbagbo affiche la même volonté que celle du samedi 31 janvier 2004, jour de la pose la première pierre du futur palais de la présidence de la République de Yamoussoukro. A savoir rendre irréversible le transfert de la capitale ivoirienne d’Abidjan à Yamoussoukro.

Au cœur de ce projet titanesque, on retrouve Pierre Fakhoury, celui-là même à qui Houphouët avait confié la construction de «sa» basilique. Et en présence des ministres Diby Koffi Charles et Sébastien Dano Djédjé, du directeur général du Bnetd Ahoua Don Mello, du préfet de la région des Lacs Nassa Dakoury et de plusieurs autres personnalités, le concepteur architectural de l’œuvre présentait l’état d’avancement des travaux. «C’est le plus grand projet historique d’un parlement dans le monde.

La Côte d’Ivoire est en train de préparer un avenir de toute grandeur et de toute splendeur. C’est quelque chose qui n’existe pas en Europe. C’est peut-être aux Etats-Unis qu’on peut trouver cela», a précisé Pierre Fakhoury. Qui a toujours cru au président Gbagbo malgré la crise que traverse la Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002. «Gbagbo a le même parcours que Houphouët Boigny ; celui d’inscrire la Côte d’Ivoire dans l’histoire de l’architecture au monde.

Gbagbo continue l’œuvre d’Houphouët. ça traduit une confiance de voir la Côte d’Ivoire parmi les grands du monde», a-t-il ajouté avant de poursuivre : «Ce qui est déjà fait, c’est le sous-sol, le rez-de-jardin, le rez-de-chaussée et le 1er niveau. Le 2ième niveau a commencé. ça va se terminer au 5ième niveau. Nous sommes actuellement à 40% des travaux.»

Selon Pierre Fakhoury, ces travaux qui s’achèveront dans trois ou quatre ans, réalisés sur 80 000m2, sont évalués à plus de 100 Milliards FCFA et pourront contenir 1500 députés avec des bureaux pour les différentes commissions et pour les députés. Il comprendra deux hémicycles dont un principal et un autre subsidiaire. «On a un bon sol, toutes les précautions ont été prises pour que cela soit durable. Le chantier n’a jamais été interrompu et il ne le sera pas. La côte d’Ivoire sera toujours là pour qu’on n’arrête pas les travaux», a-t-il rassuré.

Après l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat et sa délégation se sont rendus sur les travaux de la voirie de la nouvelle zone administrative et politique et du futur palais de la présidence de la République de Yamoussoukro. La mise en chantier de la Voie triomphale, immense artère de 6 kilomètres de long et de 120 mètres de large - l’équivalent de l’avenue Foch, à Paris -, autour de laquelle doit s’organiser l’ensemble de la zone administrative et politique à bâtir a été fortement appréciée par l’ensemble de la délégation.

Il faut indiquer que la main d’œuvre est essentiellement ivoirienne. L’on retrouve sur ces chantiers l’entreprise PFO, le LBTP, le Bnetd; etc. Source : Le Courrier d'Abidjan


No225 - Côte d'Ivoire : Après la paix et la réunification, place à la coopération avec le monde

9 Septembre 2007

La Côte d’Ivoire a décidé de s’approprier les mécanismes de la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Pour assumer ce rôle le gouvernement mettra incessamment en place un commissariat général de la TICAD pour la Côte d’Ivoire. Objectif: coordonner, suivre et évaluer les actions d’un partenariat actif entre la Côte d’Ivoire et les bailleurs de fonds de la TICAD. Et ce, non sans donner une nouvelle dimension à sa coopération avec les autres pays. Nous croyons à ce type de coopération dont l’initiative et les priorités sont plus que jamais définies par les pays bénéficiaires», a affirmé Antoine Bohoun Bouabré, le ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement à l’occasion de la cérémonie de lancement du pré-forum des villes et communes africaines et asiatiques qui s’est tenue mercredi dernier à l’hôtel du district du Plateau.

Pour lui et face à la décentralisation en profondeur qui a cours en Côte d’Ivoire, la plateforme municipale des programmes et partenariats innovants (PMIPPI) donne l’occasion de diversifier le financement du développement décentralisé. Aussi a-t-il adressé ses mots aux maires : «Trop souvent, nos maires ont été pris à partie pour n’avoir pas érigé une école, un centre de santé. Avec la décentralisation qui est la nôtre, il est temps de sortir le maire du béton et de l’intéresser fondamentalement à la réalisation de projets environnementaux.

Laissez les écoles aux conseils généraux. Il faut donner envie de vivre à vos concitoyens dans vos villes en travaillant à la qualité de la vie par une culture soutenue de l’hygiène, de réalisation de centre de loisirs, de jardin…Il faut faire les monuments/ Mais il faut savoir les placer là où il faut». C’est que pour le président de l’ONG AFRIJAPAN, Ferdinand Bleka, «ce forum qui se tiendra en mai 2008 à Yokohama au Japon est porteur pour les maires». D’où le pré-forum qui se tiendra le 30 octobre 2007 et dont le lancement a été officiellement fait par le ministre Antoine Bohoun Bouabré mercredi dernier.

En point de mire, instruire les maires, les partenaires et tous les acteurs nationaux sur les enjeux du forum, les impliquer dans la réussite de l’organisation du pré-forum, préparer une stratégie d’action participative immédiatement opérationnelle pour impliquer les maires dans la mise en oeuvre du plan d’action de la plateforme municipale des programmes et partenariats innovants (PMIPPI), un instrument de coordination de l’union des villes et communes de Côte d’Ivoire et l’ONG AFRIJAPAN pour l’institutionnalisation de partenariats entre les villes et communes ivoiriennes et les celles de l’Inde, de la Chine, de Singapour, de la Malaisie, de la Corée, du Japon et de l’Australie.

«En plus du programme de 2 mille ambulances, un financement de 3 milliards de F CFA au profit des projets est en vue grâce à la fondation Afrique Asie et AFRIJAPAN. IL vous appartient de définir les termes de références pour bénéficier de ce fonds», a martelé Ferdinand Bléka. C’est dire toute la bienveillante sollicitude de ces deux structures à l’égard des collectivités municipales. Juste hommage que celui rendu par le ministre Désiré Gnonkonté, président de la plate-forme au président de AFRIJAPAN pour son soutien inlassable aux communes durant la crise.
Source : Le Courrier d'Abidjan


No224 - Plus de 1000 consuls attendus en Côte d'Ivoire

5 Septembre 2007

En prélude à cette grande manifestation, l’ambassadeur Adom Kacou Houadja Léon, directeur de cabinet du ministère des Affaires étrangères et coordonnateur général du comité d’organisation, nous a fait le point au sortir d’une réunion qu’il a présidée, hier mardi de 10h à 12h 30 à la salle de conférences dudit ministère. A la question de savoir quel était l’état d’avancement des préparatifs de la première conférence des consuls honoraires, SEM l’ambassadeur, Adom Kacou, a répondu ceci : « Nous venons d’achever notre 20ème réunion.

Après ces différentes concertations, je peux dire que nous sommes fin prêts. Il y a une avancée considérable dans les préparatifs. Sauf difficultés majeures, nous tiendrons la conférence le jour prévu. Une centaine de consuls honoraires a confirmé son arrivée. Du 12 au 16 septembre 2007, ce sont les arrivées de nos invités qui viennent de partout, de tous les continents... ». Sur le contenu de la conférence, le coordonnateur général a indiqué que « les consuls sont les auxiliaires précieux des ambassadeurs qui ont une juridiction large parce que représentant le président de la République, les institutions sur l’ensemble du pays, alors que le consul honoraire, quant à lui, a une compétence sur une région donnée.

Il est donc le relais de l’ambassadeur et représente les intérêts de la Côte d’Ivoire par délégation et sur tous les plans (matériels et financiers...). La plupart des conventions et accords sont signés avec leur concours. Il a donc pour mission, de vendre la Côte d’Ivoire à l’extérieur.... Donc, réunir ces personnalités nous permettra de définir ensemble les opportunités et voir les apports pour la relance économique surtout que désormais, la Côte d’Ivoire retrouve la paix. Cette réunion a donc pour but de relancer l’économie ensemble, ce qu’ils peuvent faire en corrélation avec les ambassadeurs et le milieu économique », a expliqué l’ambassadeur Adom Kacou Houadja Léon, qui a donné une idée du consul honoraire et la recherche de partenaires, programme de la première conférence dont le thème central est « consul honoraire et la recherche de partenaires sur le budget ».

Le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères n’a pas voulu révéler les chiffres. Il a simplement dit que « pour cette conférence, le comité d’organisation prévoit offrir une belle image de la Côte d’Ivoire, car il faut investir pour l’avenir ». « Les investisseurs seront accueillis dans les meilleures conditions et avec dignité... ». Pour ce faire, des dispositions nécessaires qui ont été prises sur le plan sécuritaire, sanitaire, sera l’affaire du SAMU, qui va travailler avec la commission accueil et hébergement. Il y aura également le forum qui sera le cadre d’échanges des hommes d’affaires. Le coordonnateur a mentionné une exposition à l’hôtel Ivoire. Des stands sont prévus à cet effet pour les opérateurs économiques qui viendront exposer leurs produits, mais aussi échanger avec les consuls honoraires. Selon Kacou, « Les stands seront payants. 400.000 fcfa pour un stand », a-t-il indiqué, avant d’inviter les exposants à voir l’APEXI et le CEPICI. « Ce sont les opportunités d’affaires pour les opérateurs économiques.

Ils peuvent rencontrer des opérateurs économiques et faire des affaires qui vont s’avérer importants pour eux. Donc, je leur demande de prendre attache avec le comité d’organisation pour s’informer et s’offrir des stands et participer aux différentes conférences du forum.

L’expérience a montré que dans les pays émergents, l’économie repose sur les PME et PMI. C’est pourquoi, je les invite à participer activement à cette conférence », a lancé le coordonnateur général de la première conférence des consuls honoraires. Il y a aussi au programme, la découverte de la Côte d’Ivoire à travers une visite sur le plan d’eau à l’île Boulay, sur le site d’extension du PAA et à Yamoussoukro. Le clou de cette manifestation sera l’organisation d’un dîner gala pour montrer l’aspect culturel de la Côte d’Ivoire.

Au ministère des Affaires étrangères, c’est la veillée d’armes. Le comité d’organisation est à pied d’œuvre pour régler tous les détours en vue de réussir la fête. Source : L'Inter, 5 septembre 2007


No223 - Le Salon International des Ressources Minières, Pétrolières, Agricoles et des Services (SIRPAS) se tiendra du 08 au 15 novembre 2007

2 Septembre 2007

Honneur porter à la connaissance du milieu d’affaires que le Centre des expositions d’Abidjan organisera du 8 au 15 novembre 2007, au Golf Hôtel, le Salon des ressources minières, pétrolières, agricoles et des services (SIRPAS).

Cette manifestation, qui s’inscrit dans le processus de relance post-crise de l’économie ivoirienne, vise à la fois à faire connaître les potentialités de la Côte d’Ivoire dans les domaines visés et à mettre en contact les investisseurs potentiels et les décideurs nationaux.

De plus amples informations sur cette manifestation pourront être obtenues à l’adresse suivante: Site web : SIRPAS