Depuis
quand la Côte d’Ivoire est-elle peuplée ?
Il est impossible de le dire. Des outils du Paléolithique et
du Néolithique ont été trouvés... C’est une indication de niveau
de civilisation, mais pas d’époque.
L’Afrique noire est habitée depuis plusieurs millénaires, des
témoignages hébreux, grecs, latins le prouvent. Mais il semble
que ses différents groupes ethniques soient à l’origine venus
du nord et plus particulièrement du Sahara .
C’est la désertification progressive de celui-ci qui aurait
entraîné un lent glissement de population vers le sud. Cette
hypothèse ne paraît pas invraisemblable, si l’on pense aux migrations
toutes récentes des nomades Peuhl du Sahel, venus s’installer
dans le nord de la Côte d’Ivoire avec leurs troupeaux, à la
suite de la terrible sécheresses que l’on connaît.
Dans les régions de forêt, c’est-à-dire tout le sud, les traditions
décrivent les habitants primitifs du sol comme étant de très
petits hommes, bruns selon les uns, roux selon les autres. Ils
n’auraient pas complètement disparu et seraient toujours les
maîtres de la terre, si ce n’est sous une forme humaine, du
moins en tant que génies, capables d’égarer ceux qui leur manquent
de respect ou enfreignent leurs lois
Les anciens habitants de Côte
d’Ivoire
Personne n’a trouvé trace de ces négrilles. Pourtant une légende
aussi répandue doit reposer sur une part de vérité. De plus,
les Gagou, installés précisément dans une des zones où ils auraient
vécu et qui se réclament d’une filiation avec eux, sont eux-mêmes
des hommes de très petite taille et comptent parmi les plus
anciens habitants de Côte d’Ivoire, au point d’être considérés
comme des autochtones par beaucoup.
C’est également le cas de Lorho, à qui est attribuée la fondation
de Bondoukou, vers le début du XIème siècle ou tout au moins
d’un campement sur son emplacement. Ils y furent rapidement
rejoints et soumis par les Koulango, probablement d’origine
voltaïque, et qui durent arriver dans le nord-est de la Côte
d’Ivoire au XIIème siècle. Les Koulango y fondèrent le très
puissant royaume de Bouna, au nord de Bondoukou. Ils y sont
toujours, malgré l’affaiblissement progressif de leur royaume
et des invasions diverses.
Dans l’ouest, les Dan ou Yacouba et les Koueni, rebaptisés en
Gouro par les Baoulé qui devinrent leurs voisins bien longtemps
après, sont considérés sinon comme autochtones - qui peut l’affirmer
? - du moins comme de très anciens habitants. Les Dida et les
Adioukrou le sont aussi. Or tous habitent la zone de forêts
et tous ont gardé le souvenir des vrais propriétaires du sol,
c’est-à-dire des petits hommes préhistoriques.
La date de l’apparition des Senoufo en Côte d ‘Ivoire est très
controversée. Il semble en tout cas certain qu’elle remonte
au moins au début de dernier millénaire. Apparemment, d’après
leur tradition, les pacifiques Senoufo n’eurent à chasser personne.
Nulle trace de négrilles dans leurs récits qui, au contraire,
s’accordent pour affirmer qu’ils trouvèrent le pays entièrement
vide.
Le fait d’avoir eu toute la place nécessaire explique peut-être
leur organisation politique : fondée sur des communautés restreintes
et disséminées, obéissant à un ordre social très structuré,
sous la bonne garde de conseils d’anciens, elle s’est toujours
fort bien passée d’un pouvoir centralisateur. Ces communautés
occupèrent longtemps presque tout le nord de l’emplacement d’Odienné,
à l’ouest, jusqu'à Bouna à l’est et à Bouaké au sud .
Au XII ème siècle, ils fondent la ville de Kong et au XIVème
siècle Boundiali, puis Korhogo, qui deviendront, le foyer de
la résistance Senoufo contre les envahisseurs du Nord.
Car pendant qu’ils vivent sans inquiétude, de pénibles événement
se préparent pour eux, dès le début du XVème siècle. A cette
époque, les Dioula, commerçants Malinké, sont déjà venus peu
à peu de Haute Volta.
Mais les invasions marocaines, qui atteignent la boucle du Niger,
vont provoquer vers 1600 des migrations massives.
Des bords du Niger, les Malinké vont descendre vers le sud et
pénétreront en Côte d’Ivoire en plusieurs temps et par deux
voies distinctes. Un premier tronçon, que l’on appelle toujours
Dioula, part dans la même première direction que les premiers
commerçants. Seulement, cette fois, ils bifurquent vers Kong
où ils prennent le pas sur les Senoufo, au point de faire de
la ville une métropole islamique dont les écoles coraniques
jouiront jusqu’aux XIX ème siècle d’une très grande renommée.
Au moment de leur arrivée, les Dioula, comme leurs frères Malinké,
ne sont pas encore musulmans. Ils ne le deviendront que vers
1660, après la venue de quelques Mandé qui en peu d’années vont
convertir leurs frères de race.
Tous les Dioula ne sont pas arrêtés à Kong : certains continuent
vers l’emplacement de l’actuel Mankono, au sud de Korhogo.
Les Malinké qui entrent en Côte d’Ivoire par le nord-ouest sont
beaucoup moins calmes que ces Dioula. Ils descendent jusqu'à
Séguéla, chassent tous ceux qu’ils trouvent sur leur passage
et se déchirent entre eux. Finalement, ce sont leurs esclaves
Diomandé qui imposent Leur autorité sur toute la région, de
Touba à Séguéla, tandis que d’autres familles Malinké font leur
apparition du côté de la future ville d’Odienné, alors occupée
par une population Sénoufo peu importante.
A l’est de la Côte d’Ivoire, au Ghana, vivait le puisant groupe
Akan. Au cours du XVI siècle, un de ses rameaux, les Abrons,
quitte la région de Koumasi et arrive à Bondoukou. Ils soumettent
sans tarder les Koulango, qui perdent la suzeraineté, dans la
région, ainsi que les Dioula. Ceux-ci d’ailleurs s’en moquent,
puisqu’ils n’ont jamais cherché à prendre le pouvoir. Echange
de bons procédés : quand les Dioula, au XVIIème siècle, se convertiront
à l’islam , les Abron laisseront faire et se contenteront de
garder leur autorité politique et leurs croyances.
La même pénétration va se renouveler, plus au sud, avec d’autres
rameaux de la famille Akan, comme celui des Ashanti. Ce sont
d’abord des Agni, qui se fixeront entre Aboisso et Abengourou,
puis le très puissant et dynamique groupe Baoulé, dans le courant
du XVIIIème siècle. Trouvant les régions de l’est déjà occupées
par leurs cousins, ils vont, sous la conduite de leur reine,
Pokou, continuer vers l’ouest et arriver devant la comoë qui
les arrête. Pas pour longtemps. Le fétiche révèle à la reine
que pour se concilier la faveur des dieux, il lui faut sacrifier
son enfant. Ce qu’elle fait en s’écriant " Baouli ", c’est-à-dire
‘"l’enfant est mort".
D’ou le nom que prendra désormais ce peuple. Il ira s’installer,
de l’autre côté de la Comoë, dans toutes les savanes du centre,
repoussera les Sénoufo jusqu'à hauteur de Katiola, et formera
un royaume très structuré, comprenant huit clans.
Sur la côte, les Adioukrou, fixés le long de la lagune Ebrié
aux alentours de l’actuel Dabou, vivaient au large et en paix,
pour la bonne raison qu’autour d’eux le pays était vide. Tout
au moins jusqu’au début du XVIIeme siècle. A cette époque, des
migrations viennent petit à petit peupler les régions lagunaires,
d’Aboisso à Grand-Bassam.
Lorsque les premiers Européens commencent à pousser, en bateau,
des reconnaissances le long du golfe de Guinée, ils trouvent
installées toutes les ethnies groupées maintenant sous l’appellation
de Lagunaires. Cette installation ne s’est pas faite en un jour,
ni sans batailles : les nouveaux arrivants se sont succédé en
trois vagues qui se superposaient ou se chassaient mutuellement.
En tout cas, ils finissent par se stabiliser sur la côte est
jusqu'à l’embouchure du Bandama.
Venant de l’est, sans doute ne connaissent-ils rien du groupe
des Krou, qui, presque en même temps, faisaient la même chose
qu’eux, mais en sens inverse, puisqu’ils étaient originaires
du Libéria. Ces Krou trouvèrent eux aussi les même petits hommes
dont les Gagou, les Adioukrou et les Dan gardent le souvenir,
et probablement les chassèrent ou les exterminèrent. Quand ils
parvinrent au Bandama, ils aperçurent, de l’autre côté du fleuve,
les ethnies Lagunaires qui y campaient. On s’observa .... et
on en resta là, car l’issue d’un affrontement semblait incertaine
au deux groupes.
Les nouvelles migrations Krou, ne trouvant pas de place sur
la côte, remontèrent dans les forêts, chassèrent encore un peu
plus les pauvres petits hommes rencontrèrent les Dida, les Gagou,
les Gouro, les Dan qu’ils repoussèrent vers le nord et le centre.
Après quoi, peu à peu ils se divisèrent en grandes familles,
telles que les Bakoué, les Beté, les Godié, les Wobé et les
Gueré.
Les débuts de la colonisation
Pendant la guerre de 1870, les Anglais et les allemands avaient
pris en main le commerce à Assinie, alors l’escale la plus importante
de la région. C’est pourquoi le premier résident, Verdier, s’installe
à Grand Bassam. Des écoles sont créées, on essaie sans grand
succès d’acclimater des produits inconnues : avocatier, agrumes,
cocotiers.
D’une manière générale, les civils ne s’éloignent pas de la
côte ni des lagunes. Ce sont des Sénégalais et des Appoloniens
de la Côte qui vont à l’intérieur collecter l’or, l’ivoire,
l’huile de palme etc.
Pourtant les Français veulent reconnaître le Bandama. Ils envoient
le capitaine Marchand vers Tiassalé où il est mal accueilli,
mais il réussit à traverser tout le pays jusqu'à Tingrela dans
le nord. Il arrive fin 1893.
En 1892, une convention franco-libérienne (le Liberia étant
sous protectorat américain) avait fixé le cours du Cavally comme
frontière ente les deux pays. Le 10 mars 1893, par décret du
gouvernement français, la Côte d’Ivoire est constituée en colonie
française avec Binger comme premier gouverneur. Cependant, en
1902, un nouveau décret institue l’Afrique occidentale française
(AOF) ; en fera partie la Côte d’Ivoire dont le gouverneur est
placé sous l’autorité du gouverneur général de l’AOF.
Le premier chef-lieu de la colonie est Grand Bassam. Mais il
est décimé par la fièvre jaune en 1899 et abandonné au profit
de Bingerville.
Bingerville n’est qu’à quelques kilomètres d’une certaine presqu’île
rocheuse qui avance dans la lagune Ebrié, en face de l’île de
Petit Bassam.
En 1898, l’une et l’autre sont pratiquement inhabitées. Mais
elles se trouvent exactement dans l’axe du tacé qui a été déterminé
par les ingénieurs comme étant le meilleur parcours possible
pour le future chemin de fer Océan-Niger. Et, entre l’île de
Petit Bassam et la presqu’île, la lagune offre un magnifique
plan d’eau qui conviendrait à merveille pour un port. Il ne
lui manque que de communiquer avec la mer.
Ce sera chose faite en 1934, avec la création du canal de Vridi.
Entre temps, la presqu’île inhabitée est devenue Abidjan, terminus
de la voie ferrée qui, en 1934, mène jusqu’en Haute Volta Bobo-Dioulasso.
L’importance de cette ville, desservie à la fois par le rail
et par les compagnies de transport maritimes qui y ont d’emblée
trouvé l’un des meilleurs sites portuaires d’Afrique, croît
en flèche, et le 1er juillet 1934, le chef-lieu de la colonie,
de Bingerville est transféré à Abidjan.
Les grandes cultures industrielles du café et du cacao ne sont
pas originaires de Côte ‘Ivoire. Elle ont été importées par
les Français, malgré le peu d’enthousiasme d’une population
qui n’en voyait pas l‘intérêt. Mais les colons, eux, le voyaient
fort bien. En conséquence, des manoeuvres furent souvent envoyés
pour travailler sur les plantations non seulement de café et
de cacao, mais d’agrumes. De plus, il avaient été requis de
force sur les chantiers forestiers et les chantiers administratifs.
Au total, une masse considérable d’hommes vivait d’une manière
permanente loin de chez eux et dans les conditions souvent déplorables.
A cette cause de révolte, s’en ajoutaient d’autres dont l’une
devait mettre le feu aux poudres.
En février 1944 eut lieu la célèbre Conférence de Brazzaville,
organisée par le général de Gaulle pour discuter du sort des
possessions françaises d’outremers. Si la tendance à l’autonomie,
largement défendue au cours de cette conférence, ne prévalut
pas, elle ne pouvait plus désormais être enterrée. Pourtant,
malgré les recommandations faites en faveur " d’une large assimilation
", la différence entre les conditions dont bénéficiaient les
colons et celles qui étaient imposées aux planteurs ivoiriens
ne cessait de grandir.
Provocation de la part des planteurs français, qui ne veulent
pas céder un pouce de leurs privilèges, prise de conscience
par les Ivoiriens que la liberté est au bout de la lutte ; les
conditions d’un conflit grave sont en place.
Il éclate, toujours en 1944, lorsque la prime d’entretien accordée
aux planteurs de café défavorise nettement les Ivoiriens. Malgré
leurs démarches auprès de la Chambre d’agriculture, les représentants
de ces planteurs ne reçoivent aucun apaisement.
Parmi eux, sont réunis quelques intellectuels, qui le sont devenus
d’ailleurs parfois malgré eux : en effet, l’instruction française
est souvent mal vue par des parents qui craignent que leurs
enfants ne deviennent trop différents d’eux. Le jeune Félix
Houphouët -Boigny, par exemple, né en 1905, à Yamoussoukro s’en
aperçoit et exige que l’enfant soit scolarisé. Cette exigence
conduira Félix Houphouët-Boigny, par exemple, jusqu’à l’Ecole
William Ponty du Sénégal, puis à l’Ecole de médecine de Dakar,
d’où il sortira major de sa promotion en 1925. Il commence alors
une carrière de médecin auxiliaire et devient donc fonctionnaire
français.
Mais en 1932, il prend la défense des planteurs d’Abengourou
à qui le cacao est acheté à un prix dérisoire. Puis en 1939,
sur l’insistance de toute la population du canton Akoué, devient
chef de ce canton. Dès lors, il ne cessera de poursuivre son
action d’émancipation du peuple ivoirien.
Aussi fait-il tout naturellement partie de ceux qui vont discuter
avec les représentants de la Chambre d’agriculture, puis vont
fonder, d’ailleurs avec l’assentiment du gouverneur Latrille,
le Syndicat agricole africain.
Félix Houphouët -Boigny en devient président. Il a toutes les
qualités requises ; il appartient à une famille de chefs traditionnels,
il possède lui-même une plantation de café, il a reçu une éducation
qui lui permet de discuter d’égal à égal avec les Européens
et fait partie d’un des groupes ethniques les plus influents
de Côte d’Ivoire.
D’emblée, le Syndicat obtient d’importants succès. Mais il provoque
aussi une levée de boucliers de la part de la Chambre d’agriculture.
Latrille est écarté au profit d’un nouveau venu : Mauduit
Cependant, la Côte d’Ivoire doit désigner un député élu par
les Ivoiriens de statut local pour les représenter à la première
Assemblée Constituante . Malgré tout ce qui est tenté pour favoriser
le candidat suscité par les colons, c’est celui qu’a présente
le Syndicat agricole africain qui est élu. Et ce candidat, c’est
Félix Houphouët-Boigny.
Cette élection devait être déterminante. Dans un premier temps,
elle provoque l’abolition du travail forcé, obtenue par le nouveau
député qui fait voter une loi dans ce sens par l’Assemblée Constituante,
le 11 avril 1946.
A Bamako, le 19 octobre 1946, est fondé le Rassemblement démocratique
africain (RDA) par les leaders les plus importants des pays
d’Afrique occidentale française et d’Afrique équatoriale française
(AEF), dont Houphouët-Boigny. Dans chacun des douze pays représentés,
est créé un parti se réclamant du RDA, mouvement africain d’émancipation
à caractère international.
En 1946, Félix Houphouët-Boigny est de nouveau élu député. Mais
il est devenu, ainsi que ses compagnons du RDA, l’ennemi public
de certains colons puissants, notamment de ceux qui sont toujours
représentés dans la Chambre d’agriculture.
Le 6 février 1949, les provocateurs tuent deux adversaires d’Houphouët-Boigny
. Une vaste opération d’arrestations est lancée contre les représentants
les plus dynamiques du RDA. Ils sont emprisonnés à Grand Bassam.
Mais une commission d’enquête dégage la responsabilité du PDCI-RDA
dans les événements du 6 février, une révision du procès des
prisonniers de Grand-Bassam est entreprise et, surtout, Houphouët
Boigny est élu à l’Assemblée Territoriale, le 20 mars 1952.
En janvier 1956, il entre au Parlement français avec un autre
Ivoirien, Ouezzin Coulibaly. Devenu ministre délégué à la Présidence
du Conseil le 1er février 1956, il aide le ministre de la France
d’outre-mer à mettre au point la loi-cadre pour les territoires
d’outre-mer. Celle-ci est votée le 23 juin 1956.
Dès lors, l’homme politique ne cesse d’être soutenu par tout
le peuple ivoirien, à chaque élection au suffrage universel,
comme au Congrès du RDA. En mai 1957, il est élu président du
grand Conseil de l’AOF et, le 30 avril 1959, il est investi
Premier ministre du premier gouvernement de la Côte d’Ivoire
proclamée le 7 août 1960, avec comme président de la République
Félix Houphouët-Boigny.
Trente ans de
paix
Jusqu'à sa mort survenue le 7 décembre 1993, le président Houphouët-Boigny
a su préserver son pays de la guerre civile et s’entourer d’amis
et d ‘alliés issus de tous les continents. Cela n’a pas été
toujours facile et au début de la décennie et n’a pu empêcher
que des remous se produisent à Abidjan, dans la mesure même
où depuis 1980 , il avait orienté sa politique intérieure vers
davantage de liberté démocratique et vers un multipartisme qui
est aujourd’hui un fait acquis.
En vertu de l’article 11 de la constitution, le président de
l’Assemblée nationale, Henri Konnan Bédié a pris la suite du
président de la République, en dépit des vives contestations
de l’opposition. Cela s’est produit dans le calme, et la Côte
d’Ivoire, malgré le choc émotif qu’à constitué le décès du "
père de la Nation ", n’a pas connu l’éclatement que certains
lui prédisaient.
Henri Konan Bédié a été élu président de la République le 22
octobre 1995 et est déchu le 24 décembre 1999 par le CNSP, dont
Robert Guë est nommé le Président de la République pendant la
période de transition, dont le terme est prévu pour le 31 octobre
2000.
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